Composition et qualité des sols

Dernier ajout : 27 avril 2013.

Les sols disposent d’une bonne proportion d’éléments nutritifs, mais d’un faible stock de carbone.

On apprécie la qualité d’un sol en fonction notamment de sa texture, de sa structure et de sa composition. Toutefois, la qualité d’un sol ne peut être évaluée dans l’absolu mais en fonction de ses aptitudes à remplir ses fonctions écologiques, économiques, de production ou de support.

L’état des réserves minérales dans les sols est un bon indicateur de leur aptitude à fournir les minéraux nécessaires à la croissance et au développement des plantes :
- Le phosphore apparaît excédentaire en région, en lien avec la craie riche en phosphates, les engrais phosphatés et les déchets sidérurgiques, mais les teneurs sont en baisse ;
- Les teneurs en potassium sont en moyenne élevées dans le Nord mais avec une variabilité importante ;
- L’état global de l’azote est plus difficile à définir car il dépend de mécanismes chimiques complexes, des micro-organismes et fluctuations climatiques ;
- Le stock de carbone est faible (48 t/ha en moyenne sur une épaisseur de 30 cm), avec une tendance à la baisse sur les dernières décennies. Cela fragilise la stabilité de la structure du sol. Ces stocks peuvent cependant dépasser les 70 t/ha localement comme au sud de Boulogne-sur-Mer ou dans la Thiérache. Par ailleurs, en fixant le carbone, les sols ont un rôle important dans le cycle du carbone et la régulation de l’effet de serre atmosphérique.

Des indicateurs complémentaires peuvent traduire la qualité des sols : pH, capacité d’échange cationique?, taux de saturation, éléments traces métalliques, carbonate de calcium, hydromorphie, etc.

Enfin, il est à noter que certains sols, argileux et/ou situés dans les plaines basses, sont hydromorphes (régulièrement engorgés).

Si la connaissance de l’état des sols a considérablement progressé, il subsiste des incertitudes et interrogations (pédologie?, stockage du carbone, biodiversité et évolution du tassement, etc).

Zoom1

La matière organique issue de la décomposition des résidus végétaux, joue un rôle primordial dans le comportement global du sol : stabilité face à l’érosion, stockage et mise à disposition d’éléments nutritifs pour la plante, stimulation de l’activité biologique du sol, rétention des micropolluants organiques et des pesticides, maintien de la qualité de l’eau.

  • Carte pédologique schématique
  • Teneur en carbone organique des sols

    Les teneurs sont plus faibles que la moyenne française.

Pour en savoir plus

Le groupement national d’intérêt scientifique Sol (GIS Sol) a développé des programmes afin d’améliorer la connaissance des sols : Base de Données des Analyses de la Terre (BDAT), Réseau de Mesure de la Qualité des Sols (RMQS), Inventaire Gestion et Conservation des Sols (IGCS).
http://www.gissol.fr/ (publications du Groupement d’Intérêt Scientifique Sol - GIS Sol) Rapport 2011 Etat des sols
http://www.gissol.fr/programme/bdetm/bdetm.php (programme BDETM - Analyses en éléments traces métalliques avant épandages de boues de stations d’épuration)
http://www7.inra.fr/dpenv/baizec39.htm (programme INRA-ASPITET Apports d’une stratification pédologique pour l’interprétation des teneurs en éléments traces relatif aux métaux lourds)
http://www.developpement-durable.gouv.fr/FOREGS-Forum-of-the-European.html (projet FOREGS FORum of European Geological Surveys ayant abouti à la création d’un atlas géochimique européen via une analyse d’eau et d’échantillons de sols et de sédiments séchés)

Le référentiel régional pédologique, réalisé à l’échelle 1/250 000 selon la méthodologie de l’INRA, est disponible sur le site Internet de la DRAAF.
http://www.esrifrance.fr/iso_album/page10_11_crnord.pdf

La pédologie est parfois établie plus précisément, comme lors d’études de protection de captages, de drainage, d’épandage souterrain, de détermination de zones humides.