Eau

Dernier ajout : 17 septembre 2013.

Le Nord Pas-de-Calais, une région d’eau où se rencontrent fleuves, rivières, canaux, marais et façade maritime

Notre région peut se considérer riche en eau. Toutefois, cette abondance est à nuancer : la qualité physico-chimique et biologique des eaux reste préoccupante et les masses d’eau sont sensibles à toute pollution. L’atteinte d’un bon état écologique des eaux, qui intègre aussi la faune et la flore, doit être un objectif poursuivi par tous.

Ce second chapitre est entièrement consacré à l’eau. Les eaux douces et marines étant des milieux de vie, des pages spécifiques leurs sont réservées dans le chapitre biodiversité.

L’eau est présente dans l’atmosphère et les précipitations alimentent le cycle de l’eau régional. La région bénéficie d’une pluviométrie moyenne de 700 mm par an, avec des disparités régionales : l’arrière pays du Boulonnais puis l’Avesnois sont les secteurs les plus arrosés. Cette pluviométrie est assez bien répartie tout au long de l’année mais légèrement inférieure à la moyenne nationale.

Les eaux qui ruissellent, dites superficielles, constituent un réseau hydrographique dense. Elles s’écoulent parfois lentement, dans des marais, dont le remarquable marais Audomarois, et parfois de manière torrentielle, comme pour l’Helpe dans l’Avesnois. Ce réseau « en surface » comprend également un réseau fluvial dense. Selon l’intensité des pluies, les pentes et parfois l’influence maritime, ce réseau est amené à déborder ; la région connait effectivement des inondations.

Seule une petite partie des eaux de pluie s’infiltre dans le sol puis le sous-sol, lorsque la nature des roches le permet. L’essentiel est absorbé par les végétaux (évapotranspiration), s’évapore ou ruisselle. Les nappes d’eau se rechargent donc surtout en hiver lorsque la végétation est en sommeil.

La région possède une façade maritime, et les eaux salées des rivages de la Manche et de la mer du Nord sont l’exutoire de toute l’eau provenant de la terre ferme, et de ce qu’elle transporte…
L’eau de l’Océan Atlantique, en s’évaporant à des milliers de kilomètres, formera des dépressions qui atteindront les côtes européennes pour alimenter le cycle de l’eau.

À noter qu’une partie de l’eau régionale s’écoule vers la Belgique avant de rejoindre la mer du Nord, impliquant certaines coopérations avec nos voisins.

Bassins versants, nappes, de quoi parle-t-on ?

La gestion de l’eau repose sur la notion de bassin versant (ou bassin hydrographique) qui est un territoire délimité par des lignes de crête (ou de partage des eaux) et dont les eaux alimentent un exutoire commun : cours d’eau, lac, estuaires… Dans ce territoire, il y a une continuité de l’amont vers l’aval, ainsi qu’une continuité entre les eaux de surface et souterraines.

Une nappe d’eau souterraine se caractérise par son niveau supérieur (appelé niveau piézométrique - niveau observé de l’eau dans un puits ou un forage). Il n’y a pas d’eau partout dans le sous-sol. Il faut une roche avec une porosité suffisante ou des petites fractures qui communiquent entre elles à la manière de micro galeries. Ce type de roche s’appelle l’aquifère.
L’eau circule aussi horizontalement dans les roches souterraines et peut se glisser sous une couche (ou horizon) imperméable, qui est susceptible de la protéger.
On distingue ainsi :
- Les nappes libres (également appelées nappes phréatiques) ;
- Les nappes captives, situées entre deux couches de terrains imperméables, où l’eau est sous pression. Dans ce cas, si une faille ou un forage existe dans la couche imperméable supérieure, alors l’eau souterraine remonte et peut aller jusqu’à jaillir à la surface si la pression est suffisante. Ce phénomène s’appelle puits artésien, adjectif dérivé d’Artois.

Concernant les inondations, il est important de rappeler qu’un cours d’eau suit habituellement un itinéraire, le lit mineur, mais qu’il peut aussi s’étendre en période de crue et occuper ce que l’on appelle le lit majeur ; les crues étant d’amplitudes variables.