Les nappes, fonctionnement et aspects quantitatifs

Dernier ajout : 26 octobre.

Une eau souterraine globalement abondante.

La région bénéficie d’une grande richesse en eaux souterraines.
La nappe de la Craie, située en moyenne à quelques dizaines de mètres de profondeur, est la plus importante, tant par sa superficie (équivalente à 80% de celle de la région) que par les volumes qu’elle contient.
D’autres nappes sont présentes et, par endroit, se superposent les unes aux autres (cf page géologie) :
- Des nappes locales dans certains horizons perméables du Quaternaire (nappes alluviales notamment) ;
- La nappe des sables du Landénien (Tertiaire) ;
- La nappe des calcaires du Boulonnais ;
- La nappe des calcaires de l’Avesnois ;
- La nappe du calcaire du carbonifère.

La recharge des nappes se fait directement à partir des précipitations sur les parties non recouvertes par des horizons imperméables et pendant la saison hivernale. Les nappes d’eau peuvent alimenter des zones humides et des cours d’eau (les nappes en constituent la principale source d’alimentation dans la région). Les échanges entre nappes sont également importants et permettent à des nappes autrement déficitaires d’atteindre un équilibre.

La totalité des nappes présentent un bon état quantitatif, hormis la nappe des calcaires du carbonifère. Une gestion concertée internationale a été initiée dès 2002 sur cette nappe située à la fois sur le territoire français et belge.
Les efforts ainsi consentis pour limiter les prélèvements dans celle-ci commencent à aboutir à une stabilisation voire à une remontée de la nappe par endroit.

Un gisement régional globalement abondant en eaux souterraines n’exclut pas pour certains territoires l’existence de déphasages entre ressource et besoin de consommation d’eau (cf page ressources en eau).

Zoom1

Pour les eaux souterraines, le « bon état » quantitatif défini dans le cadre du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) est atteint si :
- Il y a équilibre sur le long terme entre la recharge de la nappe et les prélèvements. Les chroniques des relevés du niveau d’eau en différents points permettent de mettre ou non cet équilibre en évidence ;
- La nappe permet d’alimenter de manière suffisante les cours d’eau et les zones humides qui lui sont liés.

Cartographie dynamique

À l'échelle régionale

  • État quantitatif des eaux souterraines

À l'échelle d'une commune

  • État quantitatif des eaux souterraines

    État quantitatif des eaux souterraines
    Les niveaux d’eau des nappes sont globalement stables dans toute la région, à l’exception de la nappe des calcaires carbonifère (partagée avec la Belgique)

  • Relevé du niveau d’eau dans la nappe des calcaires carbonifère à Bondues

    Les efforts consentis pour diminuer les prélèvements sur cette nappe ont permis d’inverser la tendance.

  • Zones libres et captives de la nappe de la Craie

Pour en savoir plus

Le site de référence www.ades.eaufrance.fr qui regroupe la majorité des données quantitatives et qualitatives sur toute la France.
Le portail de bassin Artois Picardie (www.artois-picardie.eaufrance.fr) pour l’actualité et les articles liés à l’eau.
Le site de la Commission Internationale de l’Escaut (www.isc-cie.org).