Synthèse des enjeux Biodiversité

Dernier ajout : 13 octobre 2015.

État des lieux

Une grande richesse méconnue

2. Les Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique sont très liées au littoral, aux zones humides ou boisées.
Les Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique sont très liées au littoral, aux zones humides ou boisées.

Seuls 15,8 % de la région sont consacrés à des milieux naturels ou forestiers contre 45,7 % en France. Malgré tout, le territoire présente une diversité intéressante et quelques originalités, que ce soit dans les « habitats naturels », la flore (dont les mousses), la faune et les champignons. Ainsi, les falaises et dunes de bord de mer, les estuaires, les marais, les zones de bocages du Boulonnais ou de l’Avesnois, les coteaux calcaires ou encore les terrils présentent souvent une flore et une faune remarquables.

Plus globalement, la région est un lieu de passage irremplaçable dans le cycle de vie des espèces migratrices.

Pourtant, l’érosion de la biodiversité, écosystémique, végétale et animale se poursuit, touchant de plus en plus d’espèces autrefois considérées comme communes. En un siècle, 104 espèces de fleurs ont disparu de la région !

Pressions

Des pressions multiples sur le territoire

- Régression surfacique des milieux : l’artificialisation irréversible est une cause essentielle de l’érosion de la biodiversité notamment sur le littoral. Due essentiellement aux logements, bureaux et activités, elle se fait aux dépends des espaces agricoles, notamment des prairies qui participent au fonctionnement des écosystèmes. Les surfaces toujours en herbe (STH?) ont diminué de 23 % en 20 ans (1989-2010) quand la surface agricole utile a régressé de 7 %.

3. Synthèse des éléments fragmentant les espaces supports de biodiversité
- Fragmentation des espaces : la région est fragmentée en plus de 85 000 espaces et seuls 3 espaces semi-naturels ayant une superficie supérieure à 50 km2 d’un seul tenant sont recensés [1]. La fragmentation des milieux et espaces agricoles accompagne l’artificialisation, isolant davantage encore les « cœurs de nature » et les populations d’espèces, ce qui réduit leur aire vitale, parfois sous le seuil de survie. Elle diminue également le brassage génétique nécessaire à l’adaptation et à la survie des espèces.

- Pollution et fragilisation des milieux originaux, d’où la disparition ou raréfaction de certaines espèces : traitements phytosanitaires, pertes sur les réseaux d’assainissement, drainage, pollutions accidentelles, déchets, surfréquentation, changement climatique…

- Prélèvements d’animaux ou de plantes : cet aspect est globalement assez mal connu. Concernant le milieu marin, on estime que 21 % des stocks halieutiques sont surexploités dans la sous région Manche mer du Nord (morue, plie, sole et maquereau).

4. Tortue de Floride, espèce envahissante
- Introduction d’espèces exotiques envahissantes : ces espèces perturbent les écosystèmes et entrent en concurrence avec les espèces autochtones. 44 espèces exotiques envahissantes animales sont présentes en région et 29 végétales. Elles proviennent essentiellement du transport maritime, de l’aquaculture, des ménages et du commerce (plantes, animaux).

Résultats

La diminution de la biodiversité se poursuit

En dehors de certains milieux et espèces ayant fait l’objet d’une attention forte, l’érosion de la biodiversité se poursuit, touchant des espèces autrefois considérées comme communes.

Le Conservatoire botanique de Bailleul considère qu’en 2010 :

5. Menace sur la flore en 2005 et 2010
- 10 % de la flore indigène régionale, composée de 1138 espèces selon l’inventaire de référence de 1900, a disparu ;
- 11 % des espèces sont menacées à court ou moyen terme ;
- 23 % sont menacées à long terme. Seules 52 % ne sont pas menacées à l’échelle régionale.

Concernant les dynamiques de la faune régionale, la tendance est similaire. Par exemple, parmi les 170 espèces d’oiseaux nichant en région, 77 sont menacées. Par ailleurs, on estime que 17 espèces de papillons de jour ont disparu depuis 1980 et probablement le quart des coccinelles.
Par ailleurs, certains habitats propices à la biodiversité et espèces remarquables ne sont présents en France que sur quelques sites de la région.

Enjeux à perdre ou à gagner

B1 Préservation et restauration des écosystèmes

B2 Préservation et restauration des corridors écologiques

B3 Préservation des services rendus par les écosystèmes

B4 Réapparition de biodiversité dans tous les territoires

Marges de progrès

- Confortement des surfaces de milieux supports de biodiversité et diminution de la fragmentation
- Réintroduction d’éléments naturels et restauration d’espaces
- Diminution des émissions de polluants (air, eau, sol)
- Maintien de l’élevage et du pastoralisme en tant qu’activité économique et contribuant au maintien et à l’entretien de milieux diversifiés
- Gestion raisonnée des prélèvements (pêche, chasse)
- Limitation des espèces exotiques envahissantes
- Amélioration de la connaissance sur la biodiversité remarquable et ordinaire

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  • Synthèse des enjeux liés à la biodiversité

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