DREAL HAUTS-DE-FRANCE

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Paysages des hauts plateaux artésiens

Détails de géographie physique

jeudi 9 juin 2011

L’Homme et la Craie : une longue histoire

La craie de l’Artois a
façonné les paysages,
l’occupation du sol et le
mode de vie des habitants
depuis des millénaires.
En tant que substrat, elle
a dessiné la géographie,
ciselé l’hydrographie et
doté le Pas-de-Calais des
réserves d’eau régionales
grâce aux phénomènes
karstiques.
Les habitants l’ont utilisé
comme matériau de
construction et le calcaire
blanc dans le patrimoine
bâti contribue à l’identité
de l’Artois.
Dès le Néolithique,
l’Homme va creuser cette
craie : pour extraire des
matériaux et de l’eau, pour
stocker des matériaux et
de l’eau, pour s’abriter,
pour se réfugier, pour
communier (pratiques
cultuelles et chtoniennes),
à des fins militaires (sapes
et souterrains), …

Actuellement encore, la
craie sert de moyen de
communication car on
y creuse le métro et le
tunnel sous la Manche …
Le patrimoine souterrain
anthropique, au cœur
de la craie, dote le Pas-
de-Calais d’une riche
dimension cachée. Les
caves profondes et
anciennes sont souvent
les seuls témoignages de
la fondation primitive de
la cité : elles possèdent
une valeur historique,
archéologique et
anthropologique forte.
Enfin, les cavités
souterraines de la craie,
naturelles ou artificielles,
constituent des habitats
de choix pour les
Chiroptères. En effet,
pour leur hibernation
(léthargie hivernale), les
chauves-souris ont besoin
de sites calmes, avec
une température et une
hygrométrie stables.

Carte du relief

Le Haut Artois est le pays des superlatifs : c’est le plus haut,
le plus froid, le plus humide, l’un des plus ventés et l’un des
plus isolés. Tout cela est dû à une situation géographique
très particulière. Ce Grand paysage constitue en effet le
sommet de l’anticlinal artésien dont il constitue le rebord
septentrional, en belvédère sur la Plaine maritime flamande,
la Cuvette Audomaroise, le Pays d’Aire puis la plaine de la
Lys. L’affleurement crayeux sénonien du contrefort d’Artois,
au fil des millénaires, a modelé les paysages de près des
deux tiers du Pas-de-Calais. Ce plateau a évolué en vastes
« croupes molles », destinées à la culture industrielle et en
vallées verdoyantes ou les villages et l’élevage se sont
installés.

Le pendage vers le Nord est plus raide que le glacis du
Sud qui mène imperceptiblement sur des centaines de
kilomètres vers le cœur du Bassin Parisien. Sa topographie
moyenne tourne autour des 120-150 m et dépasse
fréquemment les 200 m.

Le climat est certes de type océanique mais l’altitude
lui confère un caractère très continentalisé. L’hiver est
beaucoup plus froid en moyenne que dans le reste de la
région : la fréquence des gelées et des épisodes neigeux
est nettement supérieure à la moyenne régionale. La
pluviométrie est très élevée également avec localement
plus du double que dans la Métropole lilloise.

Sur le plan géologique et géomorphologique, on est
donc ici au cœur du vaste anticlinal artésien. Le plateau
calcaire prolonge le Haut Boulonnais vers l’Ouest, rejoint
à l’Est le Ternois et l’Artois et se fond vers le Sud dans
le Montreuillois. La craie de l’Artois plonge vers le Nord-
Est sous les formations cénozoïques et quaternaires
de la plaine des Flandres. Les terrains crétacés y sont
affleurants, le quaternaire étant présent dans les vallées
sous forme de limons ou d’alluvions.

Ce plateau crayeux est fortement entaillé par des profondes
vallées orientées Sud-Ouest – Nord-Est. Sur le plan
hydraulique, le Haut Artois constitue une ligne de partage
des eaux. Son réseau hydrographique s’écoule pour une
part vers le Nord et s’y articule autour de deux bassins-
versants majeurs : la haute vallée de l’Aa et la haute vallée
de la Lys. Ces rivières rejoignent ensuite, directement pour
l’Aa, en passant par l’Escaut pour la Lys, la mer du Nord.
Au Sud du Haut Artois, en revanche, le flanc s’écoule vers
l’Ouest ou le Sud pour rejoindre la Manche via la vallée de
la Canche.

Véritable château d’eau régional, le Haut Artois, par ses
précipitations abondantes ainsi que par son substrat calcaire
perméable et ses nombreuses vallées sèches, alimente
les nappes phréatiques. L’aquifère est ici constitué par la
craie parfois affleurante. La nappe est hydrauliquement
libre, peu protégée. (Toutefois les bassins-versants des
hautes vallées de la Lys et de l’Aa sont pollués seulement
par l’agriculture. Le temps de transfert des pollutions
superficielles vers la nappe dépend de l’épaisseur des
terrains non saturés qui la recouvrent).

Du fait de pentes fortes et d’une hygrométrie importante,
les prairies représentent encore plus du quart du territoire
du Haut Artois.

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Approche générale et culturelle

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