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Paysages des dunes de la mer du Nord

Paysages de campagne

jeudi 9 juin 2011

Les campings

C’est avec les congés payés, que s’est développé le camping vers 1930 permettant l’émergence d’un tourisme de masse, toutes classes sociales confondues. Les campings du littoral de la mer du Nord sont mémoire de générations de familles du bassin minier, des vallées industrielles ou de la métropole, venues goûter là les joies du grand air. Ces campings témoignent d’une certaine relation au littoral : quelques tentes fixées au plus près du rivage, d’abord sans eau ni sanitaires !

Ils sont progressivement devenus des habitats lourds de loisirs qui posent débat aujourd’hui.

Ils demeurent témoins aujourd’hui encore de l’émoi des enfants qui voient la mer pour la première fois !

Peut-on parler de « campagne » littorale lorsque l’on étudie
une zone marquée si fortement par des caractéristiques
si prégnantes - nature quasi minérale réduite à sa plus
simple expression, lumière tranchante et omniprésence
de forces éoliennes à mille lieux du registre bucolique.
S’il fallait trouver l’équivalent au bucolisme dans de tels
espaces, ce sont immanquablement les ports de pêche,
paysages urbains en l’occurrence, qui remporteraient la
palme : bassin du Paradis à Calais, estuaire de l’Aa…
Point de campagne à proprement parler donc au sein de
ce paysage littoral proprement dit jardiné non par l’homme
mais par des forces telluriques sur lesquelles il ne semble
avoir aucune prise (35% du territoire est seulement utilisé
par les cultures).

Les sables restèrent longtemps des « garennes »
inexploitées. Des tentatives de valorisation agricole, dont
celle initiée au XIXème siècle par M. Bray sur la commune
de Gyvelde, furent vouées à l’échec. Il abandonna
l’agriculture pour s’orienter vers le tourisme balnéaire
naissant !

Une agriculture « intra-urbaine »

Comme ailleurs, l’agriculture frappe aux portes de la ville… et la ville envahit la campagne. Une attention toute particulière mérite d’être portée ici aux différents niveaux du sol. 50 centimètres constituent un talweg en pays de plaine.

Tous projets nouveaux, qu’ils soient urbains ou agricoles, devraient s’inquiéter en premier chef de leur rapport avec cette planeïté de « façade ».

Le chemin de l’eau est une des choses les plus simples au monde. Ne pas s’en inquiéter revient à partir vivre à l’étranger sans en adopter la langue.

Pays des eaux marines et terrestres, les Pays-Bas excellent dans la prise en compte des questions hydrauliques à tout aménagement.

Le maraîchage donne cependant une apparence d’unité
à certains paysages arrière-littoraux du Dunkerquois.
Plus à l’Ouest, les prairies des pieds de l’Artois, lorsque
ce dernier devient le cap Blanc-Nez, revêtent de vert cru
la petite plaine de Sangatte. Ici et là, les grandes cultures
se glissent entre les digues, juste avant les wateringues.
Car la limite agricole de Grand paysage des dunes de la
mer du Nord sont les deux lignes d’eau orientées d’Est en
Ouest qui « arrêtent » la plaine immense du delta de l’Aa. Il
s’agit du canal de Furnes à Dunkerque et de la plus que
discrète rivière d’Oye prolongée par le canal de Marck à
Calais. Situées très légèrement au-dessus du niveau de
la plaine, ces traces de paysage de campagne semblent
pourtant comme en sursis, la mer pouvant d’un moment
(d’un siècle) à l’autre, reprendre ses droits en se jouant des
vannes installées à l’embouchure de l’Aa ou des canaux
de Calais, de la Colme et de l’immense réseau d’ouvrages
qui tous règlent le niveau des eaux.

Mais il serait injuste de bannir la notion de campagne
de cette zone au prétexte que la nature littorale est
hégémonique. bien des égards cette notion de campagne
est présente à l’état de traces, ne serait-ce que parce qu’elle
fait partie des attentes des utilisateurs de ce paysage. La
« campagne des loisirs » est évidemment présente non
seulement l’été mais à longueur d’année dans l’institution
de la promenade familiale en bord de plage accompagnée
de toute une charge conviviale et débonnaire qui puise son
vocabulaire dans la symbolique de la campagne, du pique-
nique à la partie de pétanque. La « campagne agricole » se
fait beaucoup plus discrète, se réfugiant dans les pratiques
plus ou moins professionnelles de mareyage, de pêche
à pied et mytiliculture. Sans aller jusqu’à caractériser
des espaces entiers, ces pratiques les connotent parfois
fortement lorsqu’elles se concentrent : mise à l’eau de
petits canots de pêche à l’aide de vieux tracteurs corrodés,
bouchots servant à la culture des moules révélés par la
basse mer. Il existe bien une « campagne de la mer » mais
elle est discrète, en témoigne une tradition culinaire, qui
relie d’ailleurs symboliquement le littoral à la plaine cultivée
dans une image on ne peut plus consensuelle, celle des
fameuses « moules-frites » célébrées par la Braderie de
Lille.

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