Sols

Dernier ajout : 30 août.

Le sol, socle de notre environnement aux nombreuses fonctionnalités

L’état des lieux de l’environnement en région Hauts-de-France commence par ce chapitre sur le sol et le sous-sol, sur lesquels l’homme agit significativement depuis le 19ème siècle. Les interactions avec l’eau, le climat, la biodiversité et les paysages sont nombreuses.

Sols et sous-sols composent le socle de notre environnement et constituent le support de nombreuses fonctions majeures illustrées dans le schéma.

Les roches de notre sous-sol et leurs mouvements (on parle de « tectonique »), conjugués à l’action du climat ancien et actuel, ont modelé le relief des Hauts-de-France. La nature de la roche mère et le climat induisent également la nature des sols et leurs propriétés.

Depuis le comblement naturel progressif et l’assèchement artificiel du delta de l’Aa, la surface régionale est stable. L’homme utilise très largement cet espace, essentiellement agricole en raison de la qualité des sols et des faibles pentes.

Les qualités agronomiques remarquables des sols de la région représentent un patrimoine majeur d’autant que le sol est un milieu vivant et fragile. La vie qu’il contient et son rôle dans l’écosystème terrestre sont encore mal appréhendés, invitant à une utilisation raisonnée.

Cependant, l’urbanisation croissante entraîne une perte de la surface agricole. Au nord, le passé industriel lié à l’extraction minière a profondément marqué la région, notamment en entraînant une extension urbaine qui croit encore aujourd’hui. Une dynamique d’urbanisation plus récente est aussi en place dans le sud de la région, due notamment à l’étalement urbain autour de la métropole parisienne. Par ailleurs, la région est confrontée à une dynamique d’érosion qui contribue également à la réduction de la surface agricole utile.

Formation, composition et propriétés des sols

Le sol est le résultat de l’altération superficielle et lente (sur plusieurs centaines ou milliers d’années) de la roche « mère » sous l’action du climat, mais aussi des organismes vivants.
Cette évolution des sols se poursuit, comme l’illustre l’érosion des sols provoquée par le vent ou les précipitations, aux conséquences parfois fortes (coulées de boues).
Compte tenu de la durée nécessaire à la formation d’un sol, toute destruction est souvent irréversible à l’échelle de quelques décennies. Connaître les sols permet de mieux les protéger, de les utiliser durablement en conservant toutes leurs fonctionnalités.

Il existe de nombreux types de sols qui sont décrits selon :

  • La taille et la nature des éléments qui les composent (argiles, limons, sables…) ;
  • L’agencement de ces éléments ;
  • La teneur en eau, l’acidité ;
  • La vie présente (mammifères, vers de terre, insectes, champignons, bactéries…).

La nature du sol influence la flore et l’agriculture. Par exemple, certaines espèces tolèrent le calcaire, d’autres non. La connaissance des sols permet donc de comprendre la biodiversité régionale et de choisir les cultures les plus adaptées dans les champs.

Les caractéristiques du sol et du sous-sol déterminent leur aptitude à laisser l’eau s’infiltrer, leur capacité à l’emmagasiner puis à la restituer. Dans les Hauts-de-France, la gestion de l’eau dans les mines et aujourd’hui dans les carrières illustre le lien étroit entre l’eau et les roches souterraines qui abritent de grandes masses d’eau. Connaître les caractéristiques pédologiques et géologiques permet donc d’améliorer la gestion de l’eau.