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Paysages de la Pévèle et de la Scarpe

Paysages de ville

jeudi 9 juin 2011

Maquette de l'abbaye de Marchiennes
L'abbaye de Marchiennes
Marchiennes

L’abbaye de Marchiennes

Fondée dès le VIIème
siècle, l’abbaye de
Marchiennes rayonne
sur toute la plaine de
la Scarpe. partir de
ce centre administratif,
culturel et religieux,
les moines bénédictins
convertissent les âmes
et « domestiquent » cette
vallée très humide …

La cité sabatier à Raismes
La cité sabatier à Raismes
L'urbanisation linéaire
L’urbanisation linéaire
L'ubanisation pavillonnaire
L’ubanisation pavillonnaire
La scarpe "inhabitée"
La scarpe "inhabitée"

Cette terre inhospitalière, défrichée par les moines dès le VIIe
siècle est aujourd’hui l’un des territoires urbainement les plus
convoités de la région. Situés à mi-chemin entre la métropole
Lilloise « dévorante » et le Valenciennois en pleine renaissance,
l’Amandinois et l’Orchésis connaissent des taux de croissance
urbaine records, compris entre 1,5 et 2 % par an ! Toutes les
communes connaissent ces pressions foncières importantes,
mais y cèdent avec plus ou moins de facilité !
La frange Nord-Est de ce grand paysage transfrontalier se
caractérise par une succession de villages très linéaires,
s’étirant sans épaisseur, selon une direction quasi unique Nord-
Ouest / Sud-Est. En retrait de ces rues concentrant toute la vie
urbaine, les terres basses « se partitionnent » entre les nombreux
« courants », les carrefours ponctués de chapelles et les lignes
successives de blockhaus datant des deux grandes guerres.
Ancrée très profondément dans les habitudes constructives
locales, l’urbanisation linéaire devient un véritable fléau pour
ce territoire ! Historiquement le bâti traditionnel entretient un
rapport quasi fusionnel avec « le lopin » de terre situé à proximité
immédiate. Le pavillon type, aux proportions grossières, et
implanté au beau milieu de sa parcelle, ignore tout de ces
traditions fonctionnelles et s’approprie égoïstement « son propre
morceau de paysage ! »

Colombier
Colombier
Colombier

Les colombiers

L’architecture du
colombier témoigne
de la richesse et de
la puissance de son
propriétaire ! l’origine,
les pigeons d’élevage
servaient à produire de
la viande à moindre coût,
mais également de « la
colombine », un engrais,
réalisé à base de fiente
de pigeons …

Au Sud-Ouest sur les premiers reliefs, les structures urbaines
restent tout aussi linéaires, mais deviennent plus complexes !
Ce modèle se fonde sur un carrefour formant une croix très
étirée, jumelée à une ponctuation impressionnante de hameaux.
Concentrés ou linéaires, très préservés ou totalement « mités
par le pavillonnaire », communaux ou intercommunaux, … ces
hameaux « jalonnent » le territoire de Pévèle. Ici le concept de
« ville à la campagne » trouve tout son sens, mais aussi ses
limites, notamment en termes d’impact paysager et de gestion
des modes de vie au quotidien !

Au centre, la linéarité de la voie ferrée et de l’autoroute forte
de ses six échangeurs en moins de 20 kilomètres amplifient
ce phénomène de « néo-urbanisation ». Orchies et ses odeurs
de chicorée marquent la porte d’entrée Ouest de ce territoire
médian. Malgré une croissance importante, Orchies reste
particulièrement concentrée autour d’un centre urbain ancien.
Traditionnellement implantée au sein du tissu urbain et à
proximité de la gare, l’activité déserte le centre pour rejoindre les
franges Nord et Sud de l’échangeur. une dizaine de kilomètres
plus à l’Est, les étirements Sud de Rosult, Millonfosse et
Hasnon marquent l’entrée de l’agglomération de Saint-Amand-
les-Eaux. Petit village sans église ni cimetière, Millonfosse
côtoie de très près la vaste zone d’activités économiques du
Moulin Blanc, relayée ensuite par les installations industrielles
du site de la gare. Implanté originellement entre le Décours et
la Scarpe canalisée, le centre ancien de Saint-Amand garde
ses distances par rapport à ce cours d’eau au trajet incertain.
Ignorant toujours aujourd’hui le tracé de la Scarpe, l’urbanisation
poursuit sa croissance perpendiculairement à la rivière en
direction de la forêt. En pleine reconquête patrimoniale, la ville
dynamise son image et relocalise son casino en frange urbaine
immédiate. L’ultime visage de Saint-Amand-les-Eaux concerne
l’exploitation des sources qui jaillissent à 26°C et qui génèrent
deux activités particulièrement qualitatives : le thermalisme et la
production d’eau minérale. Implantée en lisière de forêt pour le
premier et en continuité Nord-Est des premiers faubourgs pour
le second, ces deux entités façonnent également fortement le
paysage urbain.

Enfin dans ce territoire quasi plat et tellement marqué par
« une eau sournoise et omniprésente », Mons-en-Pévèle fait
figure d’exception. Perchée sur un mont qui culmine à près de
110 mètres, ce village de 2000 habitants cu

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