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Paysages hennuyers

Paysages de nature

jeudi 9 juin 2011

La Forêt de Mormal

Si la Forêt de Mormal ne
fait pas à proprement parler
partie du Hainaut tel qu’il
a été défini dans l’atlas des
paysages, c’est assurément
son histoire et notamment
le passage de la chaussée
Brunehaut (actuellement
CD 932, reliant Bavay au
Cateau-Cambrésis) qui ont
créé la lisière rectiligne
Nord-Ouest et ses lisières
qui bordent les paysages
hennuyers.

Ce site appartient au vaste
complexe écologique
englobant les zones
bocagères qui l’entourent
et la forêt domaniale de
Bois l’Evêque.

Avec ses 10 000 hectares, la
Forêt domaniale de Mormal
est le plus vaste massif
forestier d’un seul tenant
de la région Nord - Pas-de-
Calais.

La forêt présente un relief
un peu vallonné, oscillant
entre 140 m et 170 m. Elle
est cependant parcourue
par tout un réseau de
ruisseaux s’écoulant au
fond de vallons plus ou
moins encaissés.

La multiplicité des modes
de gestion forestiers a
favorisé de nombreux
groupements différents
occupant les divers niveaux
topographiques. Toutefois
la gestion sylvicole actuelle
tend à favoriser de plus en
plus les futaies équiennes
et peu diversifiées en
essences, homogénéisant
de façon certaine la
physionomie de la forêt.

De nombreuses
communautés végétales
forestières et pré
forestières composent ce
massif boisé qui abrite de
remarquables végétations
illustrant les diverses
potentialités du site.
Sur le plan faunistique,
la forêt de Mormal
constitue évidemment un
habitat remarquable à la
fois par sa grande taille
essentielle pour la survie
des espèces spécialisées
(cœur d’habitat) et par sa
position de transition vers
le massif ardennais.

Bocage dense
Bocage dense
Bocage plus lâche
Bocage plus lâche
Chemin creux
Chemin creux
Culture ouverte
Culture ouverte

Les paysages de nature du Hainaut tel qu’il a été délimité
dans cet atlas ne peuvent s’appréhender de manière
synthétique que par sous-unité.

Le plateau crayeux formant les ondulations hennuyères est
le domaine des grandes cultures. L’agriculture moderne
s’est développée sur le modèle de la culture industrielle,
betteraves, puis semences, et a transformé les paysages
en openfield. Les vallées sont occupées par le réseau
des villages et par un vaste système prairial encore bien
relié et bien présent (environ 25% de surfaces toujours en
herbe). Ce système prairial est associé le plus souvent à
un bocage relictuel, mais celui-ci a tendance à s’éclaircir
et son maillage à se dilater. On constate également un
mitage de plus en plus important par la périurbanisation et
les peupleraies. C’est dans les fonds de vallées humides
et sur leurs versants, ainsi qu’autour des villages et des
écarts, que l’on retrouve les principales cellules bocagères,
caractéristiques du bocage herbager traditionnel qui
occupait autrefois la majeure partie des finages de ce
terroir (vergers, prairies pâturées encloses, le plus souvent
complantées). C’est également dans les fonds de vallées,
constitués d’alluvions sablo-argileuses récentes, que l’on
rencontre les milieux naturels ou semi-naturels montrant un
certain intérêt patrimonial sous forme de cellules bocagères
(prairies de fauche, prairies pâturées, réseau de haies) et
de boisements associés.

Les marges Nord-Ouest du Pays de Mormal qui bordent
les paysages hennuyers à l’Est constituent une petite
région naturelle de collines vallonnées ou les cultures et
les cellules bocagères à prairies complantées alternent
en une mosaïque paysagère diversifiée. Cet ensemble se
détache nettement des ondulations hennuyères et annonce
déjà clairement le bocage dense de la Thiérache et de
l’Avesnois en marquant la fin des paysages très cultivés et
très ouverts du Hainaut-Cambrésis.

La Basse Thiérache a été ici délimitée physiquement par la
chaussée Brunehaut. Elle fait il s’agit d’une transition douce
qui forme un gradient imperceptible entre l’Avesnois à l’Est,
la Thiérache au Sud, le paysage des ondulations hennuyères
au Nord et le Cambrésis à l’Ouest. Conformément à ses
plus proches voisins, le taux de boisement augmente et
le bocage se fait plus présent : les prairies représentent
encore près d’un tiers de la SAU. Il se développe en taches
concentriques autour des villages ou des boisements.

Enfin, le plateau hennuyer est lui, sur le plan de l’occupation
spatiale, clairement dans la continuité de l’Avesnois. Il se
présente en effet sous la forme d’une mosaïque, au grain
très fin, de milieux différents juxtaposés dans une matrice
assez harmonieusement construite : c’est la sous-unité ou
l’équilibre est le meilleur entre labours (43%) et STH (33%).
La trame viaire et urbaine est beaucoup plus présente dans
le paysage et structure l’unité selon un quadrillage serré.

Si les prairies permanentes (STH) représentent encore
en Hainaut une valeur un peu au-dessus de la moyenne
régionale (située vers 20 %), c’est une des régions agricoles
ou elle a le plus régressé entre les RGA de 1979 à 2000.

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