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Paysages des dunes de la mer du Nord

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Des eaux et des ports

jeudi 9 juin 2011

Le sindh et le Malais à quai à Dunkerque

Ambiances portuaires

Les ports sont des lieux ou les rêves partent en voyage. Ici les odeurs marines imposent des images de haute mer, là les navires portent des noms indéchiffrables, plus loin des hommes d’autres pays s’attardent sur un quai. Chaque port à sa personnalité, ses habitués, son parfum… Ainsi, il existe à Dunkerque un quai du « Chien qui pue » célèbre localement, tandis que Calais possède une des meilleures friteries du littoral !

L’existence d’un fait essentiel suffit à déterminer à lui
seul les formes paysagères urbaines et rurales à la fois
très élaborées et très caractéristiques du cordon littoral
 : la plaine qui le jouxte est située globalement au même
niveau que la mer. Cette contrainte a deux conséquences
 : il est indispensable de se protéger des eaux marines en
les empêchant d’entrer quand la marée monte, et il faut
laisser s’échapper les eaux douces terrestres à la faveur
de la marée descendante. Le cordon dunaire compose le
barrage ; les deux grands ports et l’estuaire de l’Aa sont
les points de sortie des eaux douces vers la mer. Une
simple brèche dans le cordon littoral - bien contrôlée tout
de même - permet de communiquer très facilement avec
la mer : c’est ainsi que sont nés les nouveaux ports du
littoral.

Les ports du littoral de la mer du Nord ont tous une
double fonction : il sont un lieu d’échange entre les
milieux aquatiques terrestres et marins. Dunkerque, à
Gravelines-Petit-Fort-Philippe et à Calais, les wateringues
réunifiées envoient leurs eaux à la mer. Dunkerque,
à Gravelines-Petit-Fort-Philippe et à Calais, les navires
hauturiers accostent, chargent et déchargent.
Ainsi, la présence de l’eau dans ces villes-archipels
fait état d’une inventivité hors du commun, et réserve
encore d’énormes développements potentiels. C’est tout
particulièrement le cas à Calais et à Dunkerque, l’estuaire
offrant un paysage plus classique.

La trame hydraulique de Calais au cours des siècles

Les eaux dunkerquoises, toutes orientées qu’elles sont
vers la fonction portuaire, en font presque une venise
industrielle. Le réseau de darses qui démultiplie la surface
d’échange entre la terre et la mer y est proprement
labyrinthique. Obéissant à une structure en épis, il permet
à un très grand nombre de bateaux de délester leur
cargaison directement sur le réseau routier ou ferroviaire.
L’impression donnée par ces espaces est celle d’une
longue succession de bassins, enjambés ça et là de ponts
à bascule et parmi lesquels on se perd aisément. Nombre
d’entre eux semblent abandonnés, bien qu’officiellement ils
soient toujours affectés au Port autonome de Dunkerque.
Les espaces les plus centraux du port « historique » font
l’objet d’une reconquête urbaine de la part de la ville.
D’une part, ils ont été investis par l’activité de plaisance
en expansion, d’autre part ils constituent un espace à
l’identité forte, à même d’accueillir des projets véhiculant
une image renouvelée de la ville, comme le projet Neptune
accueillant la jeune université du littoral, des logements,
des commerces, etc… Peu à peu la ville conquiert
donc des espaces sur l’activité industrielle, reléguée à
l’extérieur et qui s’étend dans la nouvelle zone de Loon-
Plage, les bassins du centre ville étant presque totalement
réappropriés par des usages urbains.

De darses portuaires en bassins urbains

Les parties en eau
constituent des immensités,
hier animées du ballet
des navires, qui semblent
bien vides lorsque les
fonctions portuaires ont
disparu. Pourtant, des
initiatives visent à coloniser
le plan d’eau facilitant
son insertion dans la
ville en « reconstruction »
sur les anciennes
emprises portuaires.
Le développement de
la plaisance, des loisirs
sur l’eau, des bateaux
restaurants et peut-être
demain des navettes intra-
urbaines permet de donner
une vie à ces hectares
d’eau, qui pourraient
être vécus comme des
obstacles alors qu’ils
composent l’âme de la ville.

L’architecture hydraulique de la ville de Calais est
différente. Port maritime et fluvial, Calais a développé
un cercle de bassins qui entoure littéralement le quartier
de Calais-Nord. Port de pêche également, le bassin du
Paradis et le quartier du Courgain vivent encore au rythme
du poisson. Port de voyageurs enfin, Calais parle aussi
bien l’anglais que le français ! Mais là encore, les activités
portuaires les plus intenses ont été « sorties » de la ville,
déployées plus à l’Est.

L’histoire des villes portuaires s’arrime à celles des
installations portuaires. Dunkerque comme à Calais,
les ports se sont sans cesse déplacés, d’Ouest en Est à
Calais, d’Est en Ouest à Dunkerque. La ville et le port n’ont
pas toujours dialogué d’harmonie… Une étape nouvelle
dans l’histoire de ces villes s’écrit aujourd’hui.

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