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Paysages avesnois

Entités paysagères

jeudi 9 juin 2011

Éléments Forts de composition

- Une unité paysagère
liée au bocage, malgré la
diversité de ce dernier en
densité et en qualité
- Une proportion de bois
unique au niveau régional
- Une possibilité de mise
en relation des espaces
naturels et agricoles
favorisée par les grands
massifs, les grandes vallées
et les ensembles bocagers
- Une qualité paysagère et
patrimoniale qui justifie la
valorisation touristique du
Grand paysage régional
- Un territoire rural
qui associe paysage et
production agricole
(Maroilles, cidre)
- Un territoire avec
une très forte tradition
artisanale et industrielle
(forestière, marbrière,
textile, potière, verrière,
etc.) qui compose un
ferment de développement
complémentaire au
« tourisme vert »

Entités paysagères

Mormal

Mormal
La forêt de Mormal est le plus vaste massif forestier de la
région Nord – Pas-de-Calais. Cette dimension pourrait à elle
seule justifier l’identification d’une entité paysagère. Mais
Mormal, c’est plus qu’une grande forêt de quinze kilomètres
sur huit. Mormal, est un château d’eau. Mormal est un
village. Mormal est une frontière. Mormal est une plaque
tournante. Toutes ces identités sont unifiées par l’épaisseur
des hautes frondaisons, car Mormal est également une forêt
épargnée, une forêt qui ne fut pas complètement mise à terre
lors des deux conflits mondiaux du XXème siècle. Toutes
ces identités fondent l’identité de cette forêt, sa spécificité.
La forêt de Mormal est située globalement sur une ligne
de partage des eaux : au Sud-Est s’écoule la vallée de
la Sambre et au Nord-Ouest un fin chevelu de ruisseaux
naissent dans la forêt et poursuivent leur route après s’être
rassemblés en ruisseaux puis en rivières vers la vallée de
l’Escaut. Cette hydrographie dessine le relief intérieur du
massif. Au cœur de ce dernier, le village de Locquignol niche
ses quelques maisons dans une clairière prairiale plantée
de vergers. Comme bien des forêts en Avesnois, Mormal
est une forêt frontalière séparant le vaste territoire avesnois
du plus vaste encore espace hennuyer. L’ancienne voie
romaine, qui quittait Bavay en direction du Sud-Ouest, coupe
au cordeau la lisière forestière et renforce ainsi par son
aspect artificiel le sentiment de frontière. Plaque tournante
enfin, l’idée renvoie à la diversité environnant Mormal qui
voit se succéder des villes industrielles modestes ou plus
importantes (Landrecies, Aulnoye-Aymeries), des bourgs
ruraux (Maroilles), la belle plaine de la Sambre, des villages
de lisière (Preux-aux-Bois, Hecq, Obies, etc.) et finalement
cet étonnant ensemble des vallons et plateaux du Hainaut
qui sont décrits dans le Grand paysage régional hennuyer.

La découverte de cet ensemble est splendide sur la RD 233
entre Le Quesnoy et Maroilles en passant par Locquignol.
D’innombrables voies forestières sillonnent la forêt et la
découpent comme tous les grands massifs de chasse à cour.
La RD 932 propose donc la lisière la plus mathématique,
mais sans doute pas la plus poétique ; il faut pour cela se
perdre dans les villages à la recherche de la ligne sombre
des bois et imaginer les défrichements qui permirent ces
implantations humaines.

Val de Sambre

Val de Sambre
La vallée de Sambre est comme bien des vallées de la
région, une vallée industrielle sur le cours d’un canal qui
fut connecté à l’Oise dans le cadre d’un XIXème siècle
« d’explosion industrielle ». La vallée est également le lieu de
passage d’une voie ferrée importante reliant Paris à l’Europe
de l’Est et au-delà à la Russie. Les pommes avesnoises
ont ainsi pris le chemin de Moscou ! Jeumont, Maubeuge,
Louvroil, Haumont, Aulnoye-Aymeries sont des communes
de coteau sur une vallée assez étroite dans cette partie Nord
de son cours. Adossées au canal, les industries ont privilégié
les parties basses, se tassant sur l’espace disponible. C’est
ainsi que l’impact paysager de sillon industriel de la Sambre
est assez mesuré. Les champs et les prairies occupent les
terres hautes et cèdent assez brutalement place à la ville.
Cette dernière offre son paysage dense et reconstruit (en
tout cas à Maubeuge) et ne révèle que tard ses vastes
installations et autres cheminées. L’effet de contraste est
très fort ici, renforcé par l’éloignement avec les grandes
agglomérations régionales… Cet aspect ne compose qu’un
des visages de la Sambre. Au Sud, les paysages ouverts de
la petite plaine des abords de Maroilles offrent une véritable
respiration entre collines bocagères et massif forestier. Les
peupliers se multipliant, l’espace perd sa qualité essentielle
d’ouverture.

Le train est une fois encore un excellent moyen de découvrir
les différents visages de la vallée. La RD 959 entre
Landrecies et Aulnoye puis Maubeuge et la frontière ne
permet pas une perception de l’intérieur - la route voyage
les pieds au sec – mais égrène ses villes et bourgades aux
qualités architecturales si contrastées.


Jeu de Cache-cache

La haie bocagère
présente le grand
intérêt de faciliter
« l’intégration » à faible
coût des installations
économiques ou
résidentielles. Les
paysages de bocage
présentent ainsi une
certaine plasticité
paysagère, l’usage interne
de la parcelle pouvant
évoluer au gré des
besoins.

Thiérache

Thierache
La Thiérache est le cœur bocager d’un Avesnois qui
revendique pour l’ensemble de son territoire cette
caractéristique agricole. Mais c’est bien en Thiérache que
ce bocage s’exprime dans sa plus complète plénitude. Les
infinis vallonnements entre les deux Helpe sont au fondement
de ce bocage, qui mêle à loisir haies basses et charmes
têtards. Le Favril, Prisches, Etroeungt… sur la Petite Helpe
sont au sommet de ce pays d’enclosure ou l’homme à cheval
peut seul porter le regard par-delà les haies. Maroilles,
Dompierre-sur-Helpe, Avesnes… sur l’Helpe Majeure ne
déméritent pas, mais composent une limite septentrionale
au « tout bocage » des terres du Sud. Toutes les communes
évoquées ici – en dehors d’Avesnes, capitale de l’Avesnois
et de Maroilles, ville abbatiale – n’offrent pas de véritables
paysages urbains. L’habitat est aussi dispersé que les
arbres fruitiers, les fermes comme habillées de leurs jupons
d’aubépines.

La découverte de ces paysages, tellement décrits déjà dans
le cadre des pages précédentes, mérite de prendre le temps
de l’errance. Se perdre en pays bocager, rien de plus simple
et de plus agréable… le paysage tout entier est un vaste jeu
de piste avec un motif unique qui s’impose, mais une grande
variété de déclinaisons possibles, comme les combinaisons
entre pierre bleue et brique que l’on voit aux maisons.
Dans cette terre d’accueil touristique, les chemins balisés
foisonnent pour les piétons rêveurs, les cycles peu pressés,
les chevaux qui musardent… La RN 2, avec sa rectitude de
voie romaine propose un itinéraire utile à la perception des
grandes masses paysagères : du Sud au Nord, le gradient
bocager passe de son maximum à son minimum en ayant
traversé la belle ville d’Avesnes et plus au Nord sa « haie
défensive ».


Des routes rectilignes

L’Avesnois est traversé
par quelques belles
voies très rectilignes,
qui semblent tracées
au cordeau. Elles sont
fréquement l’héritage
des anciennes voies
romaines, devenues
au Moyen-Âge, sous
l’impulsion de la reine
éponyme, les chaussées
Brunehaut. Ces voies
sont l’occasion de belles
découvertes paysagères…
en promenade sur le dos
d’un dragon !

Fagnes

Les Fagnes
Les Fagnes sont une forêt creusée de vastes clairières
ourlées de bocage, illuminées d’étangs et ornées de villages.
Si les mots pour décrire les Fagnes glissent si aisément vers
la forme poétique, c’est que ce paysage prédispose l’âme à
ce penchant. Le calme des bois, la sérénité des plans d’eau,
la beauté des bourgs et des villages ne sont pas ici mièvres
sensations. Le pays est isolé, la terre rude, la pierre bleue
donc un peu froide… En effet, les Fagnes sont également
terres de carrières qui exploitent ce matériau tellement
important dans l’architecture régionale qu’il dépasse très
largement ce petit territoire de naissance. Au Nord, les
Fagnes s’organisent autour du bourg de Solre-le-Château
et de la vallée de la Thure. Les carrières sont nombreuses,
leurs activités marquent la vallée ; tandis que le clocher de
Solre continue de se pencher sur le passage des jeunes
avesnoises. Au Sud, c’est Trélon et Fourmies, mais aussi
Sains-du-Nord, qui marquent un paysage surprenant
d’industrie à la campagne et de campagne industrielle. Entre
ces deux ensembles, la forêt de Trélon abrite le site du Val
Joly, haut lieu du tourisme en Avesnois et pierre précieuse
– de Liessies à Eppe-Sauvage ou Moustiers-en-Fagne – des
paysages des Fagnes.

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Approche générale et culturelle

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