Pressions
Le développement de la péri-urbanisation avec l’étalement urbain et les infrastructures de transport tend à exercer une pression importante sur tous les paysages picards, conduisant à une régression des espaces agricoles et une banalisation par la perte des éléments identitaires.
La régression du bocage est prégnante dans tous les secteurs, même dans les secteurs sur les plateaux et terrasses où il est peu présent, avec l’arrachage de haies, augmentation de la taille des parcelles pâturées, voire la régression des herbages même notamment par l’urbanisation par extension des villages. Les milieux ouverts des coteaux se ferment par abandon du pastoralisme.
Les fonds de vallée ont été marqués par l’installation progressive de peupleraies depuis l’après-guerre jusque dans les années 90 (fermeture des paysages, disparition de zones humides).
Si sa principale fonction est la production de bois, la forêt picarde répond également à des fonctions sociales (accueil du public, chasse…) et écologiques. Le grand corridor forestier de l’Oise est de plus en plus morcelé par l’urbanisation, les infrastructures et les autres activités humaines.