Évaluation environnementale

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Avis de l’autorité environnementale, suite à la consultation de Lille Métropole Communauté Urbaine sur le projet de création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Front de Lys à Halluin, signé le 28/12/12

, par Guillaume Marais

Projet de création d’une zone d’aménagement concerté à Halluin, sur une emprise de 19 hectares. Ce projet de restructuration de la zone d’activités existante du secteur du Front de Lys s’inscrit dans le projet des 1000 hectares de foncier économique et dans la dynamique des parcs d’activités du 21ème siècle développés par Lille Métropole Communauté Urbaine. Une présentation plus précise de l’opération et des aménagements prévus, de l’état initial du site et des impacts prévisionnels dans le résumé non technique faciliterait la compréhension de ce projet de restructuration d’un parc d’activités économiques existant et la prise de connaissance des informations contenues dans l’étude. Afin de limiter l’impact de l’augmentation sensible du trafic routier, le projet prévoit l’aménagement des carrefours d’accès à la ZAC à partir de la rue de la Lys pour inciter les poids lourds à transiter par la ZAC, et l’aménagement des cheminements spécifiques visant à favoriser l’usage des modes de déplacement alternatifs à la voiture particulière. S’agissant de la mesure visant à limiter l’impact de la circulation des poids-lourds, l’Autorité environnementale recommande de préciser le principe de conception géométrique des carrefours rendant possible cette mesure. En ce qui concerne la gestion des eaux, les modalités envisagées dans le projet apparaissent compatibles avec le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Artois-Picardie. Néanmoins, s’agissant des eaux pluviales, il sera nécessaire de vérifier la compatibilité du mode de gestion envisagé (rejet vers le milieu naturel après tamponnement dans des ouvrages superficiels non imperméabilisés) avec l’état du sous-sol. Concernant le volet faune-flore, l’intérêt du site réside dans la présence d’habitats naturels et semi-naturels, dont la fonctionnalité n’est pas optimale aujourd’hui. La préservation de l’intégralité de ces habitats n’étant pas compatible avec le projet, l’Autorité environnementale recommande, pour la phase de réalisation, de recréer des espaces favorables à l’expression de la biodiversité. Enfin, au regard du risque lié à la pollution, le diagnostic initial de l’état des sols apparaît lacunaire dans le dossier. Il est donc indispensable de compléter ce diagnostic par des études sur l’ensemble des parcelles concernées afin de vérifier que l’état des sols est compatible avec les aménagements prévus et pour retenir les modalités les plus pertinentes pour la gestion des sols pollués.

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