Diagnostic

Développement agricole

Dernier ajout : 13 septembre.

La compétitivité de l’agriculture picarde est fondée sur un contexte sol/climat très favorable aux productions végétales de masse. De ce fait, les grandes cultures occupent l’essentiel des surfaces agricoles (céréales, betteraves à sucre, oléagineux, protéagineux, cultures légumières), l’élevage herbivore (forte vocation laitière) restant toutefois dominant dans quelques territoires périphériques (Thiérache, Pays de Bray et dans une moindre mesure Vimeu).

Si la Picardie est plus connue pour ses grandes cultures, l’élevage et les espaces en herbe (STH?) constituent un secteur clef tant pour l’équilibre économique d’une bonne partie des exploitations que pour l’équilibre des territoires sur les plans économiques, sociaux et environnementaux.

Les surfaces de prairies (surfaces toujours en herbe STH) ne représentent que 11 % de la surface agricole régionale (contre 30 % en France), mais jusqu’à 46 % en zone d’élevage [1]. Elles ont régressé de -21,6 % entre 1990 et 2009 (-14 % France).

Effets du changement climatique [2]

Les activités et les productions agricoles fortement dépendantes des conditions climatiques sont sensibles aux évolutions du climat.

Les effets sont variables selon les cultures : rendements à la hausse (blé tendre, maïs grain, betterave…) ou à la baisse (orge de printemps, endives), vulnérabilité aux pénuries estivales d’eau, limitant les possibilités de recours à l’irrigation, modification des calendriers agricoles, qualité des produits (arboriculture et viticulture), amplification de l’impact des ravageurs et parasites, redistribution géographique des cultures à long terme.

Concernant l’élevage, la hausse des températures peut avoir un impact direct sur la santé animale. La hausse des températures pourrait favoriser la croissance et la productivité des prairies. Néanmoins, la production fourragère est extrêmement sensible à la sécheresse estivale.

Enfin, les cultures et les prairies sont vulnérables aux phénomènes plus fréquents d’inondation et à leurs conséquences (affectation des prairies, destruction des cultures, retard des plantations et dégradation de la structure des sols longuement submergés).

La pression foncière et les difficultés économiques (rencontrées en général par l’élevage) contribuent à l’extension de la surface des parcelles, à l’intensification des cultures et donc à la modification des techniques agricoles et au risque de disparition du bocage et des espaces ouverts prairiaux (cf. chapitre ‎"paysage et cadre de vie"), avec des effets potentiels sur le paysage, les risques, la ressource en eau, la biodiversité.

L’agriculture biologique est marginale en Picardie, avec 122 exploitations, 5 485 ha (0,4 % de la SAU?) et 112 transformateurs en 2008 [3]. Elle concerne une part significative des élevages avicoles (dans la Somme et l’Oise) avec 5 % de l’effectif national, l’élevage laitier (Pays de Bray et Thiérache), des exploitations grandes cultures sans élevage et une forte évolution du maraîchage biologique.

A partir de 2011, les exploitations agricoles peuvent être reconnues par une "certification environnementale de l’exploitation” (niveau 2), voire une "certification de haute valeur environnementale" (niveau 3) - le niveau 1 correspondant aux exploitations répondant aux normes et bonnes pratiques de la PAC.

[1DRDR, 2010

[2SRCAE

[3Agence Bio (2010)

  • Surface (ha) des terres agricoles

    Source : statistique agricole annuelle, Ministère chargé de l’Agriculture (SSP)
    Producteur : SOeS - Données essentielles de l’environnement

  • Part des surfaces bio en Picardie

    SAUe : surface agricole utile des exploitations
    Source : observatoire national de l’agriculture biologique - Agence bio (agence de promotion et de développement de l’agriculture biologique)
    Producteur : SOeS - Données essentielles de l’environnement