Artificialisation, banalisation des paysages et émissions d’ondes

Dernier ajout : 10 juillet 2013.

Les commerces et services génèrent une artificialisation forte, émettent des ondes et peuvent contribuer à la banalisation des paysages.

Synthèse des pressions régionales exercées sur les sols Une pression importante sur les sols :

Les commerces et services diffus sont intimement liés à l’habitat et ne peuvent être distingués au sein des zones urbaines. Des données spécifiques sont néanmoins disponibles pour les zones d’activités [1] :
- L’activité pure occupe 9 % des sols artificialisés en 2009, c’est le type d’occupation qui a augmenté le plus vite depuis 1998 avec 15 % d’augmentation.
- Entre 2005 et 2009, les espaces monofonctionnels à vocation économique (« zones d’activités ») du Nord Pas-de-Calais ont contribué à hauteur de 30 % à l’étalement urbain, alors qu’ils ne représentent que 16,5 % du foncier urbain. Ils ont augmenté de 5,5 % (contre 3 % pour l’ensemble des espaces artificialisés).
- Les zones commerciales ont consommé entre 1998 et 2009, 56 ha/an, elles pèsent pour 3 % de la croissance des espaces artificialisés, alors qu’elles représentent moins de 1 % du foncier artificialisé.

Les zones commerciales comme les zones d’activités économiques s’implantent préférentiellement autour des grands axes autoroutiers et en entrée d’agglomération, bien souvent sur des terres agricoles.

Synthèse des pressions exercées sur les paysages Des paysages banalisés :

Les nouvelles portes des villes s’accompagnent désormais très souvent de zones commerciales construites dans les champs, dans des espaces que l’on qualifie « d’entrées de ville », souvent accompagnés de panneaux publicitaires. Ces zones commerciales sont des facteurs de banalisation des paysages urbains.

Compte tenu du mouvement constaté de retour des commerces vers les centres, et du développement de nouvelles pratiques (drive, e-commerce…), la requalification des anciennes zones commerciales dans les périphéries (devenues des friches en situation extrême) deviendra à l’avenir un enjeu paysager.

[1Source SIGALE Occupation du sol en Nord Pas-de-Calais, DREAL

Zoom1

Synthèse des ondes générées en région Des ondes émises à dessein :

- Les vitrines des magasins de commerce ou d’exposition, leurs enseignes lumineuses, ainsi que les lumières de bureaux contribuent à la pollution lumineuse nocturne. Depuis Juillet 2013, la nouvelle réglementation devrait permettre d’économiser par an l’équivalent de la consommation annuelle nationale d’électricité de 750 000 ménages. Ces éclairages artificiels nocturnes constituent une source de perturbations significatives pour les écosystèmes, en modifiant la communication entre espèces, les migrations, les cycles de reproduction ou encore le système proie-prédateur (ex. insectes et chauve-souris).
- La médecine fait appel, tant pour le diagnostic que pour la thérapie, à diverses sources de rayonnements ionisants. Dans la région Nord Pas-de-Calais, 17 services de médecine nucléaire, 70 services de radiologie interventionnelle et 300 cabinets de radiologie utilisent des rayonnements ionisants. Ils font l’objet de contrôles par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Téléphonie et internet mobile sont souvent devenus indispensables dans nos vies professionnelles. Ces avancées technologiques ont pour point commun de nécessiter la production d’ondes radiofréquences, et, au-delà des terminaux individuels, on compte par exemple 2 861 antennes relais autorisées fin 2013 dans la région. Les centres commerciaux sont souvent des points considérés comme atypiques en terme d’exposition aux radiofréquences : les mesures, tout en restant en dessous des valeurs limites, sont sensiblement plus élevées que la moyenne.

Cartographie dynamique

À l'échelle régionale

  • Localisation des antennes relais

À l'échelle d'une commune

  • Localisation des antennes relais
  • Évolution du nombre d’autorisation d’implantation de stations émettrices d’ondes radio en Nord Pas-de-Calais

    Source : ANFR.fr (mars 2014)

  • Les panneaux publicitaires en entrée de ville, facteurs de banalisation des paysages

    L’exemple de Beuvry, source DDTM 62