Pressions
Outre les phénomènes naturels (par exemple, l’émission naturelle de méthane), la pollution de l’air résulte principalement de l’activité anthropique :
1. Les transports routiers et aériens sont les plus grands contributeurs des gaz précurseurs de l’ozone. En cause, les politiques d’aménagements du territoire et le "tout voiture" :
- une prédominance des déplacements individuels (70 %), avec un accroissement des distances parcourues dans les trajets « domicile-travail », « domicile-école »,
- un transport routier à 65 % environ pour la mobilité des personnes et le transport de marchandises,
- une urbanisation « opportuniste », sans réelle correspondance avec une offre organisée de transports en commun.
2. Au regard des seuils réglementaires en vigueur, la contribution de l’industrie et du chauffage à la pollution au dioxyde de soufre a fortement diminué, et les rejets en oxydes d’azote restent stables.
3. La pollution de l’air intérieur peut avoir plusieurs origines :
- l’aménagement intérieur et les activités humaines : tabac, bricolage, ménage, cuisine, feu de bois, produits cosmétiques, phytosanitaires, antiparasitaires,
- l’environnement extérieur : air, sol,
- le bâtiment et son équipement : revêtements, isolants, chaudières
- les allergènes domestiques : moisissures, acariens, animaux domestiques.