Mobilités et infrastructures

L’État participe au financement des lignes de bus à haut niveau de service

, par Claire Rigaud


L’État accompagne les politiques permettant d’améliorer la mobilité au quotidien des citoyens, notamment par ses actions en faveur des transports collectifs urbains, pour lesquels ont été lancés jusqu’à présent trois appels à projets nationaux, mettant en exergue principalement des projets infrastructurels forts.

Au niveau régional, trois projets d’envergure proposent une refonte en profondeur de leur réseau de transport urbain afin d’y intégrer des lignes à haut niveau de service.

Une ligne à haut niveau de service répond à plusieurs critères qui la rendent attractive et concurrentielle en termes de mobilité : une haute fréquence, une amplitude de service large, un niveau de confort important, une régularité et un temps de parcours attractifs.

Par ailleurs, chaque projet apporte également son lot d’innovations, soulignant la volonté des acteurs locaux d’apporter des solutions nouvelles adaptées à leur territoire et au service de la transition énergétique et écologique.


Au 1er septembre 2018, le réseau de la CUD devient le plus grand réseau français à accès totalement gratuit pour les usagers.

Ce nouveau réseau a été totalement repensé pour s’appuyer sur une base structurelle de 5 lignes à haut niveau de service, appelées « Chrono », permettant de rapprocher la majorité de la population à une ligne de bus proposant une fréquence de 10min.

La refonte du réseau s’est également accompagnée d’une restructuration urbaine profonde de l’agglomération, dont notamment une place modernisée et rendue piétonne (Place Jean Bart) et la réouverture du canal remodelant totalement la D601, traversante, vers le centre-ville de Dunkerque.

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Nouveau bus GNV de la CUD

(source : CUD)

Place Jean Bart réaménagée

(source : CUD)

Le coût total du projet est d’environ 65M€ pour un engagement financier de l’État au titre de l’appel à projets « Transports urbains » de 9,050M€.

Le projet est également soutenu via d’autres financements État, comme l’Appel à projets « Villes respirables en 5 ans » pour un montant d’1M€, qui a participé au renouvellement de la flotte de bus en GNV (44 bus renouvelés sur un peu plus d’une centaine), et l’acquisition de 3 midibus électriques pour le centre-ville.

Ce projet semble avoir emporté l’adhésion des usagers, puisque le réseau fait état d’une hausse de plus de 50 % de fréquentation, et qu’une nouvelle ligne structurante est déjà en cours de réflexion.


Au 1er avril 2019, le SMTAG mettra en service l’intégralité de son nouveau réseau de transports, sur les agglomérations de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay-Labuissière. Ces agglomérations seront alors dotées respectivement de 4 et 2 lignes de bus à haut niveau de service, qui irrigueront ainsi le territoire de 6 lignes à haute fréquence et circulant en grande partie sur site propre, c’est-à-dire sur voie dédiée aux bus.

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Nouveau dépôt Quadraparc à Grenay

(source : SMTAG)

Nouveau bus articulé

(source : DREAL Hauts-de-France)

L’État participe à hauteur de 48M€, au titre des appels à projets « transports collectifs », pour un projet total d’environ 400M€. En plus des nombreux aménagements (ouvrages d’art, sites propres, dépôts, arrêts et stations, etc.), la mise en place d’une ligne de bus circulant intégralement à l’hydrogène (avec 6 bus), équipée de sa propre station de fabrication d’hydrogène. L’exploitation de cette ligne (« Bulle 6 ») débutera dès cet été 2019.

Une extension de cette dernière est déjà envisagée pour couvrir l’élargissement du territoire du syndicat mixte, et fait actuellement l’objet de discussions avec l’Ademe pour son financement.


Le 11 mai 2019 seront mis en service les bus électriques NEMO d’Amiens Métropole. Ce nouveau service s’appuiera sur un réseau de quatre lignes ce qui permettra de renforcer son attractivité par la hausse de la qualité de service. La vitesse commerciale, la fréquence de passage, la régularité, le confort ainsi que la capacité des bus seront améliorés. Pour y parvenir, de nouveaux sites propres bus sont aménagés, des arrêts de bus réaménagés ou créés et un système de régulation des feux est mis en place pour donner la priorité aux bus.

Le projet participe au développement durable du territoire en desservant les grands secteurs de densification urbaine de l’agglomération (Intercampus, Gare-La Vallée, la Citadelle, etc.). Il dessert l’ensemble des quartiers prioritaires de la politique de la ville. De plus, une approche innovante, ambitieuse et volontariste est mise en place en matière de matériel roulant, avec un système de charges électriques rapides en terminus de lignes destiné à alimenter les véhicules articulés électriques.

Le nouveau centre d’exploitation et de maintenance des 45 bus électriques, construit à Rivery, sera inauguré le 30 mars 2019.

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Nouveau bus électriques NEMO au centre d’exploitation de Rivery

(source : DREAL Hauts-de-France)

Nouveau bus électriques NEMO en test à Amiens

(source : DREAL Hauts-de-France)

Le montant total du projet s’élève à 122M€, correspondant aux aménagements de voiries, la construction du nouveau centre et l’acquisition du matériel roulant. Dans le cadre du Contrat de développement territorial de l’Amiénois, l’État a octroyé une participation de 13,1M€, dont 10,5M€ au titre de l’appel à projets « transports collectifs ».


Pour en savoir plus :

- Sur les appels à projets sur les transports collectifs, découvrez la présentation de la politique du ministère

- Sur le projet de la CUD, retrouvez la rétrospective établie par la CUD

- Sur le projet du SMTAG, suivez les parutions explicatives de l’arrivée du nouveau réseau

- Sur le projet d’AM, suivez l’avancement sur le site d’Amiens Métropole

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