Tourisme et loisirs

Dernier ajout : 3 mai.

Les chiffres sociaux et économiques clés en région
- 22 % des déplacements en région se font pour les visites et les loisirs ;
- 116 000 licenciés en sport de nature (sur 900 000 licenciés sportifs) mais 800 000 pratiquants réels estimés ;
- Près de 5 heures de loisirs en moyenne par jour, dominés par la télévision ;
- 13 millions de visiteurs en moyenne par an enregistrés par les équipements touristiques ;
- 39 000 emplois salariés, 9ème région de France pour les emplois touristiques ;
- 343 campings et 422 hôtels classés, avec un taux d’occupation de 54,6 %, pour le 9ème rang national en 2013 ;
- 28 % des nuitées en hôtellerie et en hôtellerie de plein air réalisées par des clients étrangers .

Les principales contributions du tourisme et des loisirs aux enjeux environnementaux en Nord Pas-de-Calais

Synthèse des pressions régionales exercées sur les sols Enjeux sols

Le secteur touristique et des loisirs est impliqué dans les enjeux liés aux sols, car il contribue fortement à l’artificialisation des sols du littoral notamment. La part du territoire artificialisé est en effet élevée dans les zones littorales, puisqu’avec 682 hab/km2, le littoral du Pas-de-Calais arrive en deuxième position après PACA. La progression de l’artificialisation est élevée, avec des taux supérieurs à 5 % et qui ont en moyenne doublé par rapport à la période précédente (1990-2008). Ils atteignent dans certains territoires des valeurs très élevées : + 7,4 % pour le territoire de Flandres-Dunkerque et le SCOT du Calaisis.

Les résidences secondaires représentent fréquemment 20 % des habitations sur le littoral. Par ailleurs, les jardiniers sont responsables de l’utilisation de 86 % des pesticides non agricoles, contribuant ainsi aux enjeux de préservation et d’amélioration de la qualité des sols d’une part et de réintroduction de biodiversité dans tous les territoires d’autre part.

Synthèse des pressions régionales exercées sur les eaux Enjeux eaux

Les activités de loisirs liées au tourisme exercent des pressions sur les eaux, comme l’augmentation des rejets d’eau usées à traiter en saison estivale dans les secteurs touristiques. Les différentes activités de loisirs sont également consommatrices d’eau.
Le secteur du tourisme participe également à la valorisation du territoire. Le tourisme fluvial, qui se développe en région, permet une autre découverte du territoire. Il est en progression depuis 2000 : en 2012, on estimait le trafic de plaisance sur le domaine fluvial à près de 32 000 touristes, pour 9 800 passages de bateaux sur 25 écluses. C’est un mode de déplacement doux qui apporte par ailleurs un dynamisme économique aux territoires traversés.

Synthèse des pressions régionales exercées sur l’air et le climat Enjeux air

Pour ce qui concerne l’air, le tourisme et les loisirs sont impliqués dans l’enjeu de restauration de la qualité de l’air extérieur : le secteur participe aux émissions atmosphériques via les consommations des bâtiments et des transports induits par le tourisme. Pour mémoire, le résidentiel tertiaire est le premier contributeur régional en matière d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP?) (52,1 % des émissions régionales) et de particules fines PM 2,5 (une part s’élevant à 41,6 %) et le second pour les particules fines PM 10 (27,1 %).

Les visites et loisirs comptent pour près de 22 % des déplacements en région. Pour mémoire, le secteur des transports représente la part la plus importante d’oxyde d’azote, avec 43,1 % des émissions régionales, et contribue aux émissions de particules fines (16,8 % des PM 10, 19,8 % des PM 2,5).

À travers le choix des matériaux de construction, de l’ameublement et des produits utilisés pour l’entretien des bâtiments et grâce à l’aération des hébergements et des bâtiments accueillant du public, le secteur est également impliqué dans l’enjeu d’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

Évolution du climat Enjeux évolution du climat

Les activités touristiques et de loisirs combinent l’impact de différents secteurs, y compris en ce qui concerne les enjeux climatiques, notamment la réalisation d’un scénario climatique moins impactant. Transports (18 % des émissions) et résidentiel (14 %) contribuent en effet aux émissions de gaz à effets de serre dans la région, respectivement 2ème et 3ème contributeur en la matière.

Synthèse des pressions régionales exercées sur la biodiversité et les milieux naturels Enjeux biodiversité

Les activités touristiques et de loisirs participent à la pollution et génèrent des effets : perturbation des milieux, dérangement de la faune et destruction de la flore (sports mécaniques bruyants et polluants, promeneurs qui dérangent les oiseaux, piétinement) et production de déchets.

Le secteur contribue à la baisse des surfaces occupées par les milieux naturels, en raison de l’artificialisation croissante. Le taux d’artificialisation des communes du littoral est ainsi de 30,6 %, soit 2 fois plus que la moyenne régionale. Certains équipements sportifs ou de loisirs peuvent avoir un impact (golfs, stades, étangs) en perturbant un milieu, des cycles biologiques et les fonctionnements hydrauliques. Pêche et chasse génèrent aussi des prélèvements.

Mais ces activités rendent également des services pour la biodiversité : elles produisent une valorisation économique du patrimoine naturel remarquable. Le tourisme constitue aussi une opportunité pour sensibiliser à la préservation de l’environnement et un argument pour requalifier des sites et valoriser les territoires. La chasse et la pêche participent enfin à la régulation des espèces notamment les grands gibiers et certaines espèces piscicoles.

Synthèse des pressions exercées sur les paysages Enjeux paysagers

À travers l’urbanisation croissante du littoral, le tourisme contribue à la dégradation des paysages. L’évolution des pratiques touristiques, notamment l’hébergement (résidences secondaires, habitations légères de loisirs, urbanisation des campings…) et la sur fréquentation touristique participent à la dégradation de paysages.

Par contre, tourisme et loisirs peuvent constituer des vecteurs de sensibilisation aux paysages et à leurs richesses, favorisent leur valorisation économique et la promotion de produits du terroir souvent en lien avec une forme d’agriculture locale.

Synthèse des ondes générées en région Enjeux ondes

En matière d’ondes, le secteur du tourisme et des loisirs est concerné par l’enjeu d’exposition aux ondes sans effet pour la santé : certaines activités de loisirs génèrent des nuisances sonores, à l’image des sports mécaniques, en développement, et de certaines infrastructures. Les activités de loisirs sont également concernées par l’enjeu d’exposition au bruit. Lors d’une enquête récente, 76 % des jeunes interrogés dans la cadre de concerts déclarent écouter de la musique plus d’une heure par jour (via l’ordinateur, le baladeur ou le téléphone portable) ; 95 % des jeunes interrogés déclarent écouter à volume moyen à très fort. En France, de 30 000 à 50 000 jeunes et adolescents présentent des altérations graves ou sévères du système auditif. Le voisinage des aérodromes est également facteur d’exposition au bruit.

Les marges de progrès en la matière impliquent une diminution de la pollution sonore et de l’exposition au bruit.

Ressources Ressources énergétiques

Les activités touristiques et de loisirs sont impliquées dans l’enjeu de diminution des consommations et de la facture énergétiques. À l’échelle nationale, la consommation énergétique du secteur a augmenté de 60 % entre 1990 et 2007. Dans la région, hébergements, déplacements et services liés aux activités du secteur sont concernés : le résidentiel – notamment les résidences secondaires – représente 21 % de la consommation régionale (2ème contributeur en la matière derrière l’industrie), le transport quand à lui 19 % et le secteur tertiaire 12 %. Ce sont des secteurs en forte hausse depuis 1990.

Les enjeux liés aux ressources matières Ressources matières

La pêche et la chasse de loisir demeurent des activités privilégiées en région. Elles génèrent des prélèvements sur les espèces et quelques sources de pollution, mais contribuent aussi à la gestion des milieux aquatiques (pêche) et à la régulation des espèces, la régulation du grand gibier (cervidés, sangliers) demeurant toutefois insuffisante.

On recense dans le Nord Pas-de-Calais 199 associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique ; les deux fédérations (départementales) de la région regroupent plus de 49 000 membres. La fédération du Nord est la première de France.
Les fédérations de chasse du Nord et du Pas-de-Calais regroupent respectivement près de 25 000 et 35 000 chasseurs en 2010.

  • Les principaux enjeux auxquels participent le tourisme et les loisirs