Zoom sur quelques sujets pour lesquels les connaissances manquent : les ondes électromagnétiques

Dernier ajout : 31 décembre 2015.

Les ondes électromagnétiques font partie des sujets pour lesquels la
connaissance des effets sur la santé et la réglementation sont émergentes.

Émissions :

- Outils de télécommunications : téléphones portables et antennes relais, wifi…
- Énergie : lignes haute tension, éoliennes…
- Santé / sécurité : scanner des aéroports, scanner médicaux, IRM…
- Autres : lampes fluorescentes compact, puces RFID (ex : étiquettes antivol)…

Exposition

La typologie (la fréquence) et l’intensité sont très variables suivant la source. Des seuils réglementaires sont fixés par type d’onde ou par source (ex : 2 W/kg pour les téléphones portables).

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Effets sur la santé

Au cours des 30 dernières années, l’OMS a comptabilisé environ 25 000 articles scientifiques publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements non ionisants, et indique que :

- Toutes sortes de facteurs environnementaux sont capables de produire des effets biologiques. "Effet biologique" n’est pas synonyme de "danger pour la santé". Des recherches spéciales sont nécessaires pour identifier et évaluer les dangers qui menacent la santé ;

- À basse fréquence, les champs électriques et magnétiques extérieurs engendrent des courants trop faibles pour avoir des effets marqués ;

- Le principal effet des radiofréquences est un échauffement des tissus exposés ;

- Il est indubitable qu’une exposition de courte durée à des champs électromagnétiques très intenses peut être dangereuse pour la santé ;

Malgré de nombreuses recherches, rien n’indique pour l’instant que l’exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité soit dangereuse pour la santé humaine.

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Zoom sur les téléphones portables

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D’après l’ANSES?, les conclusions de l’évaluation des risques ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés. Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Les conclusions de l’expertise sont donc en cohérence avec le classement des radiofréquences proposé par l’Organisation mondiale de la santé et le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme « cancérogène possible » pour les utilisateurs intensifs des téléphones mobiles (30 minutes par jour sur une période de 10 ans, cf. page précédente).

Par ailleurs l’expertise fait apparaitre, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’Homme ou chez l’animal dont certains avaient déjà été rapportés en 2009 : ils peuvent concerner le sommeil, la fertilité mâle ou encore les performances cognitives. Des effets biologiques, correspondant à des changements généralement réversibles dans le fonctionnement interne de l’organisme, peuvent ainsi être observés, comme dans le cas d’expositions aux différents stimuli de la vie quotidienne. Néanmoins, les experts de l’Agence n’ont pu établir un lien de causalité entre les effets biologiques décrits sur des modèles cellulaires, animaux ou chez l’Homme et d’éventuels effets sanitaires qui en résulteraient.

Compte tenu de ces éléments, l’ANSES conclut qu’il n’apparaît aujourd’hui pas fondé, sur une base sanitaire, de proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition pour la population générale.