Prévention des risques

Adaptation du réseau au gaz H

, par Laurent Chauvel

Contexte

1,3 million d’habitants et 96 sites industriels de la région sont alimentés majoritairement par du gaz de type B à bas pouvoir calorifique, importé principalement du gisement de Groningue aux Pays-Bas.

La fin de la production du gaz à bas pouvoir calorifique, et l’alimentation de la France par les Pays-Bas en gaz « B », est prévue pour 2029 en raison de l’activité sismique induite par l’exploitation du gisement. La diminution de la production de ce gisement a déjà débuté.

En conséquence, le gaz à haut pouvoir calorifique, dit gaz « H » a vocation à remplacer le gaz « B » dans la région Hauts-de-France. Afin d’assurer une utilisation en toute sécurité de l’ensemble des appareils connectés au réseau, des adaptations doivent être réalisées sur l’ensemble du réseau.
Dans le cadre de cette conversion, il est nécessaire de procéder à une adaptation des équipements gaziers de l’ensemble des consommateurs (ménages, industries, activités tertiaires…) afin d’assurer une utilisation en toute sécurité. S’agissant de sécurité d’exploitation, ces opérations sont obligatoires et doivent être réalisées par du personnel qualifié. Le refus de conversion peut mener à une cessation d’approvisionnement. En cas d’impossibilité d’adaptation des matériels existants, un mécanisme d’aide a été mis en place afin de permettre leur remplacement.

La conversion du réseau de transport

Depuis 2018, GRTgaz, l’exploitant du réseau de transport, adapte progressivement son réseau régional pour lui permettre de transporter du gaz de type H.

Réseau régional de gaz naturel avant conversion

Le réseau comprend un seul point d’entrée de gaz B (Taisnières-sur-Hon), un adaptateur gaz H - gaz B à Loon-Plage et un stockage souterrain (Storengy à Gournay-sur-Aronde).

Réseaux régionaux de gaz B et H

Différents secteurs ont été définis pour cette conversion et leur conversion selon un calendrier défini permettra d’assurer une adaptation progressive des réseaux et appareils, qui devra être effective au plus tard en 2029.

Action de la DREAL pour la conversion des canalisations de transport

Depuis 2018, chaque année, plusieurs dossiers de modifications du réseau doivent être examinés par la DREAL dans des délais optimaux. De 2018 à 2021, 10 dossiers ont ainsi été instruits (2 dossiers de demande d’autorisation avec enquête publique, 2 autres sans enquête et 6 dossiers de demande de modification (dont une modification d’arrêté ministériel)).
La DREAL est également amenée à aller inspecter certains des chantiers liés à la conversion.

Quelques exemples de chantiers :

  • Brûlage de gaz dans le cadre de l’isolement de parties du réseau
    La conversion de certains secteurs (comme la conversion de Saint-Omer les 12 et 13 octobre 2021) induit l’isolement de parties du réseau avec un mélange de gaz B et H. Afin de maîtriser le contenu du réseau (en terme de pouvoir calorifique du gaz présent), il a ici été nécessaire d’évacuer la totalité du mélange gazeux à l’aide d’un système de brûlage (type torchère). Cette opération, a fait l’objet d’une inspection, portant notamment sur le respect des mesures de sécurité définies par l’exploitant dans son analyse de risques.
  • Pose de canalisation sur le secteur de Beuvry-Bénifontaine
    La conversion du secteur de Béthune/Lens nécessite une nouvelle canalisation de transport de gaz naturel de 300 mm de diamètre et d’une longueur de 12,7 km. L’installation comprend une canalisation enterrée et deux postes de demi-coupure (à chaque extrémité).
    Le dossier de demande de construire et d’exploiter, déposé en septembre 2021, nécessite une enquête publique (prévue au printemps 2022 après la phase de consultation administrative préalable). La mise en service de cet ouvrage est envisagée pour la fin de l’année 2023 au plus tard.

Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez consulter le communiqué de presse du ministère en charge de l’environnement.

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