Enquête de circulation sur l’aire Métropolitaine de Lille : place à l’exploitation des données !

Après plus de deux ans de travail, l’Enquête de Circulation sur l’Aire Métropolitaine de Lille (ECAML) a achevé à l’automne 2025 sa dernière phase d’enquêtes de terrain.
Pilotée par la DREAL Hauts-de-France avec l’appui du CEREMA, cette opération d’envergure constitue l’une des plus vastes enquêtes de circulation jamais menées sur le territoire.
Place maintenant à l’exploitation des données collectées !

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Une enquête de circulation hors-normes pour comprendre les mobilités autour de l’aire Métropolitaine de Lille

L’ECAML (Enquête de Circulation sur l’Aire Métropolitaine de Lille) est une vaste enquête de déplacements de type "cordon", pilotée par la DREAL Hauts-de-France, et destinée à connaître les usages et les besoins en matière de mobilité routière sur l’aire Métropolitaine de Lille.

Le périmètre couvre ainsi le bassin de vie de plus de 1,6 million d’habitants, incluant notamment Lille, Lens et Béthune, en lien avec les SCoT de Lille, de l’Artois et de Lens-Liévin-Hénin-Carvin.

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Cartographie des différents sites d’enquête de l’ECAML, représentés en jaune (source : DREAL Hauts-de-France)

Une enquête stratégique pour actualiser la connaissance des déplacements

L’ECAML vise à actualiser les données de circulation routière, la précédente enquête de ce type datant de 2007. Elle complète les enquêtes ménages de type EMC² (Enquêtes Mobilité Certifiées Cerema) en apportant une vision précise des flux routiers entrants, sortants et de transit, essentiels pour comprendre le fonctionnement réel de l’aire métropolitaine lilloise et de ses grandes infrastructures routières.

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Deux exemples de postes d’enquêtes lors de l’ECAML (source : DREAL Hauts-de-France)

Des chiffres clés impressionnants

  • 4 phases d’enquêtes terrain réalisées entre 2023 et 2025 – pour recueillir des données fiables et représentatives.
  • 163 postes d’enquête répartis sur 88 sites différents – correspondant aux principaux axes de transport routier sur le territoire.
  • 55 secondes / questionnaire – c’est le temps moyen pour questionner un usager et remplir le document numérique de 12 questions ; tout a été fait pour recueillir le maximum d’informations anonymisées en un minimum de temps.
  • Plus de 160 000 usagers de la route interrogés – avec le souci de perturber la circulation le moins possible.
  • Plus de 3 millions de données collectées – portant sur le nombre de véhicules comptabilisés, l’origine et la destination du déplacement (nom de la commune), le motifs de déplacement, le type de véhicule, le nombre d’occupant ou le chargement, …
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C’est donc un dispositif maîtrisé qui a été mis en place, mobilisant sur chaque poste une quinzaine de personnes (chef de poste, enquêteurs, balisage, forces de l’ordre, CEREMA, DREAL Hauts-de-France), avec une rotation d’équipe à la demi-journée. Le tout pour minimiser la gêne pour les usagers de la route.

Vidéo illustrant le déroulé de trois postes d’enquête, filmé en juin 2025 par un drone)

Pour plus de détails sur le déroulé de l’ECAML, consultez nos précédents articles sur le sujet :

Pourquoi une enquête terrain, encore aujourd’hui, à l’heure des outils numériques ?

Malgré le développement des données numériques (GPS, données mobiles, …), aucune autre méthode ne permet aujourd’hui de collecter simultanément des informations aussi représentatives, qualitatives et complètes : motifs, occupation des véhicules, typologie précise du parc roulant ou encore caractéristiques des flux poids lourds.
Les nouvelles données dites FCD (Floating Card Data - les données GPS des véhicules) viendront en complément des analyses, mais ne remplacent pas l’enquête terrain.

Quelles sont les suites en 2026 ? À quoi serviront les résultats ?

La phase terrain est terminée, mais l’essentiel commence : le traitement et l’exploitation de ce volume exceptionnel de données. Un travail technique de long terme, indispensable pour éclairer les décisions publiques et accompagner l’évolution des mobilités autour de Lille.

Ainsi, les données de l’ECAML récoltées sont déjà en cours de traitement. Elles alimenteront de nombreux travaux en 2026 et 2027 :

  • les modèles de trafic régionaux, notamment partagés avec la Métropole Européenne de Lille,
  • les études multimodales et projets structurants (service express métropolitain, infrastructures),
  • les évaluations socio-économiques,
  • les réflexions sur l’aménagement du territoire, la logistique, le covoiturage ou encore la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
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Les différentes phases de l’ECAML (Enquête de Circulation sur l’Aire Métropolitaine de Lille)

Les premiers résultats et analyses seront progressivement partagés dans les mois et années à venir.