Paysages de campagne
Les éléments unitaires constitutifs du bocage
- La haie basse taillée
dont la composition
voit souvent dominer
l’aubépine, mais qui inclut
également de nombreuses
autres espèces arbustives,
- Les arbres taillés en
têtards ou l’on rencontre
des charmes (dominants)
et des saules,
- Des frênes ou les
chênes élagués marquent
parfois l’entrée des
parcelles,
- L’intérieur des parcelles
est en herbe, avec ici et
là des vergers de haute
tige essentiellement de
pommiers.
Pays de Forêts
Les Fagnes sont un pays
de forêt et de pierre. Le
Sud est marqué par le
site de Fourmies et la
grande forêt de Trélon.
Le Nord offre le très
beau site de Solre et des
massifs plus décousus,
troués de carrières.
Partout des étangs
illuminent l’ombre des
bois.
D’Ouest en Est, l’imbrication est moins forte, les transitions
étant un peu plus nettes. Après les voutes majestueuses de
Mormal, le bocage de la plaine de la Sambre étonne par la
platitude des sols et l’argent des saules. Très rapidement,
l’oeil exercé voit le changement chromatique : les saules
cèdent la place aux charmes. Le bocage qui s’étend entre
les deux Helpe est sans doute « le bocage Avesnois », tant
il en concentre les caractéristiques. Mais, alors quand donc
précisement les bois se font plus nombreux ? Et les haies
moins touffues ?
Indubitablement, le bocage est un puissant unificateur.
Mais, il serait dommage de ne pas découvrir la diversité
qui lui est sous-jacente. Il est possible de distinguer quatre
variantes, quatre « modes » du paysage de bocage en
Avesnois.
Le « bocage de plateau », qui se concentre sur les terres
les moins rudes pour constituer un paysage « mixte » ou
l’élevage côtoie les grandes cultures.
Le « bocage de collines » qui se déploie sur des côteaux,
les vallées et autour des villages pour constituer l’archétype
du paysage bucolique. Le relief est essentiel aux
perceptions dans ce bocage : il permet en effet d’échapper
au cadre étroit des haies pour offrir de larges respirations
en bélvédère au dessus de centaines de kilomètres de
haies…
Le bocage des « plaines humides », marqué par le vif
argent du revers des feuilles de saules et par sa planéité
absolue, privant le promeneur de tout ouverture sur
l’horizon.
Et enfin le « bocage forestier », entrecoupé de bois ou de
forêts plus ou moins vastes, mais ou paradoxalement la
maille bocagère se fait plus ample, plus propice aux vues
lointaines, bornées cependant par quelque sylve.