L’industrie agroalimentaire, la sylviculture, la pêche et l’aquaculture

Dernier ajout : 17 mars 2014.

L’industrie agroalimentaire est le premier secteur industriel en région.

2 100 entreprises et 33 300 salariés (hors intérim et transformation des produits de la mer) sont concernés. La région est le 4ème région agroalimentaire française en terme de valeur ajoutée (INSEE?, 2010). Ce secteur s’est développé grâce à une agriculture performante, la présence d’un tissu industriel historique, une industrie alimentaire proche d’un grand bassin de consommation et une présence importante de la grande distribution.

Les pressions sur l’environnement exercées par ce secteur sont intégrées au chapitre « Industrie ».

La plupart des déchets et effluents liquides ou solides générés par cette industrie constituent une opportunité énergétique : ils recèlent des potentiels importants pour la production de biogaz à partir de méthanisation. En outre, les installations de méthanisation permettent de limiter les besoins en énergie (autoconsommation par exemple), de réduire les émissions de GES? et de diminuer une part de la charge polluante rejetée dans l’eau.

La pêche en mer : une spécificité régionale [1]

Le port de Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche français en tonnage en 2013 (33 003 tonnes, 66 millions d’euros, 70 espèces de poissons différentes pêchées) (Source : port de Boulogne). 150 navires de pêche (essentiellement les fileyeurs de moins de 18 m et chalutiers de fond de plus de 12 m), pêchent principalement la sole, le lieu noir, l’encornet et la morue. La vente de pêche fraiche et congelée s’élève à 88 millions d’euros en 2011, soit 38 200 tonnes.

Entre 2012 et 2013, le volume de vente en halle à marée (Dunkerque et Boulogne-sur-Mer) a diminué de 17 % contre 4 % au national.

Outre son activité de pêche, l’agglomération de Boulogne-sur-Mer est également un lieu où se concentre l’industrie agro-alimentaire des produits de la mer. Ainsi, la filière régionale emploie plus de personnes à terre pour la transformation qu’en mer. La transformation emploie 5 000 salariés directs. La filière compte 14 % des entreprises de transformation des produits de la mer en France représentant 10 % du chiffre d’affaire national.

Cependant, le secteur de la pêche est très importateur (France Agri Mer Chiffres clés pêche et aquaculture avril 2013).

Enfin, il convient de souligner que le secteur (pêche et transformation des produits de la mer) est confronté à une baisse des stocks halieutiques.

[1La région ne dispose pas de pêche professionnelle en eau douce

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L’aquaculture

La filière se structure autour de la mytiliculture (principalement des moules sur bouchots) et de la pisciculture.

Sur le bassin Artois Picardie (source AEAP?), la mytiliculture produit 2 600 tonnes de moules par an, pour un chiffre d’affaire de 18 millions d’euros, les sites de production étant Oye-Plage, Marck, Audinghen, Tardinghen et Berck.

Gravelines accueille la première ferme aquacole de France, qui utilise les eaux de refroidissement de la centrale nucléaire. Elle produit 2 500 tonnes par an de bars et de daurades royales, soit 40 % de la production française, dont 35 % est commercialisé à l’export.

L’aquaculture continentale produit quant à elle de l’ordre de 3 000 tonnes par an, soit 8,5 % de la production française (syndicat des pisciculteurs). En 2011, on comptait 23 entreprises en région dont 11 salmonicultures continentales pour 25 millions d’euros de chiffre d’affaires, 170 emplois permanents et environ 300 emplois indirects (Creocéan, ViaAqua, Conseil régional).

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La sylviculture se conforte
En 2009, le volume sur pied était estimé en Nord Pas-de-Calais à 18 millions de m3 (+/- 3 Mm3), sur 107 500 hectares dont 61 % de forêt privée. Ce volume était estimé à 10 millions de m3 en 1981. Il est en augmentation régulière, tout comme la surface forestière qui s’accroît depuis environ deux siècles (+ 12 % entre 1990 et 2009 (ORB? 2011)).
En 2010, la récolte régionale s’élevait à 327 500 m3. 55 % sont destinés au bois d’œuvre, tandis que le reste se répartit à parts équivalentes entre le bois d’industrie (pallettes, emballages…) et le bois de chauffage (22 % chacun).
Le peuplier représente 25% du bois d’œuvre récolté (DRAAF?).

  • Localisation des sites d’aquaculture

    Étude Conseil Régional, Creocéan, 2011