Synthèse de l’état des lieux et des pressions

Dernier ajout : 6 octobre 2015.

État des lieux

Le seuil inédit des 400 ppm [1] de CO2 a été dépassé en 2013

3. Concentration en CO2 dans l'atmosphère depuis 800 000 ans
Concentration en CO2 dans l’atmosphère depuis 800 000 ans


La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère qui a continuellement augmenté ces soixante dernières années a dépassé en 2013 le seuil des 400 ppm [2].
Depuis 800 000 ans et jusqu’à la révolution industrielle (1850), le taux de CO2 dans l’atmosphère n’avait jamais dépassé 300 ppm (selon les observations du taux de CO2 des bulles d’air piégées dans les carottages de glace effectués en ­Antarctique).
Le phénomène d’effet de serre, provoqué par certains gaz tels que le CO2 ou le méthane (CH4), implique un réchauffement climatique mondial qui s’affranchit des concentrations locales des gaz à effet de serre (GES) et des lieux d’émissions.

Une évolution du climat régional bien visible

2. Températures moyennes annuelles à Lille
Températures moyennes annuelles à Lille
Observatoire Climat NPdC, 2012


 Les températures moyennes enregistrées en région lilloise ont augmenté de 1,37°C entre 1955 et 2013 ;
 Augmentation de 20 % des précipitations hivernales sans modification de la quantité annuelle par rapport à la période 1971-2000 ;
 À Dunkerque, les relevés indiquent une hausse du niveau de la mer de 9,04 cm entre 1956 et 2013, avec une tendance progressive à l’accélération.

[1parties par millions

[2parties par millions

Pressions

5. Évolution dans le temps des émissions de gaz à effet de serre par secteur entre 1990 et 2011 en NPdCEn 2008, un habitant de la région émettait 10,5 tep CO2/an contre 8 en moyenne française.

La région est la 3ème émettrice en France après l’Île-de-France et Rhône-Alpes, avec des émissions de l’ordre de 44 Mteq CO2 en 2008, soit plus de 8 % des émissions françaises et 0,63 % des émissions mondiales.

Ces émissions sont globalement en baisse depuis 1990.

6. Évolution dans le temps des émissions de GES par secteur entre 1990 et 2011 en NPdC
Évolution dans le temps des émissions de GES par secteur entre 1990 et 2011 en NPdC

Résultats

 Renforcement des phénomènes d’inondation :4. Le changement climatique aggrave par exemple les submersions marines potentielles

    • Phénomènes de submersion marine plus fréquents et accrus (+ 51 % de surface exposée à un événement centennal à l’horizon 2100) ;
    • Gestion plus compliquée des wateringues.

 Des canicules et sécheresses plus fréquentes

 Fragilité des forêts et des milieux humides…

 Températures propices au développement de maladies infectieuses venues du sud.

Enjeux
à perdre ou à gagner}

C1 Réalisation d’un scénario climatique moins impactant

C2 Prévention et atténuation des risques sociaux et économiques accrus par le changement climatique

C3 Prévention et atténuation des effets du changement climatique sur la biodiversité et les services qu’elle procure

Marges de progrès

 Diminution des émissions de GES
 Développement du stockage de CO2
 Prise en compte des émissions de GES dans l’élaboration des documents d’urbanisme
 Suivi des maladies et de l’évolution des allergènes végétaux
 Prise en compte des impacts du changement climatique sur la ressource en eau
 Prise en compte du risque de submersion marine
 Adaptation des modes de gestion des eaux dans les Wateringues
 Prévention des phénomènes d’îlots de chaleur urbains
 Intégration des effets du changement climatique en agriculture

Documents cadres

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Synthèse des enjeux liés au climat

Synthèse de l’état des lieux et des pressions