Découvrir la Stratégie nationale biodiversité 2030

Pourquoi une Stratégie nationale biodiversité (SNB) ?

Annoncée le lundi 27 novembre 2023, la SNB 2030 est une réponse collective pour faire face à l’urgence écologique et lutter conte l’érosion de la biodiversité en France. À l’origine de la SNB, se trouve la Convention sur la diversité biologique (CDB), signée au Sommet de la Terre en 1992, première convention mondiale ratifiée par 193 pays dont la France, qui reconnaît la conservation de la biodiversité comme une « préoccupation commune à l’humanité ». La 15ᵉ réunion de la Conférence des Parties (COP15) à Montréal en 2022 est l’occasion de renforcer le cadre mondial afin de « faire cesser et d’inverser » la perte de la biodiversité.

La communauté scientifique internationale alerte depuis de nombreuses années sur le déclin de la biodiversité évoquant une sixième extinction de masse. Cette érosion de la biodiversité se caractérise par un rythme dramatiquement élevé par rapport au rythme naturel d’extinction des espèces et des causes essentiellement anthropiques, c’est à dire liées aux activités humaines. Des engagements forts ont également été pris par le France en lien avec l’Union européen pour :

  • restaurer 30 % des écosystèmes terrestres et maritimes dégradés d’ici à 2030 :
  • protéger 30 % du territoire national, terrestre et marin, dont 10% en protection forte ;
  • réduire de moitié l’établissement des espèces exotiques envahissantes ;
  • stopper l’extinction des espèces due aux activités anthropiques d’ici 2050.

Avec plus de 200 000 espèces recensées sur le territoire national, soit 10 % des espèces connues de la planète, la France a une responsabilité dans la protection de ce patrimoine naturel exceptionnel.

Le rythme de disparition est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction

Territorialiser les objectifs de la SNB en Hauts-de-France pour l’État

La territorialisation de la SNB est lancée en 2024 sur l’ensemble des régions françaises et se traduit, dans un premier temps, par la construction d’une feuille de route par et pour les services déconcentrés et opérateurs de l’État en faveur de la biodiversité.

Les administrations régionales d’État (DREAL, DDT-M, Agences de l’eau, CEREMA, DRAAF, DIRM, DRAJES, ONF, OFB, ADEME, SGAR, ARS, DIR Nord, Conservatoire du Littoral, VNF, GPMD), après avoir identifié les actions et priorités de la feuille de route, en assurent le pilotage et le suivi.

Cette étape essentielle contribue à l’atteinte des objectifs nationaux en fixant des trajectoires locales prenant en compte les spécificités du territoire. La territorialisation permet la mise en cohérence des politiques publiques à l’échelle régionale et une mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux contribuant à leur mise en œuvre.

L’atteinte des objectifs fixés pour les Hauts-de-France, ne saurait se concrétiser sans le maillage d’acteurs locaux et le travail de terrain réalisé par les bénévoles et professionnels. Les collectivités territoriales et EPCI, l’Agence régionale de la biodiversité, les associations, organismes socio-professionnels ou économiques, acteurs de la connaissance et de la recherche ou de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, intégrant des missions en faveur de la biodiversité, sont des acteurs indispensables et participent sur le territoire à la préservation ou restauration de la biodiversité.

La feuille de route de l’État en faveur de la biodiversité dans les Hauts-de-France s’articule autour de quatre axes :

1. Réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité
2. Préserver et restaurer la biodiversité partout où c’est possible
3. Mobiliser les acteurs 
4. Garantir les moyens d’atteindre ces ambitions et la transversalité des politiques publiques

Pour chaque axe, correspondent des mesures, elles-mêmes composées de plusieurs actions rigoureusement détaillées dans la feuille de route.

Télécharger la Feuille de route