Paysages de ville

Siracourt
Siracourt
Siracourt

Siracourt

Choisie par les Allemands
pour y construire un
bunker de 212 mètres de
long, contenant plus de
500 « V1 », ce petit village
connaît une destruction
totale par les Alliés.
Sa reconstruction donne
lieu à une conception
très originale, tant sur
le plan de l’organisation
urbaine, que sur celui de
l’architecture produite …

<sjcycle5489|docs=6163,6166,6164,6165|legende=1> Trois bourgs répartis en triangle, marquent le territoire urbain du Grand paysage du Ternois. Au Nord, Saint-Pol-sur-Ternoise assure le lien avec Arras et le bassin minier. Longtemps traversée par la route nationale n°39, axe majeur de transit Est-Ouest du département du Pas-de-Calais, Saint-Pol « souffle » quelque peu depuis la réalisation du contournement Sud. Blotti au creux de la vallée de la Ternoise aux versants assez marqués, le tissu urbain s’étire d’abord parallèlement à la rivière et à la voie ferrée qui emprunte le même corridor. Bloquée par un relief plus marqué au Nord et au Sud-Est, la ville se développe vers le Sud-Ouest, en direction de Frévent. Très lourdement bombardée entre 1943 et 1944 en raison de la proximité des bases de lancement des V1, Saint-Pol mixte assez avantageusement le patrimoine ancien et celui de la reconstruction. L’ensemble bâti, situé derrière l’hôtel de ville, associant le clocher récent, une galerie couverte et des bâtiments plus anciens, illustre parfaitement l’histoire patrimoniale de la ville. Comme souvent, les fabriques et les petits bâtiments d’activités insérés dans le tissu ou implantés le long de la Ternoise quittent le centre ville. Ils rejoignent l’entrée Nord de la ville, et les franges du contournement pour offrir une première perception de la ville, plus banale que la richesse du centre ancien reconstruit. Enfin, en quittant Saint-Pol, vers l’Ouest en direction d’Hesdin, le vrombissement des moteurs rappelle que la ville est également connue pour son circuit auto et moto.
| © DREAL 2008
| © DREAL 2008

L’architecture Vernaculaire

Granges et dépendances
agricoles tissent des liens
privilégiés avec le territoire
ou plutôt le « terroir »
local !
travers ces
constructions, c’est l’argile
du sous-sol et le chêne
des forêts voisines qui
ressurgissent…
L’identité locale transpire
fortement à travers ces
constructions modestes, et
aujourd’hui terriblement
« fragiles ».

Petite cité de moins de 3 000 habitants, Hesdin offre une
grande richesse architecturale et urbaine. Fondée en 1554
au confluent de la Canche et de la Ternoise, la nouvelle
ville d’Hesdin se substitue à la place forte de Vieil-Hesdin,
perdue et rasée par Charles Quint lors des affrontements
entre les Français et les Espagnols. Ville fortifiée, revisitée
par Vauban, Hesdin garde une fonction militaire jusqu’à la
fin du XXème siècle. Traversée par la Canche, cette petite
cité patrimoniale compose avec l’eau et la valorise au gré
des petits ouvrages de franchissement. Après avoir investi
les terres du fond de vallée encore exploitables, la ville
« rogne » les premiers versants ce qui est parfois beaucoup
plus pénalisant en terme de perceptions …

En lisière Sud du Grand paysage, la petite ville de Frévent
organise sa structure urbaine le long de la Canche,
ignorant totalement l’axe routier Nord-Sud, qui relie Saint-
Pol à Doullens. partir du noyau urbain central, situé au
carrefour de la Canche avec les trois voies ancestrales,
la ville fonde son développement urbain sur une série de
parallèles à la Canche. Plus à l’Est, le château de Cercamp,
reconstruit sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne
offre un vaste parc, jouant avec les méandres de la rivière.
Particulièrement contraint par un relief prenant parfois les
allures de « falaises », le développement très modeste de
la ville perpétue son mouvement vers l’Ouest. Seule une
maison de retraite au Nord et une zone d’activités au Sud
ignorent cette composante de l’histoire urbaine …

Très largement dominé par les vallées majeures (Ternoise
et Canche), et par leurs nombreux affluents, ce territoire
présente une densité de villages assez importante, tous
très largement marqués par la linéarité du cours d’eau.
Plus au coeur du Ternois, après avoir franchi les versants
parfois très pentus des vallées, le relief se fait plus doux et
autorise une ponctuation de villages parsemés, mais plus
concentrés. Tous encore dominés par l’habitat ancien, ces
très petits villages profitent de la forte présence des vergers
pour limiter l’impact des rares constructions récentes …

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