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Paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes

Paysages de ville

jeudi 9 juin 2011

Chemin du tour des haies

Le chemin du tour des haies

Véritable « ceinture »
piétonne permettant
de faire le tour complet
du village, ce chemin
relie, à l’abri des
voies de circulation
classique, l’ensemble
du réseau interne
de cheminements. Il
présente, en outre, le
formidable avantage
d’assurer une transition
douce, souvent plantée
d’arbres et de haies,
entre le bâti, les jardins
et les prairies…

Villages de vallée
Villages de vallée
Voie ferrée désaffectée
Voie ferrée désaffectée
Chemin pavé
Chemin pavé

Pour le plus vaste des Grands paysages régionaux, « la
présence urbaine » est assez « contradictoire » ! Cette
contradiction réside dans le fait que la ville est à la fois toujours
présente dans le paysage, sans jamais (ou très rarement)
prendre une importance majeure.

Dans cette partie Sud de la région, située à cheval sur les deux
départements, les villes ou plutôt les grandes villes restent rares
et se limitent à l’agglomération de Cambrai, qui compte 50 000
habitants. Traversée par l’Escaut, cette ville fortifiée rayonne
depuis toujours sur un territoire rural environnant, très étendu.
Dotée d’infrastructures routières et ferroviaires de niveau
national, cette ville de vallée poursuit son développement
concentrique sur les coteaux et aujourd’hui sur les plateaux
environnants. Le prochain contournement de Cambrai offre
de nouvelles opportunités et présente « de nouveaux visages »
souvent moins riches architecturalement, que le centre ancien
ou ses faubourgs du XIXe siècle.

La zone d’Actipôle, le futur canal Seine Nord, la reconquête des
docks de l’Escaut, la reconversion du site de Niergnies mais
aussi la valorisation du patrimoine en place et des espaces
publics saturés par la voiture constituent les principaux « défis »
de cette ville centre.

Bapaume au Sud d’Arras et Le Cateau à l’Est de Cambrai,
toutes deux distantes de 22 kilomètres de leur pôle urbain,
connaissent une origine très ancienne. Toutes deux situées sur
des voies romaines conduisant à Bavay, ces villes de marchés
agricoles, ont connu au XIXe siècle, un essor industriel mesuré
pour Bapaume et plus important pour Le Cateau. Aujourd’hui
le développement urbain reste faible dans ces deux villes et la
carte touristique se développe autour des épisodes militaires à
Bapaume et du musée Matisse au Cateau.

Blocures des maisons de tisserand

Les Blocures des maisons de Tiserrand

A partir du XIXe siècle,
l’exploitation du textile
à domicile génère une
forme architecturale
adaptée à la fonction.
La maison de tisserand
présente, en façade sur
rue (pignon ou long
pan), une ouverture en
arc appelée « blocure ».
Elle permet l’accès et
l’éclairement de la cave,
ou se situe le métier.
Choisie pour obtenir
l’humidité nécessaire
au travail du lin ou du
coton, cette pièce abrite
l’activité principale ou
complémentaire des
agriculteurs ou de leur
épouse…

D’autres villes comme Solesmes et surtout Caudry et, dans
une moindre mesure, tous les villages environnants bénéficient
du développement du textile à partir des années 1840-1850
(« l’or blanc »). « Capitale du tulle », Caudry passe de 2 000
habitants en 1800, à 13 000 en 1910. Comme toujours le
développement industriel génère une croissance urbaine, qui
s’organise à l’époque entre la route reliant Cambrai au Cateau
et la gare implantée plus au Sud. Ce développement urbain
reste raisonnable, au profit d’une véritable diffusion dans
tous les villages environnants. D’origine locale, le lin servant
de matière première à la fabrication du textile, se travaille
sur place. Les maisons de tisserands apparaissent au coeur
des villages ruraux, alternant avec la ferme traditionnelle de
l’agriculteur, la maison ouvrière de l’employé des filatures, les
maisons des « tullistes » plus travaillées et la maison de notable
du médecin ou du cadre dirigeant.

Cette particularité locale contribue largement à « la
contradiction » du sentiment urbain, exprimé plus haut.
Autour de ces très rares villes marchandes et industrielles,
de véritables « réseaux de villages » se sont organisés. Tous
très concentrés (quasiment sans écart), ils sont répartis
géométriquement, à équidistance les uns des autres. Ils
dessinent à une échelle locale, un développement en étoile,
très lisible à Cambrai et à Le Cateau, mais aussi dans la
plupart des villages, reliés aux voisins par un réseau très
dense de voies de tous types : voies routières, voies ferrés
(souvent désaffectées), voies pavées, chemins agricoles …

Cette occupation « quasi mathématique » du territoire ignore
d’ailleurs totalement le relief, au profit d’implantations plutôt
en fond de vallée, mais également au sommet d’une butée,
renforçant encore ce jeu d’équilibre entre les espaces bâtis et
ceux non bâtis. De plus, la reconstruction après les guerres a
accentué cette occupation « systématique » du territoire, offrant
un paysage urbain renouvelé.

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