Energie solaire

6 juillet 2017 - Mis à jour le 13 août 2018

Le réchauffement climatique et ses conséquences comptent parmi les enjeux majeurs du XXI siècle. En 2014, l’Union Européenne s’est donnée pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la production d’électricité et à 27 % en 2030. La France a traduit ces objectifs par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015.

Le solaire photovoltaïque, tout comme l’éolien, tient un rôle essentiel dans la politique de développement des énergies renouvelables en France. En effet, la France s’est fixé pour objectifs, d’ici fin 2023, d’installer entre 18200 MW et 20200 MW (environ 15 tranches nucléaires) de puissance solaire photovoltaïque et de porter la part de l’énergie solaire thermodynamique entre 270 ktep et 400 ktep.

L’énergie solaire est utilisée essentiellement pour deux usages : la production d’électricité (énergie solaire photovoltaïque ou énergie solaire thermodynamique) ou la production de chaleur (énergie solaire thermique).

L’énergie solaire photovoltaïque transforme le rayonnement solaire en électricité grâce à des cellules photovoltaïques intégrées à des panneaux qui peuvent être installés sur des bâtiments ou posés sur le sol, alors que l’énergie solaire thermodynamique produit de l’électricité via une production de chaleur. L’électricité produite peut être utilisée sur place ou réinjectée dans le réseau de distribution électrique.

L’énergie solaire thermique produit de la chaleur qui peut être utilisée pour le chauffage domestique ou la production d’eau chaude sanitaire.

Pour aller plus loin, cliquer sur ce lien vers le site du ministère : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/solaire

Le photovoltaïque

Les technologies photovoltaïques (PV) reposent sur des cellules qui transforment le rayonnement solaire en courant électrique continu. Ces cellules sont couplées entre elles pour former un module, lui-même relié à différents composants électriques (onduleur, boîtier de raccordement, etc.). L’ensemble constitue un système photovoltaïque. La durée de vie d’un module est de l’ordre de 25 ans.
Le solaire photovoltaïque est un pilier dans la politique de développement des énergies renouvelables en France. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), approuvée par le décret n°2016-1442 du 27 octobre 2016, fixe pour objectif d’installer entre 18200 MW et 20200 MW (environ 15 tranches nucléaires) de puissance solaire photovoltaïque d’ici fin 2023.

Le solaire thermodynamique

Comme pour le solaire thermique, les technologies associées à cette filière visent à convertir le rayonnement solaire en énergie thermique.
Le principe de ces technologies est de concentrer suffisamment le rayonnement solaire de façon à pouvoir chauffer un fluide caloporteur (de l’huile ou des sels fondus) à haute température (250°C à 2000°C).
La chaleur ainsi emmagasinée par le fluide peut être utilisée directement pour des usages industriels ou utilisée pour produire de l’électricité via une turbine à vapeur. Par rapport au photovoltaïque où la production s’arrête dès qu’il n’y a plus de soleil, la production au-delà de la période d’ensoleillement peut continuer dans les cas où il existe un réservoir de stockage du fluide chauffé.

Bilan du développement du photovoltaïque en région Hauts-de-France au 31 mars 2021

Par la loi énergie climat (LEC) du 8 novembre 2019, la France a réaffirmé son engagement dans le développement des énergies renouvelables en portant à 33 % leur participation attendue à la consommation finale d’énergie en 2030.

La programmation pluriannuelle de l’énergie retranscrit cet engagement, en définissant des objectifs pour chaque filière d’énergie renouvelable. Le solaire photovoltaïque y tient un rôle essentiel puisqu’il s’agit de multiplier le parc solaire existant par un facteur de 3 à 3,5 entre fin 2021 et fin 2028.
La région Hauts-de-France compte 2% du parc métropolitain installé qui s’explique notamment par le facteur de charge (dépendant de l’ensoleillement) solaire moyen sur l’année 2020 de 11.7% dans la région contre 16% dans les régions les plus méridionales.

Aussi, la puissance installée au 1er trimestre 2021 a augmentée de 8% par rapport au 31 décembre 2020.

La région dispose d’atouts importants en faveur de son développement :

  • de grandes superficies non urbanisées mais anthropisées ;
  • une densité de population importante ;
  • un potentiel de raccordement important, surtout dans le Nord-Ouest.

L’objectif régional en matière de production d’énergie solaire photovoltaïque, fixé dans le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) est de développer le solaire photovoltaïque en priorité sur les toitures, les espaces artificialisés et les délaissés urbains.
La région Hauts-de-France a une puissance installée de 222 MW au 31 mars 2021.
Une évolution est attendue prochainement puisque des projets de grande taille ont été lauréats aux appels d’offres nationaux depuis 2017 ce qui conduira à une puissance cumulée de 438 MW d’ici 2023 soit un doublement de la puissance actuellement installée.
pour en savoir plus et découvrir les synthèses départementales :

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