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Les pressions subies peuvent être significatives ou plus limitées selon les unités paysagères. Globalement, on peut distinguer trois types de pressions sur les paysages :
- La dégradation : processus par lequel les qualités intrinsèques d’un paysage diminuent sous l’effet de pressions humaines ou naturelles ;
- La banalisation des paysages : perte pour un paysage de tout caractère distinctif en raison de l’effacement de ses caractères particuliers ;
- La déstructuration des paysages : disparition des structures paysagères composant et organisant un paysage particulier (ex. disparition du réseau de haies dans un paysage bocager).
En région, on peut retenir les pressions suivantes :
- Perte d’identité urbanistique et paysagère en lien avec l’effet cumulé des pratiques individuelles et/ou en l’absence de règlement d’urbanisme adapté ;
- Changement de système de production agricole impliquant parfois une diminution du pâturage et de l’élevage, la déstructuration du réseau de haies, la délocalisation des bâtiments agricoles isolés dans le paysage ;
- Consommation d’espaces par l’urbanisation (logements, équipements, commerces, services, industrie…). Fermeture des horizons visuels et des coupures d’urbanisation ;
- Dispersion d’équipements et d’infrastructures avec parfois une mauvaise intégration globale au paysage (quand plusieurs projets sont réalisés sans mise en cohérence paysagère d’ensemble) : lignes électriques, antennes-relais, éoliennes, friches commerciales, paysages commerciaux en entrée de ville, infrastructures de transport et leurs aménagements connexes, infrastructures énergétiques ;
- Affichage publicitaire non maîtrisé ;
- Développement d’habitations en particulier sur le littoral ou par zones uniformisées ;
- Fréquentation importante de certains sites touristiques (résidences secondaires, campings, habitations légères de loisirs, etc.).