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Paysages métropolitains

Éléments structurants du paysages et quelques éléments de prospective…

jeudi 9 juin 2011

Plan des éléments structurants du paysage

citadelle du ciel

logo espace naturel

Natures en ville

Longtemps, la Métropole
lilloise a été stigmatisée
pour son manque
d’espaces verts par
habitant. Il suffit de se
promener autour de la
Citadelle un matin de
printemps pour mesurer
ce que « surfréquentation »
signifie. Lentement, les
choses changent. Avec
la création du Parc de la
Deûle par exemple, mais
aussi avec l’évolution des
pratiques de loisirs qui
n’hésitent pas à s’éloigner
des centres urbains.

Renouveler la ville, maîtriser et organiser la croissance
urbaine, renforcer les axes urbains majeurs, s’appuyer
sur la diversité de la trame urbaine, transformer l’image
de la ville par la qualité urbaine, voici quelques unes
des orientations stratégiques du Schéma de Cohérence
Territoriale approuvé en décembre 2002. Ces orientations
apparaissent comme un véritable projet paysager dans
un contexte de forte tension foncière entre les différents
modes d’usage des sols. En effet, dans une métropole
de premier rang au niveau national, ou les terrains sont
fertiles et ou l’agriculture demeure très active, quels doivent
être les principes locaux d’un développement urbain
durable ? Longtemps, la ville a poursuivi son extension
envahissant les espaces ruraux séparant les grands
pôles de la conurbation, s’étalant au delà des faubourgs,
gagnant les campagnes le long des routes et des canaux,
puis des autoroutes. Si les grands boulevards composent
la colonne vertébrale de la métropole, l’expansion urbaine
rayonne dans toutes les directions. Les fortes densités de
la ville du XIXème et du début du XXème siècle ont cédé
la place aux zones pavillonnaires, que rien ne semble
arrêter, ni les labours les plus prospères, ni les zones les
plus humides. Il existe dès lors un véritable enjeu à inventer
la ville de demain en renouant avec les éléments majeurs
de la culture urbaine métropolitaine, tout en intégrant
le meilleur des attendus contemporains, en matière de
développement durable en particulier. La capacité des
collectivités à diminuer sa « surconsommation » foncière
et donc à maintenir des espaces non bâtis est aussi
l’occasion de préserver les ancrages territoriaux de la
métropole nordiste. Ces espaces « ouverts » ne doivent
pas être uniquement les lieux d’expression d’une nostalgie
d’un autre âge, lorsque la campagne nourrissait la ville qui
nourrissait la campagne. La valeur urbaine des espaces
non bâtis est aussi forte que celle des espaces bâtis.
L’agriculture périurbaine, les parcs urbains qui mêlent des
lieux infiniment aménagés et des espaces laissés libres,
les espaces naturels protégés, l’agriculture sur champs
captant, les forêts et les bois, les rivières et les canaux, etc.
sont des espaces riches biologiquement et des producteurs
de richesses économiques, mais aussi sociales.

Partout, « dedans » comme « dehors », dans les centres les
plus denses comme dans les secteurs les plus reculés des
campagnes métropolitaines, les paysages changent. Ici,
la ville se recompose sur elle-même, des quartiers sont
transfigurés, des objets architecturaux apparaissent, des
itinéraires se modifient au rythme de moyens de transports
collectifs nouveaux. Là, les villages modifient les formes de
leur développement urbain, des parcs sont aménagés, des
itinéraires de promenade balisés. Le rayonnement national,
mais aussi international de la métropole est devenu
manifeste au cours de la dernière décennie. Un véritable
volte-face d’image a été effectué entre TGV, évènements
culturels, rayonnement universitaire, développement
économique, mais aussi démographique de la métropole.
La fin douloureuse de la période postindustrielle semble
révolue et le territoire métropolitain semble résolument
tourné vers l’avenir. Limitées hier aux vues de ses Grand’
Places, les images que la métropole livre d’elle-même sont
sans cesse plus nombreuses et plus diversifiées, révélant
toute sa modernité, sa créativité. Du point de vue des
paysages, un des enjeux tient à la mise en relation des
espaces paysagers identitaires les uns avec les autres,
et le Parc de la Deûle témoigne d’une mise en œuvre
opérationnelle de cet attendu.

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