Saint-Omer

Biodiversité

Dernier ajout : 3 mai.

Synthèse des pressions régionales exercées sur la biodiversité et les milieux naturels Une grande richesse écologique relativement préservée

Le territoire du pays de Saint-Omer présente une véritable originalité, du fait de sa configuration géographique en cuvette au Nord et des coteaux au Sud, mais également du fait des habitats naturels qui le composent (13,36 % de milieux naturels et semi-naturels dont des pelouses calcaires et des pelouses silicicoles). Plus de 17,7 % du territoire (12 990 hectares) présentent des enjeux majeurs ou forts d’un point de vue écologique et plus des deux tiers des espèces de libellules et odonates de la région y sont observés, de même pour les mammifères terrestres, les chauves-souris, les poissons et les amphibiens. Les milieux à enjeux écologiques majeurs sont majoritairement des forêts humides ainsi que les landes et pelouses sèches. Plus de 3 915 hectares sont recensés parmi les milieux humides à enjeux forts, dont 2 633 hectares de prairies humides.

Ces enjeux se concentrent essentiellement dans le marais de Saint-Omer (réserve de biosphère), sur le plateau d’Helfaut à Racquinghem et dans les forêts de Rihoult-Clairmarais et d’Éperlecques. Toutefois, une multitude de sites plus dispersés sont présents à l’Ouest du territoire.

Environ 6,2 % (contre 3,6 % pour le territoire régional) du territoire sont protégés au titre de l’ensemble des outils dédiés à la protection de la nature (protections nationales ou régionales réglementaires fortes, réseau Natura 2000 et maîtrise foncière).

Les protections nationales ou régionales réglementaires fortes représentent 0,76 % du territoire, soient 562,4 hectares. Deux réserves naturelles nationales (RNN), la « grotte et les pelouses d’Acquin-Westbécourt et coteaux de Wavrans-sur-l’Aa » et les « étangs du Romelaëre », et trois réserves naturelles régionales (RNR), les « anciennes carrières de Cléty » , les « prairies du Schoubrouck » et le « plateau des Landes », ont été mises en place. Les landes du plateau d’Helfaut constituent le deuxième site de la région en superficie, bénéficiant en plus d’un arrêté préfectoral de protection de biotope? (APPB). Il y a une réserve biologique (RB) de 9,4 hectares sur ce territoire : le « Long Chêne » au sein de la forêt de Clairmarais.

Le réseau européen de sites Natura 2000 comprend six sites (dont la partie terrestre représente 1 129 hectares soient 1,53 % du territoire).

Le Pays de Saint-Omer est couvert par 10 685 hectares sur une vingtaine de ZNIEFF de type 1 et 37 585 hectares en ZNIEFF de type 2. Il existe donc un enjeu potentiel en matière de sites à protéger.

Le Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE) identifie localement quelques espaces où la réintroduction d’éléments naturels doit permettre une réapparition de biodiversité.

  • Une biodiversité et des paysages riches à conforter

En savoir plus

Suggestions :http://www.observatoire-biodiversite-npdc.fr/fichiers/documents/scot/SCoT_Saint-Omer.pdf Afin de préserver les identités paysagères du territoire, différents axes de progrès sont identifiables : - éviter le mitage des espaces naturels et agricoles - enrayer l’urbanisation linéaire le long des voies de communication - améliorer l’aspect des entrées d’agglomération - maîtriser et intégrer l’urbanisation nouvelle sur les plateaux - intégrer les zones d’activités au paysage - préserver des coupures vertes (ceinture verte de l’agglomération de Saint-Omer, espaces interstitiels de la plaine alluvionnaire autour d’Aire-sur-la-Lys, etc.)