Bâtiments et construction

Dernier ajout : 3 mai.

Les chiffres sociaux et économiques clés en région
- 1,85 millions de logements pour 4 millions d’habitants et 1,622 millions de ménages ;
- 75 % des résidences principales sont des maisons individuelles, contre 55,8 % en France métropolitaine et 61,4 % en province ;
- 150 000 nouveaux logements construits entre 2002 et 2011 ;
- 17 100 logements neufs par an sur la période 2010-2015 nécessaires pour loger les nouveaux ménages dans des conditions de confort satisfaisantes ;
- 5,6 milliards d’euros de valeur ajoutée générée par le secteur de la construction en 2011, soit 6 % de la valeur ajoutée totale de la région ;
- 84 000 emplois ;
- 43 000 postes de travail salarié envisageables dans l’économie verdissante?, soit 18 % des emplois verdissants dans la région (2009).

Les principales contributions des transports et de la logistique? aux enjeux environnementaux en région

Synthèse des pressions régionales exercées sur les sols Enjeux sols

La gestion optimisée des sols est un enjeu majeur dans la région. Le Nord Pas-de-Calais est deux fois plus urbanisé que la moyenne française (17,2 % contre 9,3 %), et connaît un rythme d’artificialisation élevé, de l’ordre de 1 784 ha/an entre 1998 et 2009, soit 25 % d’augmentation en 20 ans pour une croissance de la population de + 1,5 %, aux dépens des espaces naturels et agricoles… Les constructions liées à l’habitat, au commerce, à la logistique, aux services, aux équipements et à la mobilité (infrastructures) constituent l’essentiel des motifs d’artificialisation en région.

Synthèse des pressions régionales exercées sur les eaux Enjeux eaux

Les écoulements des eaux peuvent être modifiés par l’implantation et les dispositions constructives des bâtiments et infrastructures.

Dans les zones inondables, les constructions constituent un risque pour les biens et leurs occupants et modifient sensiblement les écoulements. Elles aggravent également les phénomènes : agrandissement des zones inondables, des vitesses ou hauteurs d’eau. En région, on estime à 1,74 million de m2 la surface des constructions de plain-pied concernées par une inondation centennale. Les 2/3 des communes ont déjà été touchées par des inondations ces 3 dernières années.

De plus, les surfaces imperméabilisées empêchent l’infiltration des eaux pluviales, qui ne jouent plus leur rôle dans la constitution des réserves d’eau du sol et du sous-sol et l’alimentation des nappes. Ces surfaces imperméabilisées ainsi que les divers obstacles à l’écoulement (construction, remblais?, infrastructures, etc.) impliquent aussi une accélération des écoulements en surface, aggravant très sensiblement les phénomènes de ruissellements et de coulées de boue.

Synthèse des pressions régionales exercées sur l’air et le climat Enjeux air

Bâtiments et constructions participent aux enjeux de préservation de la qualité de l’air extérieur : les émissions dans l’air du secteur sont essentiellement liées aux modes de chauffage. Le secteur résidentiel (tertiaire) est le premier producteur de particules fines dans l’air, avec 34 % des émissions de PM 10 et 47 % des émissions de PM 2,5.

Les activités de chantier et notamment les engins sont souvent très émetteurs de polluants atmosphériques, les normes de rejet en la matière étant d’ailleurs moins strictes que pour les véhicules de transports (des filtres à particules peuvent être installés). Les principaux polluants émis lors des chantiers sont les particules fines en suspension, les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM?) et le dioxyde de soufre (SO2). Entre 1990 et 2006, on estime que la construction a émis de l’ordre de 10 340 t/an de particules, soit 16,3 % du total régional.

Le secteur de la construction est impliqué en matière de qualité de l’air intérieur, car le chauffage est l’un des cinq facteurs qui y contribuent : tous les types d’appareils de chauffage sont en effet une source de monoxyde de carbone, en quantité variable selon la nature du combustible et la qualité de la combustion. De plus, la qualité de l’air intérieur est très liée aux matériaux utilisés pour la construction, à la ventilation, etc..

Évolution du climat Enjeux évolution du climat

Les émissions de gaz à effets de serre (GES?) du patrimoine bâti sont très liées aux consommations d’énergies non renouvelables (gaz, fuel, charbon…).

Synthèse des pressions régionales exercées sur la biodiversité et les milieux naturels Enjeux biodiversité

L’artificialisation, élevée dans la région, se fait aux dépens des espaces agricoles, notamment des prairies, espaces qui participent au fonctionnement des écosystèmes. En région, l’artificialisation irréversible des sols est une cause essentielle de l’érosion de la biodiversité.

La pollution lumineuse est également une pression forte sur la biodiversité.

L’imperméabilisation peut aboutir à des rejets plus rapides et plus concentrés en polluants.

Les opérations de construction peuvent véhiculer des espèces perturbant les écosystèmes et entrant en concurrence avec les espèces autochtones, notamment à cause de l’apport de terres.

Parfois, l’urbanisation et l’artificialisation peuvent préserver la biodiversité voire renaturer des espaces en favorisant la réapparition d’une biodiversité urbaine (gîtes spécifiques pour les hirondelles, chouettes…), et en préservant les corridors écologiques.

Synthèse des pressions exercées sur les paysages Enjeux paysagers

Bâtiments existants et constructions peuvent participer à la banalisation des paysages (zones pavillonnaires uniformisées) ou à leur destruction (urbanisation et périurbanisation?, fermeture des horizons visuels et des coupures d’urbanisation).
Le secteur peut toutefois contribuer à la limitation de la consommation d’espace et au respect du patrimoine préexistant, à travers la densification des noyaux urbains, la requalification et la restauration du bâti ancien et des friches.

Synthèse des ondes générées en région Enjeux ondes

Les phases de chantier sont des sources de nuisances sonores pour le voisinage.
La pollution lumineuse due aux espaces bâtis, l’une des plus forte au niveau national, est également importante.

Ressources Ressources énergétiques

Le secteur de la construction et des bâtiments existants est concerné par les enjeux régionaux en matière de ressources énergétiques.

En premier lieu, la diminution des consommations et de la facture énergétiques est un objectif car le parc bâti actuel (logements, commerces, services, équipements…), souvent ancien, est énergivore. Le chantier de rénovation s’annonce majeur, avec 68 % des constructions classées E au mieux (diagnostic énergétique).

Le secteur du BTP intervient dans la construction de nouveaux ouvrages (bâtiments, infrastructures, réseaux…) mais également et de plus en plus pour réhabiliter des bâtiments existants afin de prolonger leur durée de vie ou d’améliorer leur efficacité, notamment énergétique et thermique.

Tous logements confondus, le Nord Pas-de-Calais est la 2ème région (derrière l’Île de France) pour son nombre de labellisations « BBC rénovation » accordées (septembre 2014). Le potentiel de production d’énergie renouvelable, notamment solaire, est important sur les bâtiments bien que peu développé.

Les enjeux liés aux ressources matières Ressources matières

Le secteur est impliqué dans l’enjeu d’exploitation des ressources minérales, à travers l’extraction de matériaux pour la construction. 3,6 millions de tonnes de granulats pour le béton ont été extraites en 2012, et 17 à 19 % de la production régionale en ressources minérales sont destinés à ce secteur d’activité (entre 2008 et 2012). À moins grande échelle, la construction requiert l’extraction d’argile (pour fabriquer des briques et des tuiles) et de pierres.

En plus de prélever des ressources, l’extraction de ces matières premières implique un traitement chimique des roches, qui est potentiellement polluant.

Le BTP est concerné par la valorisation matière des déchets. Les déchets du secteur représentent environ 20 % des déchets issus des activités humaines en région, avec environ 14 millions de tonnes produites par an.

12,5 millions de tonnes ont été valorisées en 2012 via les filières du BTP (travaux de voirie, par exemple) et les agriculteurs.

Le BTP recycle également des déchets de l’industrie, en les valorisant par exemple dans l’utilisation en techniques routières et génie civil (le cas des laitiers sidérurgiques, qui représentent près de 20 % de la quantité totale de déchets industriels déclarés en 2012).

  • Les principaux enjeux auxquels participent les bâtiments et la construction

En savoir plus

Suggestions:Cf. rq CGDD -> prévoir une explication complémentaire sur le déséquilibre entre urbanisation et évolution de la population