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Des stocks exploités de manière durable ?
La forte hausse des captures depuis les années 1970 a entraîné une diminution importante des stocks mondiaux de poissons. Suite à la Politique Commune de la Pêche (PCP) en 1983, l’état des stocks de poissons dans les eaux Manche-Atlantique s’est amélioré depuis 2009. Ainsi en 2013, 29 % d’entre eux sont considérés comme exploités à l’intérieur des limites biologiques de sécurité (églefin et plie en mer du Nord) et 21 % sont toujours considérés comme étant en dehors de ces limites biologiques (morue, sole en Manche est et Mer du Nord, plie en Manche est). La situation reste cependant inconnue pour la moitié des stocks.
Par ailleurs, la plupart des stocks font l’objet d’une exploitation par plusieurs pays, les flottilles françaises ne peuvent être tenues seules responsables de l’état de ces ressources.
Le rendement maximal durable (RMD) a été défini comme un objectif à atteindre au plus tard en 2020 dans le cadre de la 3ème réforme de la PCP. Le RMD est la plus grande quantité de biomasse que l’on peut en moyenne extraire d’un stock dans les conditions environnementales existantes sans altérer le recrutement (arrivée de jeunes poissons sur les lieux de pêche, après le processus de reproduction de la population). L’autre objectif nouveau de la PCP est la réduction progressive des rejets de poissons en évitant et en réduisant autant que possible les captures indésirées et en introduisant une obligation de débarquement pour les espèces réglementées.