Zoom1

1. Pollution :

  • Enrichissement excessif en nutriments / matières organiques : les apports de la Seine représentent environ 50 % des flux. Pour le bassin Artois-Picardie, les rejets en azote débouchant aux estuaires seraient dus à 77 % à l’agriculture 1.
  • Des rejets accidentels ou illicites peuvent être sources de pollution (transports et travaux maritimes)
  • Les déchets sont conséquents et en quantité significativement supérieure au reste de la zone OSPAR et e.n augmentation significative entre 2001 et 2006. La forte activité de pêche en Manche mer du Nord génère la production croissante de déchets, plastiques et objets liés à la pêche. L’aquaculture participe également de façon significative. Le fort trafic maritime et les activités portuaires sont des sources importantes de macro-déchets, notamment au niveau des rails de navigation et des zones d’activité portuaire.
    Enfin, les quantités de déchets augmentent en fonction du degré d’urbanisation.

2. Pressions physiques par :

  • Étouffement, colmatage, abrasion des habitats naturels ;
  • Modification de la turbidité de l’eau et des sédiments.
    Pêche professionnelle aux arts traînants, dragages effectués au droit des chenaux de navigation et des ports et étouffement par immersion de matériaux de dragage dans les zones de clapage constituent les principales sources de pressions.

3. Perturbations sonores sous-marines
1/5ème du trafic maritime mondial circule au large du Nord Pas-de-Calais ce qui implique des niveaux de bruit ambiant élevés. La sous région marine Manche mer du Nord peut-être considérée comme une zone à risque pour la faune aquatique de ce point de vue.

4. Prélèvement d’espèces
En 2013, au moins 21 % des stocks halieutiques (stocks de morue, sole, plie et maquereau) sont considérés comme surexploités dans la sous région marine Manche mer du Nord 2.

5. Introduction d’espèces.
Dans la sous-région marine Manche mer du Nord, 29 % des introduction-disséminations d’espèces non-indigènes semblent résulter des activités de cultures marines.
Sur les 141 espèces non indigènes référencées, 21 % semblent résulter des activités maritimes (eaux de ballast et biosalissures). Le transport maritime constitue une source majoritaire d’introduction d’espèces non indigènes.

Notes et références

1AEAP

2IFREMER

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