Lille Métropole

Climat

Dernier ajout : 3 mai.

Évolution du climat Des enjeux liés à la diminution des émissions de gaz à effet de serre et l’atténuation des risques liés au changement climatique

Le territoire du SCOT de Lille Métropole émet 7 609 kteqCO2/an [1] soient 9,9 % des émissions régionales (qui sont fortement influencées par les émissions industrielles dunkerquoises) et est ainsi le 2ème territoire émetteur.

L’essentiel des émissions de gaz à effet de serre provient du secteur industriel, du résidentiel-tertiaire, puis du transport routier.

En matière de prévention et atténuation des risques liés au changement climatique, les enjeux concernent principalement :

  • La prévention de l’augmentation des phénomènes d’îlots de chaleur. Environ 5 jours par an de canicules supplémentaires sont attendus à l’horizon 2080 en métropole lilloise. À noter que les espaces verts en ville, qui tempèrent localement les excès de chaleur, peuvent jouer un rôle important.
    En la matière, l’indicateur « superficie d’espaces verts urbains pour mille habitants » montre que Lille, Roubaix et Tourcoing figurent parmi les villes dont l’indice est le plus faible en région. À l’inverse, Villeneuve d’Ascq est la ville dont l’indice est le plus élevé [2].
  • La prévention du développement des allergènes et de l’augmentation de la pollution. En effet, l’Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique (ONERC) estime que 12 à 45 % des problèmes allergiques, en progression significative ces dernières décennies, seraient causés par le pollen dont les émissions, le transport et les dépôts sont étroitement liés aux conditions climatiques. On peut donc s’attendre à ce que les conséquences du changement climatique (augmentation de la température, modification des précipitations, augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique) modifient sensiblement les problèmes d’allergies liées au pollen.
  • La prévention de l’aggravation des risques d’inondation et de leurs conséquences, notamment dans la vallée de la Marque et la plaine de la Lys. Les fortes pluies hivernales pourraient voir leur fréquence et leur intensité augmenter avec le changement climatique [3]. De la même manière, les épisodes orageux plus fréquents pourraient impliquer une augmentation des risques de ruissellement.
  • La réduction de vulnérabilité des bâtiments face au phénomène de retrait-gonflement des argiles, qui déstabilise le bâti à la suite de périodes de sécheresse. Ce phénomène très coûteux risque de s’aggraver avec les changements climatiques.

[1Atmo 2010

[2ORB NPdC, d’après ARCH, 2013

[3ONERC

En savoir plus

Suggestions:Pour en savoir plus sur les consommations énergétiques http://www.observatoire-climat-npdc.org/fr/les-indicateurs/consommation-dénergie