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Paysages boulonnais

Paysages de nature

jeudi 9 juin 2011

Les carrières

L’exploitation des terrains
primaires dans le secteur
de Ferques et Marquise
a bouleversé fortement
la topographie locale.
On peut y observer
une alternance de
carrières profondes et
des terrils plus ou moins
géométriques.
Les carriers ont exploité
d’abord très tôt la
houille (dès le XVIIème
siècle) puis actuellement
principalement des
roches dures, notamment
le marbre de Marquise.
C’est ce marbre qui a été
utilisé pour faire le perron
de l’Elysée ou la gare
Montparnasse à Paris.
Les parois rocheuses
subverticales des
carrières (pour la plupart
inaccessibles et invisibles)
constituent des curiosités
paysagères et écologiques
dans la région. Des
communautés biologiques
particulières s’y sont
développées (oiseaux
nicheurs et chauves-souris
remarquables).

Le Boulonnais doit sa richesse écologique et biologique
à son histoire très tourmentée. La constitution d’une
boutonnière a créé trois ensembles écopaysagers
complémentaires : le plateau calcaire d’Artois forme le
haut Boulonnais, la boutonnière proprement dite forme la
cuvette du bas Boulonnais et, enfin, la cuesta, est formée
d’escarpements calcaires.

La cuesta constitue assurément l’un des joyaux écologiques
et géomorphologiques de la région. Ses coteaux crayeux
forment un corridor biologique de plusieurs dizaines de
kilomètres depuis la Baie de Canche au Sud jusqu’au
Cap Blanc-Nez au Nord. Ce continuum est quasiment
ininterrompu sur son tracé. Autrefois, la mise en valeur
se faisait sous forme de pâturage ovin extensif (de
race boulonnaise). Depuis la seconde guerre mondiale,
l’abandon de ces méthodes d’élevage adaptées a conduit
à un enfrichement et un boisement très importants des
coteaux (notamment le versant Sud qui est boisé à plus de
55% contre 40 % pour le versant Nord). La cuesta constitue
donc également un héritage culturel : les pelouses
piquetées de Genévriers témoignent des modes anciens
d’élevage. Ces successions écologiques qui se sont mises
en place depuis les pelouses ouvertes jusqu’aux hêtraies
constituent une mosaïque remarquable d’habitats naturels,
parfois exceptionnels. Toutefois, la poursuite de cet
enfrichement conduirait à une réduction considérable de la
biodiversité. Des mesures de gestion conservatoire doivent
être prises par les collectivités, notamment dans le cadre
du programme Natura 2000.

La vallée de la Slack

La basse vallée de la Slack
constitue un hydrosystème
exceptionnel à l’échelle
régionale : c’est le seul
système alluvial très peu
altéré qui fonctionne
encore correctement
sur le plan hydraulique
car son régime a été très
peu modifié (absence de
constructions). Du fait
de pentes assez fortes et
d’une couverture argileuse
du bassin-versant, la Slack
est soumise à un régime
de type torrentiel avec
des montées en eau très
rapides. Le cordon dunaire
a obturé le contact direct
entre la mer, l’estuaire
et la vallée. Elle est donc
régulièrement inondée
entre novembre et
mars (parfois plus tard).
Les prairies de fauche
inondables abritent des
communautés de plantes
et d’oiseaux nicheurs
uniques pour la région.
Cet ensemble mérite une
gestion conservatoire à
court terme.

La cuvette est en elle-même très diversifiée sur le plan du
sous-sol et de la topographie. Sa mise en valeur par le
travail de l’Homme au cours des siècles a suivi ce ciselage.
Ce qui la caractérise, c’est avant tout le bocage. Le bocage
n’a pas toujours été le mode dominant d’occupation du sol.
Ce n’est, en effet, qu’en 1777 qu’un édit royal permet les « renclosures » et donc la création de haies pour parquer le
bétail et délimiter les propriétés. Auparavant, l’assolement
triennal et les parcours communaux du bétail créaient des
paysages ouverts. Ce bocage, dit mimétique, s’est donc
surajouté à un bocage plus ancien issu des défrichements
de la forêt au Moyen-Âge. Ce bocage primaire, dit relictuel,
est caractérisé par la présence d’essences forestières dans
les haies : Houx et Hêtre notamment.
Cette double origine, la variété des terroirs et des usages
ainsi que sa longue maturation ont permis au bocage de
se diversifier : plus de 20 essences d’arbres et d’arbustes
composent les haies. Cette diversité spécifique est assortie
d’une variété des formes, issues d’un savoir-faire ancestral :
on trouve ainsi des bandes boisées, des rideaux, des
alignements d’arbres, taillés en têtard ou non, des haies
basses taillées et des haies tressées. Cette diversité des
paysages s’est bien évidemment accompagnée de la
mise en place de communautés biologiques tout à fait
remarquables, tant pour la faune (Chiroptères, Oiseaux,
Amphibiens, …) que pour la flore.
Les forêts boulonnaises occupent principalement les
zones, soit peu accessibles (coteaux, escarpements), soit
peu favorables à l’agriculture car peu fertiles (placages
argileux et sableux quaternaires ou crétacés) ou situées
dans des fonds humides. Les vastes massifs (Desvres
et Boulogne) constituent des vestiges de l’immense
couverture forestière de la Morinie, qui couvrait l’ensemble
de la région avant les défrichements du Moyen-Âge. La
forêt est essentiellement feuillue malgré une vague de
plantations de résineux apparue à partir de 1850 dans le
but de valoriser les zones sableuses. Le Chêne pédonculé,
essence traditionnellement dominante, a laissé la place au
Frêne sur plus de la moitié des peuplements. Les taillis-
sous-futaie et les taillis purs restent dominants.

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