Les nappes, aspects qualitatifs

Dernier ajout : 27 avril 2013.

L’eau souterraine est très vulnérable face à diverses formes de pollution et son état chimique tend à se dégrader.

Cette dégradation est en partie due à la grande vulnérabilité des nappes vis-à-vis des pollutions déversées en surface. Celles-ci atteignent les nappes au bout d’une durée très variable (de quelques jours à plusieurs années), selon les caractéristiques du polluant, la pluviométrie, la profondeur et les caractéristiques géologiques de la nappe. Cela explique pourquoi, dans certaines nappes, sont retrouvées actuellement des substances interdites depuis de nombreuses années.

La nappe de la Craie, dont la majeure partie n’est pas recouverte par une couche imperméable, est particulièrement vulnérable.

Sur les quinze masses d’eau souterraines que comprend la région, neuf sont actuellement déclarées en mauvais état qualitatif (toutes de la nappe de la Craie), ce qui fait de la région l’une des plus concernées par les problèmes de
qualité des eaux en France.

Les paramètres responsables sont essentiellement les nitrates et les pesticides (herbicides, phytosanitaires,…). Les tendances pour les nitrates sont globalement à la hausse sur les dix dernières années.

En plus des substances déversées en surface, d’autres, présentes à l’état naturel dans la nappe, peuvent présenter des risques sanitaires et sont donc traitées en conséquence au niveau des captages. C’est le cas du nickel et du sélénium, localement très présents dans la région.

La Directive Cadre sur l’Eau impose le bon état chimique des masses d’eau. Celui-ci est atteint si, pour certaines substances, les concentrations mesurées ne dépassent pas des valeurs seuils. Les substances et paramètres à considérer et les seuils associés sont définis au niveau européen et revus périodiquement. De l’ordre de 75, ils concernent le pH, la température, les nitrates, les pesticides, le plomb, etc.

Zoom1

Les masses d’eau souterraines constituent des sous-ensembles des grandes nappes. Elles sont définies selon l’homogénéité de leurs caractéristiques hydrogéologiques (ou des pressions qui pèsent sur elles). Elles sont l’unité de gestion utilisée dans le cadre de l’application de la Directive Cadre sur l’Eau.
Au niveau de la frontière, les masses d’eau belges prolongent les masses d’eau françaises.

Cartographie dynamique

À l'échelle régionale

  • État qualitatif des eaux souterraines

À l'échelle d'une commune

  • État qualitatif des eaux souterraines

    La quasi-totalité de la nappe de la Craie est considérée en mauvais état. Les autres nappes présentent un état qualitatif satisfaisant, bien qu’elles soient également impactées par les activités humaines.

  • Évolution temporelle de la teneur en nitrates de la nappe de la craie du Nord Pas-de Calais (moyenne annuelle sur 75 points de mesure du réseau RCS et RCO de l’Agence de l’Eau)

    Du fait de la durée des transferts dans le sol, les nitrates peuvent atteindre la nappe plusieurs années après avoir été déversés en surface. C’est pourquoi leur teneur dans la nappe de la Craie continue à augmenter malgré les efforts entrepris ces dernières années pour en réduire la présence en surface.

Pour en savoir plus

Le site de référence www.ades.eaufrance.fr qui regroupe la majorité des données quantitatives et qualitatives sur toute la France.
Le portail de bassin Artois Picardie (www.artois-picardie.eaufrance.fr) pour l’actualité et les articles liés à l’eau, en particulier sur la directive "eaux souterraines" de 2006.
Bilan sur la présence de pesticides dans les rivières et les nappes du bassin Artois-Picardie