DREAL HAUTS-DE-FRANCE

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Paysages du Houtland

Ambiances paysagères

jeudi 9 juin 2011



Bocage ou openfield ?

La Flandre intérieure
n’est plus un paysage
de bocage… Des
champs nombreux
ouvrent les vues
sur les lointains : les
Monts à l’horizon ou
des fermes isolées qui
semblent si exposées
dans la solitude des
sillons.

L’impression dominante ressentie en Flandre intérieure
est la sensation de douceur que provoque immédiatement
le relief. En tous endroits le paysage berce l’observateur
qui se trouve comme enlacé dans les plis d’une lourde
draperie de velours ondoyant. La terre de Flandre est
lourde et collante, faisant penser à une pâte souple dont
les ondulations sont comme les rides du visage d’un géant
d’argile crue.
La Flandre intérieure présente peu de ruptures brutales ou
de chocs visuels inconfortables à l’oeil. Bien au contraire,
le paysage offre un « tacheté » régulier ou se succèdent
selon une dispersion relativement homogène les fermes
isolées, les bois, les villages, les arbres alignés, les haies,
les labours, les prairies, les routes… bien des égards
c’est l’image du pays de Cocagne qui vient à l’esprit, riche
et généreux. Les houppiers des chênes dispensent une
ombre épaisse ou se nichent des fermes cossues, closes
sur leur cour au Sud et défendues par des douves au Nord.
Chaque parcelle de terre connaît la main de l’homme ; le
potager, la prairie, le champ sont autant de déclinaisons
d’une attention jalouse, d’une production contrôlée. On
raconte ainsi que les paysans des Flandres venaient en
ville récolter la « poudrette », qui servait - en complément
du fumier animal - à amender leurs terres.

Paysages de campagne, paysages de ville

Quelques kilomètres
seulement séparent la
Flandre intérieure de la
Métropole lilloise. Avec
ses paysages somptueux, la
Flandre attire les urbains
en recherche de qualité et
de cadre de vie.
L’isolement des Monts
propice au recueillement
religieux ne semble plus
de rigueur. Depuis 1936
et les congés payés, les
Monts apparaissent
comme un vaste jardin
offert aux bals et aux
promenades dominicales
des Lillois ou des Lensois…
Avec l’A25, la Flandre
intérieure est entrée dans
l’aire d’influence de la
Métropole qui ne cesse de
s’éloigner de son épicentre.

La Flandre intérieure, ce sont également les Monts et leurs
ambiances spécifiques. Il s’y exprime tout un paysage du
surplomb, un lieu de contemplation idéal pour embrasser
la plaine du regard, un lieu ou le Nord déploie « sa »
montagne. Ce sont d’abord les panoramas qui donnent ici
le vertige : qu’il s’agisse au coucher du soleil de la ligne des
terrils au Sud ou des lueurs nocturnes des villes et villages
alentours… De toutes parts, les Monts des Flandres
dominent les plaines qui les jouxtent et apparaissent
comme une sorte de gigantesque table d’orientation.
Mais il ne faudrait point s’y tromper, ces paysages
montagneux sont également le royaume du « pli » et
du recoin discret. Si certains points de vues procurent
l’ivresse des grands espaces, d’autres lieux développent
des richesses bien plus minutieuses et secrètes. La
Flandre intérieure exprime, du Mont Noir à Cassel en
passant par le Mont des Cats, le Mont de Boeschepe, le
Mont Kokereel et le Mont des Récollets, une dimension
bucolique très affirmée qui pourrait presque l’apparenter
à une petite Suisse ou à un Pays basque Nordique ! Les
paysages y ont une dimension joyeuse et pimpante. La vie
et la culture flamandes les colorent au quotidien : ces lieux
sont opulents, habités et valorisés. Il suffit pour cela de se
rendre dans l’un des nombreux estaminets ou les Lillois
cherchent un peu d’exotisme et d’authenticité. Avec un
peu de chance et beaucoup d’hésitations - car comment
ne pas s’égarer dans ce labyrinthe paysager ponctué
des mêmes motifs sans cesse répétés - l’on empruntera
l’une ou l’autre de ces routes qui serpentent au coeur des
Monts, qui longent en silence un monastère entouré de
verdure, croisent l’une de ces maisons aux volets peints
en vert, rouge et blanc et aux tuiles de jais vernissé
qui brillent comme la carapace de scarabées placides,
coupent et recoupent la frontière sans rien révéler… Même
la ville de Bailleul, pourtant très largement détruite lors de
la première guerre mondiale, possède une gaieté riante,
avec ses façades « néo-flamandes », friteries éclairées au
néon et son beffroi massif et cossu. Cette vie qui semble
lui venir de l’intérieur, la Flandre la tire certainement de sa
culture et de son folklore qui en font le lieu du Nord – Pas-
de-Calais ou l’expression d’un sentiment régionaliste est
le plus développé.

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