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Effets sur la santé

En 1999, une enquête de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) a montré qu’un utilisateur de produits phytopharmaceutiques sur 5 a ressenti des troubles (irritations de la peau, problèmes respiratoires, vomissements, maux de tête…) au moins une fois dans l’année écoulée. Les troubles observés concernent principalement les muqueuses et la peau (40 % des cas étudiés), le système digestif (34 % des cas), le système respiratoire (20 %), puis le reste de l’organisme (24 %).

D’une façon générale, il ressort que l’évaluation des risques de cancers associés à l’exposition de pesticides manque de données toxicologiques et épidémiologiques. Mais en juin 2013, l’Inserm conclut à de « fortes présomptions » concernant l’association entre l’exposition professionnelle aux pesticides et le risque de survenue du lymphome non hodgkinien, du myélome multiple et du cancer de la prostate chez l’adulte.

Plusieurs pesticides, anciens ou d’usages actuels, sont considérés comme des perturbateurs endocriniens tels que : le DDT, la chlordecone, la dieldrine ou l’endosulfan. Tout comme d’autres molécules, ces substances sont soupçonnées d’induire des atteintes à la fonction de reproduction, des malformations de l’appareil génital masculin ou des modifications du comportement sexuel. Néanmoins, à l’exception notable de la chlordecone dont les effets néfastes sur la fertilité masculine ont été démontrés, les données épidémiologiques actuelles demeurent insuffisantes pour confirmer les mécanismes de perturbations endocriniennes des pesticides dans la survenue d’atteintes de la reproduction humaine.

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