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Paysages montreuillois

Paysages de ville

jeudi 9 juin 2011

L’authencité

La ville de Montreuil
concentre un patrimoine
considérable. Outre ses
fortifications, ses églises,
ses édifices publics,
ses hôtels particuliers
et ses maisons de
ville aux tailles et aux
époques multiples,
cette ville dégage un
« parfum d’authenticité »
sûrement véhiculé par
l’addition d’éléments
d’accompagnement de
l’architecture tels que
le pavage des ruelles,
la qualité des murs de
clôture, les multiples
emmarchements et le
caractère des caves…

Le Montreuillois reste l’un des Grands paysages « les moins urbains »
du Nord - Pas-de-Calais. Montreuil, le centre bourg de ce territoire,
ne compte que 2428 habitants en 1999 et le reste des communes
flirte plus souvent avec quelques centaines, voire quelques dizaines
d’habitants. Avec 86 habitants au km2, l’arrondissement est de loin le
moins dense, aux antipodes de Lens avec ses 1174 habitants/km2 ou
de Lille avec 1344 habitants/km2 en 1999.

Ici, le bâti suit les vallées, certes très nombreuses, mais également très
étroites. Les grosses fermes archétypales du montreuillois en pierre
blanche et silex, ou « chaulées », sur un soubassement noir, côtoient
les petites granges en bois et en torchis. Les belles bâtisses en pierre
et les nombreux châteaux témoignent de la richesse locale ancienne et
ponctuent cette campagne vallonnée particulièrement agréable.
Les gros entrepôts agricoles, les énormes silos ou l’ancienne
sucrerie d’Attin « trônent » littéralement dans le paysage, apparaissant
brutalement au sommet d’une côte. Les éoliennes viennent également
marquer fortement le territoire en soulignant la présence d’une crête.
Alors qu’ici, le développement urbain « colle » littéralement à la
vallée, les formes urbaines et l’architecture semblent totalement nier
la présence de l’eau. Le plus souvent, le bâti tourne le dos à la rivière,
d’ailleurs difficilement perceptible. C’est la route construite à distance
raisonnable de la rivière, légèrement en surplomb, qui demeure le
véritable vecteur de développement. Jamais très dense, le bâti est
pourtant omniprésent par « petites touches » successives et parfois
continues. Les places vertes homologues de celles de la Picardie, sont
caractéristiques des villages d’Artois. Enfin, les mottes féodales sont
très présentes dans la partie Nord : Beaurainville, Fressin, Brimeux,
Alette, Créquy, Parenty, Clenleu, Hucqueliers, Canlers.

Les vallées de la Planquette et de la Course présentent historiquement
un « chapelet » de constructions formant des grappes plus ou moins
distantes les unes des autres.

La place publique

Dans la découverte
de ces villages de
caractère, la place
publique reste une
image forte ! Toujours
à dominante minérale,
mais souvent bordée
de quelques arbres,
ces places voudraient
encore échapper au
totalitarisme de la
voiture pour laisser
une large « place » aux
pratiques douces…

Dans cette structure assez fragile, le pavillonnaire, ici comme ailleurs,
vient soit combler les espaces libres laissés entre deux constructions,
soit prolonger souvent maladroitement la « grappe » en place. Depuis
une vingtaine d’années, des « kilomètres complets » de maisons
blanches totalement lisses et à la toiture particulièrement présente
s’implantent au beau milieu de la parcelle, sans aucune prise en
compte du rapport à la voie. Le paysage urbain, notamment des
vallées de la Canche et de la Course, sûrement plus exposées à
la pression foncière que d’autres vallées plus reculées, se banalise
considérablement.

Cet arrondissement qui connaît un taux de croissance annuel moyen
de + de 0,30%, sur les trente dernières années, concentre son
développement sur le littoral et dans cette campagne montreuilloise. La
préservation du paysage urbain de ces vallées passe par une prise de
conscience et une réappropriation des pratiques constructives locales.
Dans ce contexte, le cas de Montreuil et sa voisine Neuville reste
atypique. Ces communes, qui constituent le principal « noyau urbain »
du territoire, perdent régulièrement des habitants et ne semblent
connaître aucun bouleversement. Joyau préservé des guerres, comme
de toute forme de développement économique et urbain trop violent,
la ville de Montreuil présente une véritable richesse patrimoniale, tant
urbaine qu’architecturale. Protégée par une solide muraille, la ville
offre depuis son chemin de ronde, devenu aujourd’hui un véritable
parc urbain circulaire, des vues lointaines vers la mer, la vallée et les
ondulations voisines.

Au cœur de cette cité qui met en scène chaque année l’œuvre de Victor
Hugo « Les misérables », se concentre un patrimoine civil et religieux
témoignant des pratiques des trois derniers siècles. Longtemps timide,
la ville semble aujourd’hui jouer pleinement la carte de la valorisation
de son patrimoine et du développement touristique. Les vallées
environnantes, en particulier Neuville avec sa chartreuse dissimulée
dans le paysage, devraient sûrement s’inspirer de cette réappropriation
des valeurs patrimoniales, pour construire leur avenir !

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