DREAL HAUTS-DE-FRANCE

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Paysages hennuyers

Détails de géographie physique

jeudi 9 juin 2011

La vallée de la Selle

La Selle naît à Molain,
petite bourgade de
l’Aisne, sous forme d’une
source qui filtre au bas
d’un escarpement.
Elle entre dans le Nord
à St Souplet puis laissant
St Benin sur un piton
rocheux, passe sous un
viaduc bâti en 1850.

Elle reçoit ensuite sur sa
rive gauche, son premier
affluent : les Essarts. Au
Cateau, elle longe le
Parc Fénelon dont elle
alimente les bassins.
Elle arrose ensuite
Briastre et à Solesmes
elle reçoit le Béart qui,
comme la Rhônelle à
Valenciennes passe en
grande partie sous la
ville. D’autres affluents
de moindre débit, les
« t’chos riots » viendront la
grossir par la suite.
Elle quitte le Cambrésis
pour entrer dans le
Valenciennois à Haspres
ou ses deux bras
enchâssent la ville.

Elle se jette enfin
dans l’Escaut près de
Denain après avoir
parcouru 52 km, arrosé
16 communes, avec un
débit avoisinant les 2m3
/ seconde et subi une
dénivellation de 90 m.

Une trentaine de
moulins longent la
rivière : 12 ont déjà été
restaurés et un seul est
toujours en activité.
La pollution n’est pas un
problème récent puisque
déjà en 1897 le Conseil
Municipal d’Haspres
est intervenu auprès de
la Préfecture du Nord
pour signaler que « les
industriels qui déversent
des eaux infectes
dans la Selle, qui était
autrefois si poissonneuse
et qui aujourd’hui ne
renferme plus aucun
poisson, soient mis en
demeure de prendre
des dispositions pour
remédier à cet état de
choses ».

Carte du relief

Le Hainaut est une région transfrontalière informelle, à cheval
sur la France et la Belgique correspondant approximativement
à l’ancien comté du Hainaut. Si sur le plan historique et
politique, le Hainaut a plus d’un millénaire d’existence autour
des deux pôles urbains historiques que sont Valenciennes et
Mons, pôles qui ont assuré à plusieurs reprises la fonction de « 
capitale du Hainaut », le Hainaut reste une mosaïque de limites
(frontière internationale, limites de pays, de parcs naturels), de
populations et de paysages en intime coalescence. S’il existe
une identité hennuyère, elle ne peut donc être que plurielle et
complexe. En fait le Hainaut occupe une position de contact,
voire d’interface, entre d’autres ensembles mieux définis et il
se définit plus par ses dissemblances géographiques avec
ses voisins (Cambrésis, Douaisis, Pévèle, Brabant, Flandres,
Namurois) qu’avec ses propres caractéristiques.

Le plateau du Hainaut s’élève progressivement vers la vallée de
la Sambre et l’Avesnois : le pendage est incliné à la fois d’Ouest
en Est (80 m à 150 m) et du Nord au Sud (80 m à 180 m).
De ce fait, et malgré la proximité de la vallée de la Sambre,
c’est la vallée de l’Escaut qui donne le « la » sur le plan
hydrographique. Les cours d’eau du bassin-versant (Hogneau,
Aunelle, Rhônelle, Écaillon, Selle, …) convergent vers l’Escaut.
Sur le plan climatique, c’est également une zone de transition
entre le climat océanique tempéré du centre de la région Nord
– Pas-de-Calais et le climat nettement plus continental de
l’Avesnois. Les précipitations sont de l’ordre de 700 à 800 mm /
an. L’automne est assez sec avec un indice automnal de pluie
neutre. L’amplitude thermique est plus marquée que dans le
reste de la région (23°C).

Du fait de sa situation géographique entre les plaines humides
de la Scarpe, de la Sensée et de l’Escaut, à l’Ouest, et l’Avesnois
bocager et forestier, le Hainaut a très vite joué le rôle de voie de
passage pour les populations humaines. Des villes, comme
Bavay, sont d’anciennes cités gallo-romaines dont les vestiges
constituent les plus importants gisements archéologiques de
cette époque au Nord de Paris. Cette situation a généré un
déboisement précoce et massif. Cela est particulièrement net
dans la sous-entité paysagère des ondulations hennuyères
qui montre un taux de boisement de seulement 2,5%, soit
trois fois moins que la moyenne régionale et dix fois moins que
l’Avesnois.

Dans le passé, comme ailleurs, et du fait de la faiblesse de la
technologie d’utilisation du vent, l’eau fut la principale source
d’énergie utilisée jusqu’à la révolution industrielle. L’énergie
produite par les moulins permit le développement d’une industrie
locale prospère qui assura la renommée de son artisanat. Ainsi
de nombreuses industries artisanales se développèrent au fil
de l’eau : moulins à farine, moulins à huile, scieries de marbre
et de pierre, platineries, tréfileries, forges …

Les terrains primaires n’affleurent que très localement (vallée
de l’Hogneau). Les terrains d’âge secondaire et tertiaire sont
pour la plupart enfouis sous les différentes couches constituant
le terrain quaternaire, notamment les alluvions récentes. Les
alluvions limoneuses des vallées sont souvent perméables.
Les alluvions sableuses sont produites par de récents
débordements et sont souvent de peu d’importance. Le limon
de lessivage sans cailloux se forme sur les flancs des coteaux
et dans les dépressions du sol. Enfin, le limon de lavage avec
cailloux apparaît lorsque le diluvium, le conglomérat ou la
craie affleurent en quelques points, une partie des éléments
grossiers sont entraînés sur les pentes avec le limon de lavage
et constituent les terres à cailloux qui sont généralement assez
compactes.

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Approche générale et culturelle

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