DREAL HAUTS-DE-FRANCE

Donner votre avis

Si vous souhaitez partager votre opinion, émettre des suggestions ... sur cet article, vous êtes inviter à participer à l'Atlas citoyen

Paysages du Houtland

Paysages de ville

jeudi 9 juin 2011

Moulin

Les moulins

La présence des monts
et l’utilité de ces édifices
pour la gestion du niveau
des eaux, font du Houtland,
un territoire propice aux
moulins, comme d’ailleurs
d’autres sites de la région
(plus de 2000 moulins à la
fin du XIXème siècle).
L’industrialisation et les
guerres ont épargné
quelques rares édifices,
témoins de cette technique,
tandis que certains étaient
restaurés et classés au titre
de la loi sur les sites (1930).

Moulins

Vue aérienne de Cassel
Bailleul vers 1620
Hazebrouck

Sur le plan urbain, le Houtland assure très lisiblement, suivant
un axe parallèle à la frontière, la transition entre la Capitale
des Frandres et la Flandre elle-même …
Au Sud, Bailleul et Hazebrouck, deux villes importantes
(respectivement 14 200 et 21 400 habitants) marquent le seuil
de la métropole Lilloise, vers le territoire plus rural « d’outre
monts ».

Ville frontière et ville d’avant poste, Bailleul survit à toutes les
guerres, « offrant » aujourd’hui, après sa reconstruction,dirigée
par Louis-Marie Cordonnier dans les années 1920 un
visage singulier, témoin de l’architecture néo-flamande. Le
développement actuel de la ville s’étire très nettement vers le
Sud, autour de la gare et à proximité immédiate de l’autoroute
A 25. Depuis cet axe majeur, traversant le Houtland à deux ou
trois kilomètres de la frontière, les perceptions sur la ville ne
cessent de progresser, « offrant des premiers plans » toujours
plus rapprochés …

Plus à l’Ouest que Bailleul, Hazebrouck bénéficie d’une
situation géographique plus isolée (de la métropole …), lui
conférant un rôle de ville centre, pour un territoire étendu.
Hazebrouck prend son essor avec l’arrivée du nœud de
lignes de chemin de fer Lille-Calais et Arras-Dunkerque. Cette
position de carrefour agricole, commercial et industriel assure
le développement de la cité. Ces voies ferrées marquent
toujours très fortement le paysage urbain, partageant la
ville en deux parties quasiment équilibrées. Les extensions
urbaines participent à cette forme d’équilibre, en investissant
progressivement les espaces situés entre la ville et le récent
contournement Nord … Ici encore « la vitrine » de la ville
change et se banalise, au profit de pavillons, qui présentent,
ici comme ailleurs, la même physionomie (au détriment d’une
identité locale du bourg centre, au patrimoine assez bien
préservé …).

Louis-Marie Cordonnier : Reconstructeur de Bailleul

Fils de Jean-Baptiste
Cordonnier et père
de Louis-Stanislas
Cordonnier, Louis-Marie
est né en 1854. Diplômé
de l’Ecole des Beaux-
Arts de Paris, il s’inspire
de la tradition flamande
pour créer le néo-
régionalisme.
Il construit notamment la
bourse du commerce de
Lille, les hôtels de ville de
La Madeleine,
de Lens et de Dunkerque,
la bourse d’Amsterdam
et le palais de la Paix
de La Haye en 1906. Il
dirige entre les deux
Guerres, la coopérative
de reconstruction des
communes de la vallée
de la Lys, avant de
disparaître en 1940.

Au centre du Houtland, une seconde ligne Est-Ouest suit les
monts, avec dans « la brèche », Steenvoorde … Ici la vigilance
est plus grande ; tous les regards convergent sur ces points
culminants, considérés comme de véritables « événements »
dans un paysage aussi plat. L’histoire y est riche, et le
patrimoine architectural, urbain et végétal identifié et protégé.
En terme de développement, tout est plus « contraint » ;
le relief très marqué, la valeur patrimoniale reconnue par
tous, la présence végétale assez dense, le développement
touristique en pleine expansion … confèrent à ces lieux une
protection évidente pour le plus grand nombre (même s’il
convient de rester vigilant) … Ailleurs la tentation est plus
grande et l’intégration dans le paysage plus complexe ! La
planimétrie et l’absence de structures végétales fortes rendent
le développement urbain particulièrement perceptible …

Ultime frange Est-Ouest, la ligne Houtkerque - Herzeele -
Wormhout - Esquelbecq - Zegerscappel - Bollezeele présente
des structures urbaines plus étirées et un accompagnement
végétal constitué de bois et de haies complantées de chênes,
assurant un dialogue avec le bâti ancien. Ici encore, les
extensions récentes, malgré un nom souvent inspiré par les
lieux, ignorent totalement ces logiques d’intégration, issues
des habitudes locales.

Entre ces trois grandes lignes du territoire du Houtland, une
progression perpendiculaire reste également lisible :
- entre Bailleul et les monts, hameaux, habitat linéaire et
constructions isolées regroupées par trois ou quatre (écarts)
offrent une forme de diversité,
- entre les monts et la ligne de villages allant de Houtkerque
à Bollezeele, seuls les écarts et les constructions isolées
subsistent,
- au Nord de cette ligne, les constructions isolées se multiplient,
dans un maillage plus serré dicté par l’eau …

DREAL Nord - Pas-de-Calais 44, rue de Tournai - BP 259 - 59019 LILLE Cedex | Tel : 03 20 13 48 48 | Fax : 03 20 13 48 78

Approche générale et culturelle

Les grands paysages régionaux

Carte des paysages Paysages du Val d'Authie Paysages du Val d'Authie Paysages avenois Paysages boulonnais Paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques Paysages du ternois Paysages montreuillois Paysages des hauts plateaux artésiens Paysages de la plaine de la Lys Paysages du pays d'Aires Paysages des grands plateaux artésiens et cambrésiens Paysages hennuyers Paysages des belvédères d'Artois et des vallées de Scarpe et de Sensée Paysages miniers Paysages de la Pévèle et de la plaine la de Scarpe Paysages métropolitains Paysages Audomarois Paysages du Houtland Paysages de la plaine maritime Paysages des dunes et estuaires d'Opale Paysages des falaises d'Opales Paysages des dunes de mer du Nord