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Paysages des falaises d’Opale

Ambiances paysagères

jeudi 9 juin 2011

De falaises en digues…

Longtemps la mer fut hostile à tous ceux qui n’y pêchaient pas. Quand vint, à la fin du XVIIIème siècle, la mode des bains de mer, il fallut bien organiser son approche. L’aménagement touristique du littoral des falaises d’Opale fut largement contraint par l’importance du relief, mais également par son instabilité.

Les stations s’inscrivent ainsi le plus souvent dans des estuaires naturels, même modestes, assurant une descente au fil de l’eau. Les digues sont venues plus tardivement protéger ces implantations.

plusieurs titres, et il s’agit d’un phénomène dont les
fondements sociétaux seraient à creuser, les falaises
d’Opale condensent une partie des aspirations paysagères
de tout un chacun : contemplation depuis un point élevé,
espaces naturels de toute beauté, expérience d’une forme
d’absolu, lumières exquises, cheveux au vent, mais aussi
recoins pittoresques, patrimoines historiques diversifiés,
bateaux et envies de départ…
Le commun dénominateur des ambiances de ce Grand
paysage régional est sans conteste l’adjectif « grandiose »,
renouant ainsi avec certaines aspirations des romantiques
du siècle dernier. S’enchaînent pêle-mêle sur ce registre
le grandiose au naturel sur le site du Blanc-Nez, le
grandiose villageois à Wissant, le grandiose stratégique
au Gris-Nez, le grandiose pittoresque à Audresselles
ou Ambleteuse, le grandiose balnéaire à Wimereux et
pourquoi pas le grandiose industriel à Boulogne ou Le
Portel ! Dans l’ensemble régional, ces paysages sont sans
doute les plus contemplés, les plus intimement appréciés
avec le fleuron d’intérêt national que constitue le site des
Caps, qu’un million de personnes visitent chaque année.
Pourtant, le grandiose du site des Caps ne parvient pas
à éteindre les perles paysagères qui se succèdent de
falaises en crans, de digues en baies. La baie de Wissant
ouvre ses bras immenses vers la mer, en une posture de
bien-être et de santé, comme une salutation au soleil.
Une errance dans le village niché en son cœur permet
de voyager dans le temps : du marché d’aujourd’hui au
village de pêcheurs, des premières demeures balnéaires
copiant des styles architecturaux lointains aux grandes
fermes dans leurs domaines. La côte au Nord de Boulogne
propose Ambleteuse à l’embouchure du serpent d’argent
de la Slack habituée aux méandres et aux inondations
dans sa large vallée-plaine. Et aussi Audresselles, dont la
place vibre encore des parfums de la mer et ou grandiose
rime avec minuscule. Puis Wimereux qui témoigne d’une
époque légère et enjouée, déversant ses fastes et ses
frasques jusque sur la plage. Wimereux et ses odeurs
de restaurant, de crèmes solaires, de parfums chics.

le Cap Blanc Nez

Grand Site national…

Le Blanc-Nez est bel et bien le lieu ou le Nord - Pas-de-Calais s’envole, à l’image des premiers avions, à tenter la traversée de la Manche. Les Caps sont aussi la figure de proue de la région au sens propre comme au sens figuré : le site assure une fonction d’articulation et avance sur la mer comme s’il s’agissait de la fendre, en route vers l’Avenir. Du haut de la falaise, la mer gagne en mystère, en force, en puissance. Cette violence s’impose aux sens des promeneurs, quand bien même ils n’ont pas ce jour-là à lutter contre le vent pour progresser dans leur marche.

Au sud de Boulogne, les dernières falaises avant les sables
s’ensauvagent progressivement, à mesure que l’accès à
la mer appelle plus d’efforts ! Le Portel offre ses falaises
vertigineuses habillées d’un voile de béton et ses volées
d’escaliers. Équihen propose ses plages de poupées entre
sable et rochers. Partout au Sud, des marcheurs arpentent
les plages la tête baissée, les pieds chaussés de bottes. La
mer se cueille comme un bouquet de lumière et d’embruns…
de moules aussi. La relation que la ville de Boulogne-sur-
Mer entretient avec sa façade littorale est de loin la moins
apaisée : entre industrie et reconstruction, entre port en
perpétuelle redéfinition et espaces à reconquérir…

Nul autre Grand paysage régional n’a suggéré une
telle accroche aux communes dans la description des
ambiances paysagères. La petite dimension de ces
paysages s’y prête sans doute, tout comme l’intimité d’une
mémoire avivée de tant d’heures de contemplation, de
tant d’itinéraires de promenades… Ces paysages vivent
au rythme des fins de semaine et des vacances, ce qui
explique sans doute l’importance de la charge émotive
qu’ils génèrent. Mais, il faut reconnaître ici une diversité
dans les ambiances paysagères proprement incroyable
qui semble proposer en miniature et parfois en caricature
l’histoire paysagère, architecturale, sociale, historique de la
région toute entière.

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