État des masses d’eau et pressions

Zones humides

Dernier ajout : 29 juin 2016.

L’enveloppe des zones à dominantes humides de Picardie occupe environ 1 320 km², principalement dans les fonds de vallées et notamment celle de l’Oise amont, la Somme et également la baie de Somme et les marais arrière littoraux d’enjeu majeur (Cf. Chapitre ‎A. Biodiversité et fonctionnalités écologiques de l’espace).

Hormis l’estuaire et la Baie de la Somme (7 200 ha et d’enjeux majeurs), les zones à dominantes humides les plus larges se rencontrent dans l’Oise amont jusqu’à Ribecourt (notamment Tergnier avec de grands ensembles prairiaux.) A noter le secteur de bois humides à forte naturalité dans le secteur de Pierrepont.

Les zones humides procurent de nombreuses fonctionnalités :

  • réalimentation et échanges avec les nappes, capacité d’auto-épuration, elles contribuent au bon état des masses d’eau et à la prévention des risques d’inondation ;
  • supports à la biodiversité et aux écosystèmes de qualité (trame verte et bleue) et aux espèces aquatiques, terrestres et avifaune ;
  • identité culturelle, paysagère et usages socio-économiques (chasse, pêche, promenade et historiquement extraction de granulats/exploitation de tourbe).

Des inventaires des zones humides sont menés, principalement lors de l’élaboration des SAGE?. Des actions d’information, de sensibilisation (colloques, séminaires, expositions) ont été mises en œuvre et des travaux de restauration de zones humides ont été menés.

Au sein de l’enveloppe des zones à dominante humide (dont sont exclues les principales zones urbaines), tous les espaces ne présentent pas de fortes naturalités et même 21 % ne sont pas des milieux naturels.

Les zones naturelles humides sont en régression. Les principales causes anthropiques de disparition des zones humides alluviales sont le développement des zones urbanisées, l’extraction de granulats (noter que l’arrêté ministériel du 24/01/2011 interdit d’exploiter une nouvelle carrière de granulats dans l’espace de mobilité des cours d’eau intégré dans les SDAGE? 2010-2015), le développement des plans d’eau, l’abaissement du niveau de la nappe, le tourisme, le développement de la populiculture?, la mise en culture.

  • Occupation dans l’enveloppe des zones à dominante humide
  • Carte des zones à dominante humide

    Source : SDAGE SN/AP