DREAL HAUTS-DE-FRANCE

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Paysages des hauts plateaux artésiens

Ambiances paysagères

jeudi 9 juin 2011



Des vaches à tous les étages

En Haut Artois, les vaches
participent à la plénitude
des paysages ! Perchées
sur des prairies d’altitude,
inclinées sur les coteaux,
inondées dans les fonds
de vallées… elles imposent
partout leurs taches de
couleur et leur placidité.

Hauteurs agrestes

Dominer, culminer sur un plateau, voilà un bien étrange
sentiment. Un sentiment subtil qui, malgré quelques
réminiscences, n’a rien à voir avec l’expérience
montagnarde. La progression ici n’est pas rapide - elle
s’étire sur des kilomètres - et le sentiment d’altitude
n’est pas vertigineux ! Et pourtant, il est évident que ces
paysages permettent de s’approcher du ciel, jusqu’à
toucher les nuages. La succession des plans dilate l’espace
à l’horizontal, et c’est donc un perpétuel étonnement que
d’éprouver nettement la sensation d’être au-dessus ET à
plat. Le pays n’est cependant pas une vaste étendue plane :
les nombreux mouvements du relief sont amples et les
lignes des vallonnements ne cessent de se croiser, comme
une houle très douce, très longue, très souple. Comme pour
de nombreux autres Grands paysages régionaux, il est une
nouvelle fois difficile d’échapper aux métaphores marines.
L’histoire géologique des lieux, principalement constitués
de roches sédimentaires déposées par les océans, nourrit
ainsi les imaginaires des millions d’années plus tard. Le
regard dans ces paysages est nécessairement dynamique :
on suit la ligne d’une croupe qui traverse complètement
le champ de vision, puis on en suit une autre qui fait le
chemin inverse, puis une autre… Il y a quelque chose de
bondissant, de joyeux dans ces lignes structurantes qui se
relaient sans cesse et ne semblent jamais contrariées dans
leurs élans. Et puis ces croupes sont très fréquemment
surlignées, appuyées d’un alignement d’arbres ou de la
lisière d’un bois. Les arbres sont partout et leurs houppiers
arrondis, sombres sur une face et lumineux sur une autre,
contribuent également à la mobilité du regard et à la
dynamique de ces lieux. Au-delà du caractère vivant des
courbes qui sans cesse découpent ces paysages, une
certaine impression de solitude, sentiment récurrent dans
ces contrées, ajoute à leur majesté tranquille.

Sur le toit de la Région…

Dans ces paysages, la
notion de point de
vue, de belvédère ou
de balcon convient
mal aux sensations
éprouvées. Il n’existe
pas à proprement parler
de lieux stratégiques
d’observation de
paysages situés en
contrebas. Ici, c’est
plutôt vers le ciel que
les regards se trouvent
portés.

Certes, il y a
bien des villages ; guère moins qu’ailleurs, pas plus isolés
les uns des autres ni plus reculés. Mais, la solitude est
bien là, dans ce tutoiement du ciel au gré des ondulations
du relief, et dans la mesure ou le Haut Artois n’est pas un
Grand paysage régional très peuplé, ni très fréquenté ou
traversé par d’importants axes de communication. Ce qui
renforce encore l’impression de « bout du monde » tient en
réalité à l’absence, dans le Grand paysage régional comme
à son immédiate proximité, de l’une ou l’autre des grandes
agglomérations régionales. Or il n’y a guère d’endroits,
dans ce Nord - Pas-de-Calais hanséatique, ou l’on ne
rencontre pas de villes, pas de périphéries urbaines, pas
d’hinterland urbain, pas de routes surchargées donnant
naissance à des réseaux de villes primaires et secondaires.
Le Haut Artois est ainsi une des rares terres profondément
rurales de la région. D’ou sans doute ce sentiment renforcé
de solitude, d’isolement voire d’une certaine rudesse. Le
Haut Artois apparaît comme un paysage « hors du temps »,
en décalage par rapport aux ambiances de ses voisins
régionaux. Les paysages s’ancrent ici dans le travail des
champs, cultivant un certain détachement par rapport
aux exigences uniformisantes du présent. Le « toit de la
région », un « bout du monde » « hors du temps », les images
se succèdent, se chevauchent comme les collines, mais
reviennent sans cesse sur ce que dégagent avec force
ces paysages : une beauté âpre conquise sur la terre et la
pluie, tissant au sol une soierie à mailles amples rebrodées
de bois. Les vallées de l’Aa et de la Lys s’intègrent à la
tonalité des lieux. Naissantes, elles ondulent au rythme du
paysage, qu’elles finissent par structurer de leurs coteaux
calcaires.

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