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Des pressions multiples sur le territoire
- Régression surfacique des milieux : l’artificialisation irréversible est une cause essentielle de l’érosion de la biodiversité notamment sur le littoral. Due essentiellement aux logements, bureaux et activités, elle se fait aux dépends des espaces agricoles, notamment des prairies qui participent au fonctionnement des écosystèmes. Les surfaces toujours en herbe (STH) ont diminué de 23 % en 20 ans (1989-2010) quand la surface agricole utile a régressé de 7 %.
- Fragmentation des espaces : la région est fragmentée en plus de 85 000 espaces et seuls 3 espaces semi-naturels ayant une superficie supérieure à 50 km2 d’un seul tenant sont recensés 1. La fragmentation des milieux et espaces agricoles accompagne l’artificialisation, isolant davantage encore les « cœurs de nature » et les populations d’espèces, ce qui réduit leur aire vitale, parfois sous le seuil de survie. Elle diminue également le brassage génétique nécessaire à l’adaptation et à la survie des espèces.
- Pollution et fragilisation des milieux originaux, d’où la disparition ou raréfaction de certaines espèces : traitements phytosanitaires, pertes sur les réseaux d’assainissement, drainage, pollutions accidentelles, déchets, surfréquentation, changement climatique…
- Prélèvements d’animaux ou de plantes : cet aspect est globalement assez mal connu. Concernant le milieu marin, on estime que 21 % des stocks halieutiques sont surexploités dans la sous région Manche mer du Nord (morue, plie, sole et maquereau).
- Introduction d’espèces exotiques envahissantes : ces espèces perturbent les écosystèmes et entrent en concurrence avec les espèces autochtones. 44 espèces exotiques envahissantes animales sont présentes en région et 29 végétales. Elles proviennent essentiellement du transport maritime, de l’aquaculture, des ménages et du commerce (plantes, animaux).
1. SRCE