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Synthèse

jeudi 7 juillet 2011

Paysages urbains : Synthèse

La superposition et la hiérarchisation de ces quatre approches thématiques débouchent sur un premier essai de typologies urbaines régionales. Cette classification oblige inévitablement à réunir dans une même famille des « configurations urbaines » présentant des différences notables, mais entrant, dans un souci de « gestion du devenir », dans une catégorie identifiée. En d’autres termes cette typologie reste largement perfectible mais doit nous permettre de passer de la stricte connaissance aux phases plus prospectives de la suite de l’étude.

Les agglomérations

L’agglomération Lilloise

L’agglomération lilloise est sans conteste la typologie urbaine la plus développée et la plus complexe de la région. En pleine phase de « renouvellement urbain », la métropole est aujourd’hui coutumière des opérations de restructuration urbaine et de densification de ses quartiers. Malgré ce travail permanent sur son propre tissu. la métropole reste toujours très consommatrice d’espaces agricoles et naturels.

Depuis quelques années, l’attractivité de la capitale régionale ne se limite plus à ses franges immédiates, mais étend son territoire d’influence aux abords de la
vallée de la Lys, du bassin minier et de la Pévèle.
Tous ces territoires sont ou seront soumis à de fortes pressions foncières et nécessitent, pour garantir « leur sursis », le renforcement des mesures de protection en place.

L’agglomération du bassin minier

Autre territoire complexe, le bassin minier propose des formes urbaines très spécifiques, caractérisées d’une part par des structures centrales constituées et d’autre part par des « satellites » urbains n’obéissant plus à « une logique de ville » mais à une logique « de puits ».

Ce tissu discontinu communément appelé « magma urbain », aujourd’hui vidé de son activité industrielle. laisse en héritage autant de territoires morcelés sans vocation précise. La reconquête de ces territoires s’avère longue et difficile principalement pour des raisons sociales et économiques comme la gestion de l’habitat en place. la dépollution, l’étendue des surfaces à traiter…
Pourtant, ces interstices et ces friches minières ou industrielles représentent de véritables territoires à enjeux tant pour la ville que pour l’agriculture toute proche ou les paysages en général.

Les agglomérations littorales

En croissance urbaine, malgré une économie en
mutation permanente, Boulogne, Calais et Dunkerque
se distinguent notamment par :
 une attractivité grandissante de la frange littorale,
 une organisation de ces trois agglomérations en réseaux de ville, privilégiant la complémentarité sur la concurrence,
 deux activités majeures pas toujours conciliables : le port et le tourisme,
 un développement contraignant à 180’, dicté par la mer (et non à 360 comme les villes de l’arrière- pays)

Les agglomérations isolées

 Saint-Orner,
 Armentières,
 Arras,
 Cambrai.

Ces villes, appartenant à l’histoire de notre région,
situées pour trois d’entre-elles au cœur de pays ruraux,
ont toutes connu un développement important au cours
des trois derniers siècles. Aujourd’hui moins habituées
que la métropole lilloise à penser leur développement
au sein de leur propre tissu, ces agglomérations, de
taille moyenne, doivent amorcer ce processus au
profit de la préservation de leurs franges agricoles ou
naturelles.

Les vallées urbanisées

Les villes de la vallée de la Lys et les villes de la vallée de la Sambre

Obéissant à une logique de voie d’eau, les villes de
la vallée de la Lys et celles de la vallée de la Sambre
ont privilégié un développement plus linéaire venant suivre « le plus près possible » la voie d’eau.

Pour la vallée de la Sambre en perte de croissance, la reconquête des sites vacants doit constituer la priorité.

Pour la vallée de la Lys, qui préserve et qui renforce son attractivité grâce à sa position charnière entre à l’Est la métropole lilloise et le bassin minier et à l’Ouest le littoral, le développement doit s’appuyer sur la structure urbaine en place et privilégier un travail sur l’épaisseur du tissu, visant à stopper les extensions linéaires pénalisantes tant pour la ville elle-même que pour l’agriculture environnante.

Les villes

Les villes satellites de l’agglomération lilloise

Contenues dans le territoire d’influence de la métropole,
ces villes sont soumises à une très forte pression
foncière, qui tend à noyer leurs identités spécifiques
dans la « vague métropolitaine » d’un paysage urbain
mal défini.

Les franges de l’agglomération du bassin minier

Territoires « à part », ces franges, abordées dans le paragraphe concernant « l’agglomération du bassin minier », représentent une typologie identitaire de la région, capables d’absorber une urbanisation pouvant retisser une cohérence entre les centres constitués et les satellites les plus proches.

Les villes fortifiées

D’une manière générale, les villes fortifiées (en croissance, stabilisées, en perte de population ou n’ayant pas atteint le statut de villes et dénommées ici « bourgs fortifiés » pour les communes comptant moins de 5000 habitants), présentent toutes des centres anciens urbainement constitués. Souvent contraintes par la forme et la succession des enceintes fortifiées, la structure urbaine et le parcellaire proposent des formes exiguës et complexes. A partir d’un cœur de ville plutôt « introverti ». les extensions du XIXe et du XXe siècle s’ancrent souvent difficilement.

La création de quartiers contemporains vient ajouter une ultime adjonction renforçant ce sentiment « de collage ». Un travail de liaisonnement général, et de lisibilité de ces transitions doit accompagner toutes les réflexions de développement.

Les villes d’histoire

Moins figé que pour les villes fortifiées, le centre des villes anciennes n’ayant pas connu de fortifications, intègre plus aisément les extensions de toutes périodes. Toutefois. les renouvellements urbains restent assez complexes dans ces tissus anciens proposant souvent un patrimoine architectural à préserver.

Les villes du XIXe

Plus aérées, ces villes « nouvelles » nées de l’activité économique, répondent à des standards « hygiénistes », autorisant aujourd’hui une évolution plus souple. Tant sous forme d’extension urbaine que dans le cadre d’une opération de renouvellement urbain, cette typologie de ville tolère, par essence, le développement mesuré. réalisé dans la continuité du tissu existant.

Les villages et le bâti rural

Le tissu rural n’est pas à l’abri des phénomènes de périurbanisation. Plus fragiles que nos villes, nos villages sont intimement liés aux paysages qui les environnent. Quelques constructions nouvelles peuvent littéralement bouleverser la perception d’un village.

Sans viser à geler le développement rural, ces extensions ont vocation à s’inscrire dans les structures urbaines en place.

L’habitat concentré diffus

Typologie la plus répandue, l’habitat concentré s’organise autour d’un lieu de centralité regroupant l’église. la mairie, le café…

Structurés à partir d’un réseau viaire plus ou moins rayonnant, ces villages se développent dans la continuité, le long des rues et des « barreaux » qui les relient entre elles. Les extensions s’inscrivent dans cette logique et dans le respect des éléments structurants du paysage.

L’habitat linéaire

De deux types. l’habitat linéaire peut être serré ou distendu.
Pour l’habitat linéaire serré, son organisation continue, sans dents creuses, oblige à réfléchir sur une forme de développement privilégiant le travail sur « l’épaisseur », en créant de nouvelles connexions venant renforcer une forme de centralité assez peu marquée dans ces villages-rues.

Pour l’habitat linéaire distendu, là aussi le renforcement de la centralité doit être recherché. A partir du noyau central, les dents creuses, laissées dans le tissu distendu peuvent être urbanisées en privilégiant les connexions possibles et la création de nouvelles voies. En outre, dans un souci de progression, plus on s’éloigne du centre, plus les larges perceptions ouvertes sur la campagne, tellement caractéristiques de l’urbanisation linéaire distendue, doivent être préservées.

L’habitat dispersé

Échappant à une stricte logique linéaire ou rayonnante, l’habitat dispersé s’essaime, par petits groupes ou en construction totalement isolée, sur l’ensemble du territoire.

Dense aux abords de la métropole lilloise ou diffuses dans le Boulonnais et dans l’Avesnois, ces configurations dispersées peuvent être renforcées tant qu’elles préservent suffisamment « d’aération » et de coupure agricole ou naturelle. Au delà, il convient plutôt de chercher des formes de développement concentré.

L’habitat mixte

A la fois concentrée, linéaire et dispersée la Flandre propose, de la Vallée de la Lys à la frange littorale, toutes les formes d’habitat. Ici encore ces configurations peuvent être préservées et renforcées tant qu’elles gardent leur lisibilité. Au delà, les formes concentrées répondent plus aisément à la recherche d’un développement durable.

Ces grandes typologies, souvent très caricaturales, esquissent les grandes pistes de réflexion qu’il conviendra de croiser avec les autres disciplines pour en dégager les Grands paysages régionaux.

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Approche générale et culturelle

Les grands paysages régionaux

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