La préservation de l’environnement n’est pas incompatible avec la mise en oeuvre d’un projet routier, et ce pour plusieurs raisons.
Premièrement, la mise aux normes environnementales de l’assainissement de la RN2 permettra de mieux gérer les écoulements (eaux de pluie, polluants) venant de la RN2 et donc d’empêcher ces derniers de se déverser directement sur le bord de la route sans traitement préalable. Dans le cadre de la mises aux normes environnementales, des bassins de retenue et de traitement des eaux de la plate-forme routière sont aménagés, pour préserver la qualité des eaux souterraines.
Ensuite, l’aménagement et l’amélioration de ses conditions de circulation permettent de développer d’autres modes de transports sur la route : services de transports collectifs (car, bus, avec parfois des voies réservées pour ces modes), aménagement d’aires de covoiturages, création d’aménagements réservés au modes actifs (vélo, marche à pied, etc.), mise en place de bornes de recharges pour véhicules électriques ou GNV, etc.
De plus, le projet sera tenu de prendre en compte les aspects environnementaux dans sa conception et sa réalisation. En effet, les études préalables auront dans un premier temps pour vocation, d’éviter au maximum les zones sensibles et de réduire au maximum les impacts du projet sur l’environnement. Les impacts restant sur l’environnement devront alors être compensés si ils ne peuvent ni être évités ni être réduits. La mise en oeuvre d’un projet routier peut ainsi permettre de rétablir des continuités écologiques.