DREAL HAUTS-DE-FRANCE

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Paysages du Houtland

Entités paysagères

jeudi 9 juin 2011

Éléments Forts de composition

- Des paysages
riches d’une très
forte reconnaissance
identitaire basée sur des
éléments relativement
ponctuels.
- Un ancien bocage qui
préserve une « âme
boisée » grâce aux
silhouettes de quelques
grands arbres.
- Un relief de monts
unique dans le Bas Pays.
- Une qualité paysagère
et patrimoniale qui
justifie la valorisation
touristique du Grand
paysage régional.
- Un territoire rural qui
associe paysage, culture
et production agricole
(fromage, bière).
- Une toponymie
marquée par la langue
flamande.

Entités paysagères

Le Houtland à proprement parler

Houtland

Le Houtland ondule sereinement sur 25 kilomètres du
Nord au Sud et d’Est en Ouest. Le territoire n’est pas
absolument rectangulaire, mais plutôt parallélépipédique
suivant un tracé qui relie Hondschoote à Watten, puis
Watten à Hazebrouck, et Hazebrouck à Bailleul, pour
finalement longer la frontière franco-belge entre Bailleul et
Hondschoote.

La tentation peut être grande de diviser en deux cet
ensemble assez vaste, marqué au Nord, au Sud comme
à l’Ouest par des limites franches. Il existe en effet
une nuance subtile entre le Nord et le Sud de l’entité
paysagère, une nuance essentiellement architecturale,
liée à la typologie de l’habitat rural. La ferme à cour
carrée, souvent réinterprétée en ferme en U lors de la
première reconstruction est typique du Sud du Houtland.
Ce modèle, très largement répandu dans la région et
en Picardie, semble trouver ici sa limite septentrionale.
Au-delà, la ferme « éclate » ses différents bâtiments dans
l’espace d’une île entourée de douves ; c’est la hofstede.
La ferme à cour carrée impose ses volumes au paysage
du chemin ; ainsi, les pignons de ses granges et son portail
d’entrée se situent à l’alignement, les pâtures ornant ses
façades latérales et arrière. La hofstede, en revanche,
s’écarte de la route. C’est un chemin privé qui y donne
accès, dont l’entrée est souvent soulignée par des piliers
accompagnés de deux arbres. Ce que la hofstède donne
à voir, ce sont les arbres de ses prairies, parfois l’eau de
ses douves, et plus rarement un pan de mur, une toiture !
Si le tas de fumier trônait pareillement au centre des cours
de ces deux typologies de fermes, l’une revendique sa
richesse quand la seconde cache ses trésors…
La limite entre ces deux nuances est difficile à situer
nettement, elle semble définitivement opérer au Nord de
l’Yser d’une part, ou au niveau des monts d’autre part, soit
sur une distance de moins de 10 kilomètres. La différence
paysagère entre ces deux nuances est si délicate, qu’il
ne semble pas opportun de la caractériser par une entité
paysagère spécifique.

La lecture cartographique du Grand paysage du Houtland
met en avant le sillon de l’Yser, qui prend naissance au Sud
du mont de Watten, et coule ses eaux vives d’Est en Ouest
en baignant les villages d’Esquelbecq et de Bambecque
avant de quitter la France pour la Belgique. Malgré son
gabarit supérieur à la majorité des becques (les rivières) de
Flandre, l’Yser ne parvient guère à marquer véritablement
les paysages du Houtland. Sa vallée ne se démarque
guère des douceurs argileuses environnantes.

Pour découvrir le Houtland toutes les routes et chemins
sont bons à prendre :
- les grandes départementales bordées d’arbres,
- la –petite’ RD 947 autrement nommée –route des plages’
qu’il vaut mieux éviter en été,
- les routes en balcon sur la plaine maritime à Pitgam,
Merckeghem ou Watten,
- les routes en balcon sur la plaine de la Lys comme la
magnifique RN 42 entre Bailleul et Hazebrouck,
- ou encore les modestes transversales qui permettent
de voir du pays comme la RD 17 reliant Houtkerque à
Zegerscappel…

Les monts

Monts de Flandre

L’entité paysagère des monts s’étire sur une vingtaine de
kilomètres d’Est en Ouest, du mont Noir au mont Cassel.
C’est une « tranche paysagère » de moins de 5 kilomètres
du Nord au Sud, qui présente par ailleurs une interruption
marquante entre le mont des Cats et celui des Recollets. Il
y a ainsi deux sous-ensembles ou se distinguent les monts
de Flandre à l’Est, sur la frontière franco-belge et Cassel à
l’Ouest, avec le mont éponyme et le mont des Récollets.
Chaque mont possède son identité, ses caractéristiques
propres. Le mont Noir évoque Marguerite Yourcenar
pour les plus littéraires, les achats dominicaux, les joies
frontalières. Le mont des Cats souligne sa majesté
par la présence de son abbaye, qui impose un certain
recueillement, une paix sereine dans la contemplation
des lointains infinis. Plus modeste, le mont de Boeschèpe
porte fièrement son moulin ; tandis que le mont Kokereel
garde ses secrets. Le monts des Récollets est un mamelon
boisé, sage voisin de l’importante et longue croupe qui
porte la belle ville de Cassel.

Tous s’imposent loin dans la plaine comme objet des
regards, ligne bleutée des horizons. Tous offrent depuis
leurs hauteurs… 175 mètres à Cassel… des panoramas
merveilleux sur l’étendue textile de la Flandre et au-delà.
Tous – à l’exception du mont des Récollets – portent ville,
villages ou hameaux. Tous enfin proposent une alternance
presque montagnarde de prairies et de bois, de sentiers et
de routes en épingles à cheveux.

Les monts ne sont pas vraiment une quintessence de
Flandre, un paysage magnifié, ils représentent un monde
à part, vivant et vif, mais fragile et sensible. Un monde ou
le regard s’impose comme le sens dominant, un regard qui
tourné vers l’extérieur semble en retour toucher l’être au
plus profond.

La marche à pied s’impose comme le meilleur moyen
de découvrir les paysages des monts ! Il faut arpenter
chemins et venelles, quitter les routes pour le silence des
prés, l’ombre rafraîchissante des bois. Il faut chercher les
sources qui jaillissent tout autour des sommets. Il faut
regarder les jacinthes sans les cueillir, goûter le fromage
des frères dans le silence et laisser l’amertume de la bière
récompenser l’effort.

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