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LES TERRILS EN COMBUSTION
Les terrils en combustion contiennent de 15 à 35 % de matériaux combustibles et d’autres matières oxydables. De nombreux terrils de la région ont été le siège de combustion lors ou après leur constitution. Aujourd’hui seize terrils sont partiellement ou totalement en combustion dans le bassin minier. Cette combustion se propage lentement de la surface vers la profondeur du terril et se traduit par l’émission de gaz toxiques et des températures de combustion importantes (pouvant être comprises entre 700 et 1 000°C) pouvant entrainer la chute des arbres ou des tassements pouvant entraîner des éboulements plus ou moins importants.
Les risques liés à la combustion d’un terril sont des risques de brûlures importantes pour les promeneurs, des risques d’intoxication au débouché immédiat des crevasses lors d’expositions prolongées ou l’ensevelissement sous des éboulements avec ou sans produits chauds (cas de la catastrophe meurtrière de Calonne-Ricouart du 26 août 1975). Chacun de ces risques a déjà fait des victimes dans la région, aussi les zones en combustion ont-elles été ceinturées par une clôture. Une surveillance visuelle et aérienne de l’évolution de cette combustion est réalisée pour les terrils dont la surveillance relève de la responsabilité de l’Etat.
LE GRISOU
Tant que les anciens travaux du fond ne seront pas ennoyés, le grisou contenu dans les veines de charbon non exploitées va se répandre dans les anciennes galeries minières. La durée très longue de l’ennoyage des anciens travaux miniers confère au risque d’émission de grisou en surface une acuité toute particulière dans le bassin minier à l’urbanisation très dense.
Les études menées par et à la demande de Charbonnages de France ont permis d’appréhender l’aléa d’émission de grisou en surface par les terrains ou par les anciens puits miniers. Les zones de susceptibilité forte et moyenne ont été identifiées. En fonction de l’évaluation du risque en surface, un dispositif passif de prévention et de surveillance a été mis en place sans tenir compte de l’influence du captage de grisou réalisé par la société Gazonor qui, titulaire de deux titres miniers d’hydrocarbures gazeux, qui exploite le gisement de grisou disponible. Ce traitement passif, installé sur l’ensemble des réservoirs de gaz du bassin minier, permet une évacuation libre et naturelle du gaz au moyen de sondages de décompression (ils sont au nombre de 73) en fonction de la surpression du réservoir de gaz par rapport à la pression barométrique, ou au moyen d’évents de décompression au niveau des puits situés en partie ou entièrement sous des constructions. Ce dispositif assure un niveau de sécurité satisfaisant. Il est dès à présent opérationnel dans les zones non concernées par les captages de grisou de la société Gazonor, les sondages implantés dans les zones sous influence des captages étant pour l’instant maintenus fermés car le gisement de gaz de mine est en dépression. Ce dispositif a été transféré à l’Etat par Charbonnages de France.